27.03.24
- Vincent Francey

Si on en est aux divers, c’est que c’est bientôt terminé. J’écoute, du moins j’essaie. C’est un peu toujours les mêmes informations mais de temps en temps ça change, on présente les nouveaux collaborateurs, on modifie des dates d’examen, on lance un groupe de travail. Les collègues eux aussi écoutent, du moins essaient. Ils attendent l’apéro, les mini-sandwichs, les rondelles de salami, les canapés. Ceux qui sont pressés de rentrer aussi attendent le canapé, mais il faut en passer par là, l’invitation reçue tient lieu de convocation, ils ont des choses à nous dire, même dans les divers, et ils ont des choses à nous montrer, même si depuis le fond de la salle, on n’y comprend rien, à leurs photos, on perçoit un peu de jaune par ci, un peu de bleu par là, on compare les coupes de cheveux de celles qui sont assises droit devant, on attend que ça se termine et qu’on nous serve un petit verre de blanc et on se dit que puisqu’on en est aux divers ça ne sera plus long, il ne leur reste qu’à dire merci à tout le monde parce que sans nous ils ne seraient rien, est-ce que vous avez des questions ? En classe, il n’y a jamais de question juste avant la sonnerie. Une collègue lève la main. Personne ne l’écoute.
Comments and Responses
A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.
Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.
Be the First to Comment