19.12.24
- Vincent Francey

Le monde que l’accusé et ses camarades de djihad ont rêvé de construire n’est pas celui que de mon côté je m’efforce à inventer. C’est un monde de mort que ce monde dont ils rêvent et ce n’est pas un monde qu’on construit. C’est un monde où l’on ne fait que détruire. Mon monde rêvé à moi ? Personne ne tue personne, commençons déjà par ça, puis personne n’impose sa religion à personne, ce serait pas mal. Et encore ? Je ne sais pas, un monde nouveau qui s’inventerait au fur et à mesure, un monde qui me surprendrait à chaque instant, un monde sans vérité établie une fois et une foi pour toutes, un monde où je me lèverais chaque matin en me demandant quelle dinguerie m’arriverait dans la journée, mais attention, les dingueries seraient douces, gentilles, rigolotes. Peter Cherif ne ferait pas partie de ce monde. Il ne le supporterait pas. Ce serait un monde Charlie mais Charlie pépère, Charlie des bouquins dessinés où il faut le trouver au milieu des rayures, Charlie sans l’attentat, Charlie un peu déprimé parce que pour dénicher du bête et du méchant, dans ce monde-là, ce serait comme dénicher des champignons dans un parking souterrain derrière les pots d’échappement.
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A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.
Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.
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