3.03.24
- Vincent Francey

Le rideau s’est refermé. Il ne reste plus qu’à décrocher le drapeau, qu’à laver la vaisselle, qu’à jeter les programmes et les serviettes dans les grandes poubelles rouges. Je m’occupe des chaises : d’abord les empiler puis les rassembler vers le devant de la salle, pousser le diable, ouvrir les tiroirs géants, les y caser par piles de dix-huit puis refermer en faisant bien attention à ce que ni les pieds ni les dos ne touchent les bords sinon tout coince et il faut donner des puissants coups de pied dedans ou tirer à nouveau le tout en arrière avant de pousser encore une fois en levant bien les mains quand ça s’approche du bord même si après le concert on n’a plus de besoin de nos doigts. Je suis plutôt satisfait de ma prestation. J’ai réussi à ne pas trop riper mes traits, je crois, et les autres sont contents aussi, alors le rangement va bien se passer, on connaît la musique, empiler les tables par neuf, passer le balai sur les tapis, laisser les théoriciens s’occuper de l’enroulage des dits tapis, sortir la percussion, essayer de tout faire rentrer dans la camionnette, commencer par les tymbales le gong, le xylo, la grosse caisse et on finit par le petit chenis, le woodblock, les lutrins et le tam-tam.
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A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.
Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.
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