21.01.24
- Francey Vincent

Les gros patinent bien et ils balancent des cartons partout. Nous sommes arrivés à temps pour la pièce, malgré Globule qui faisait des siennes. La batterie est à trois pour cent quand nous arrivons. Elle a calé sur plusieurs kilomètres. Ma passagère n’en pouvait plus de rire et maintenant que la pièce a commencé elle contine de rire mais ce n’est plus ma faute, alors je ris avec. Il parle un drôle de langage vaguement nordique, prend l’avion, croise une sirène dont il tombe amoureux, s’arrête en Écosse, en France, en Espagne et les cartons volent de tous les côtés sous des rires de plus en plus frénétiques. Le public a chaud. Il oublie que dehors il gèle à vider instantanément des batteries de voitures électriques et qu’il faudra attendre deux bonnes heures après la pièce avant de pouvoir reprendre la route sans se trouver en danger de passer la nuit au milieu d’un bois, chassé par des hordes de loups faméliques. L’avion face au radar panique. Lui aussi n’a plus de jus. Le comédien qui joue le radar (il jouera aussi la sirène et une mouette) n’est pas encore nu mais ça ne saurait tarder. Le public voudrait bien se déshabiller aussi mais ça ne se fait pas, sauf sur scène, surtout quand dehors c’est l’hiver.
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A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.
Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.
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