7.07.24
- Vincent Francey

La qualité de mes accords laisse à désirer. Ce n’est pourtant pas le désir qui manque. Ni la théorie : majeur, mineur, septième, ça va, je pige, mais il s’agit de passer à la pratique. Et là, ça se complique. A, je m’en sors. D, ça commence à sonner. E, il faut passer rapidement de la position précédente à celle-ci mais ça peut aller. Il faut simplement répéter, répéter et répéter encore. Le problème, c’est qu’il ne s’agit que de la première page et qu’après ça se corse. Ça s’appelle La guitare pour les nuls et en effet je me sens nul, du moins en pratique. J’avais acheté aussi La cuisine pour les nuls. C’était pire. Même la théorie, je n’y comprenais rien. Il fallait, était-il écrit, faire revenir les oignons. Je n’avais pas vu qu’ils étaient partis, tout occupé que j’étais à pleurer, après les avoir hachés, sur mon incompétence culinaire, incapable que j’étais de comprendre un bouquin adressé aux nuls, ce qui me classait dans la catégorie en-dessous de nul, c’est-à-dire en-dessous de zéro. À part la cuisine et la guitare, je ne possède aucun livre pour les nuls. On ne peut pas être nul dans tous les domaines. La nullité est un art qui se cultive mais il faut savoir se concentrer sur ce pour quoi on est vraiment à chier.
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A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.
Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.
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