22.06.24
- Vincent Francey

Globule est plus brillante que jamais mais elle a soif. Elle attend avec patience que je débranche ces deux frigos pour l’abreuver d’électricité bien fraîche. Moi, comme d’habitude, je saute à la corde et Globule ne m’en empêche pas. Il sera moins lourd au prochain transport, se rassure-t-elle comme elle peut, et comme d’habitude il sera seul, à moins que ses prouesses sportives ne lui permettent de séduire quelque dame dont Globule refuse qu’elle pèse plus d’un nombre de kilos qu’elle garde secret pour ne pas froisser les futures copilotes de son propriétaire. Elle aime bien être au hangar, Globule, au moins elle est à l’abri, elle ne risque pas la grêle et la tempête. Je l’y enferme volontiers, en attendant la prochaine sortie. Il n’y a pas encore de tabac et personne ne vient jamais déplacer cette échelle, même si la saison des cerises approche. Globule ressemble un peu à une cerise ou à une framboise, peut-être à une fraise, ou mieux, à un bonbon à la fraise, à la framboise, à la cerise, mais attention à ce qu’elle contient sous sa carosserie, qui n’a rien de sirupeux. J’en suis un peu le noyau que pour l’instant, parce que je me comporte assez sagement pour ne pas l’agacer, elle refuse de cracher.
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A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.
Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.
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