Barbey d’Aurevilly, Les Diaboliques
Et Cunégonde, pour sûr qu’elle en avait, des hanches. L’assistance masculine ne s’y trompa pas et le faisceau des regards convergea à la vitesse de la lumière sur cette cambrure affolante et sur le corselet rigide que tous déjà avait délacé dans leurs pensées soudain interrompues par cette angélique apparition.
La gent féminine ne s’y trompa pas non plus : les foudres de trente jalousies simultanées donnèrent en un instant à l’intérieur ordinaire et cossu où la comtesse de Fricheville tenait salon des airs d’apocalypse. On harponna des chemises transpirantes et on tordit des cous trop peu courtois. On serra des mains moites contre des poitrines déjà oubliées et on rappela aux infidèles leurs devoirs conjugaux.
Les yeux tristes revinrent au bercail, les cous se redressèrent et les chemises séchèrent.
Trente couples en un instant se brisèrent.
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A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.
Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.
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