3.06.24
- Vincent Francey

Je m’apprête à photoshoper quelque image de moi-même sur fond de livres et à ajouter quelques mots pour décrire ce que je raconterai si on a l’amabilité de cliquer. Je rogne la photo d’un moment de la vidéo où ma tête n’est pas trop moche et où la couverture du bouquin dont je parle est lisible, puis j’ajoute le titre, duplique le calque (le langage des ordinateur est étrange : alors que je passe ma vie, ou presque, à dupliquer des calques, je n’en ai aucune idée de ce que la machine peut bien entendre par de tels termes) et change la couleur du premier texte, noir sous blanc, afin de créer un contraste qui rendra déchiffrable ma vignette (et pourquoi ça s’appelle une vignette et pas par exemple une couverture, voilà encore un mystère des mots du virtuel qui ont tendance, si on ne les surveille pas à devenir virtuels eux-mêmes en même temps que je deviens virtuel moi aussi dans la vignette où je me duplique sur fond de livres, me trouvant à la fois devant et dedans cet ordinateur, le même qui se trouve, pendant que j’écris, sur la photo non photoshopée ci-contre et devant mes yeux que je vois vaguement se refléter dans l’écran où naissent par à-coups, sortis du virtuel, mes mots).
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A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.
Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.
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