7.09.24
- Vincent Francey

Tout est prêt. J’ai gonflé les pneus. J’ai ajusté la selle. J’ai rempli la gourde au bassin, enfilé des gants et porte sur la tête un magnifique casque rouge. Il ne me reste plus qu’à monter sur la bécane et à pédaler. Mais il faut d’abord que je détermine où je vais puis que je me lance. Direction les Arbognes, tout droit vers la forêt, commencer par un peu de descente puis quelques montées pas trop rudes pour me mettre en jambe. Je traverse les trois ponts, continue jusqu’à ce que se dressent devant moi ces trois virages qui constituent la principale difficulté du parcours, à moins que je ne me décide à affronter les racines de la fin, que bien souvent j’évite, me trouvant toujours une bonne excuse pour rentrer le plus vite possible à la maison, même si la partie derrière Grandsivaz, bien que dépourvue de côtes, s’avère à la fois technique et humide, nécessitant si on ne prend pas assez son élan de poser pied à terre et de pousser le vélo dans la boue, avant de remonter vers la Praz et de foncer sur la route en évitant de se ramasser dans les yeux les giclées de bourbier qui jaïssent. Mais voilà déjà la dernière descente : il ne faut pas oublier de freiner, sinon on finit dans la grange.
Comments and Responses
A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.
Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.
Be the First to Comment