30.08.24
- Vincent Francey

La chanson force le trait, elle cherche à dire un sentiment vague mais elle révèle une faille. Ma solitude, l’été, est plus profonde que le reste de l’année. Pourtant, quand j’écris à ce propos, c’est un tu qui s’impose, comme pour mettre à distance ce qui pourtant tient de l’expérience personnelle. Les familles, l’été, exhibent leur bonheur. Certes, si on creuse un peu, ce bonheur n’est souvent qu’une illusion, mais le solitaire ne peut même pas se bercer de cette illusion. Que faire ? L’écrire, cette solitude, la chanter tout seul dans sa chambre puis la révéler au monde tant que le monde ne s’est pas trop éloigné. Le matin, je me prends un café, je bouquine, je piscine, je m’ennuie moins que je le prétends et midi arrive vite. C’est que ma solitude n’est pas totale. Comment terminer une telle chanson ? Il serait tentant de me donner un peu d’espoir mais l’espoir ça déçoit. Les vacances sont bientôt terminées. L’été se meurt. La rentrée sonne le glas de la solitude. En apparence. Le vide ne se remplit jamais tout à fait. Les gens racontent leurs vacances. Tu (je) comprends que leur vie ne sera jamais la tienne (la mienne) et tu as (j’ai) trouvé un titre pour la chanson suivante : solitude d’automne.
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A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.
Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.
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