Sentier gris — promeneur et chien
- Vincent Francey

Il a fallu beaucoup marcher. Le matin, il fait trop froid. Les gens ne sortent pas. Quelques vieilles dames marchent avec des bâtons, pas avec des chiens. Vers midi, les gens mangent. Je croise monsieur O. avec son chien mais ce sol gris, c’est un trottoir, pas un sentier. L’après-midi, le long de l’Arbogne, j’entends des chiens aboyer au loin mais je ne vois pas passer que des humains. Vers dix-sept ou dix-huit heures, dernière tentative : retour à ce joli sentier bien gris derrière la déchetterie. Voilà enfin un chien. Le promeneur est au féminin pluriel mais on s’en contentera.
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A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.
Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.
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