Blog suisse de littérature

Livresses : journal de lectures

Impossible d'écrire sans lire... Ce journal de lectures propose quelques extraits vidéo de bouquins ainsi que des commentaires à leur propos. En plus des livres en tout genre qui peuplent mon quotidien, que l'on retrouve aussi sur livresses.com, on trouvera livresse poétique, une lecture de l'ensemble du recueil Alcools de Guillaume Apollinaire.

Vincent Francey

Etudier la rumeur n’est pas simple, parce que la rumeur se tapit dans l’ombre, qu’elle se cache et ne se révèle au grand jour qu’une fois qu’elle a accompli son méfait. En 1969, à Orléans, on raconte d’étranges histoires mêlant traite des blanches et commerçants juifs, et voilà que soudain le vieil antisémitisme que l’on croyait éteint avec la guerre, renaît. Comment et pourquoi ? Une équipe de sociologues se rend sur place pour essayer de comprendre. Ils arrivent un peu comme la pluie après les…

Vincent Francey

Qui es-tu, Lul ? Avoir lu Lul et ne pas savoir. Hulule, Lul, es-tu oiseau, es-tu sirène, es-tu otelle ? Qu’es-tu otelle ? Es-tu le maure, es-tu la mort ? Le chant des sirènes et le chant du Guillaume, les échos, les étoiles, et Louis de Gonzague Frick, qui est-il ? Il serait facile de savoir. Il suffirait du cliquetis d’un doigt. Mais Lul, j’aime ne pas te savoir et j’aime ces imparfaits sans sujet et j’aime ne pas savoir dans quelle grotte je descends. Firmament ou méduse, qui suis-je ? Lul,…

Vincent Francey

Face au succès phénoménal du Trône de fer, deux attitudes sont possibles : premièrement, se laisser happer par la série, la regarder avec fascination et la vivre par procuration en tombant amoureux de Daenerys Targaryen ou de Tyrion Lannister, chacun selon ses goûts ou ses perversités ; deuxièmement, mépriser par principe une série américaine (donc soumise au pouvoir tyrannique – genre Ramsay Bolton ou Joffrey Baratheon – des forces occultes de l’argent roi) qui fait l’apologie de la violence et…

Vincent Francey

Que vienne un vent d'elfes, que vienne la forêt batailleuse, que viennent les gypaètes quand le soleil s'épuise à immobiliser le ciel. Que vienne aussi la pluie et que viennent les vierges. Mais les poètes. Non : surtout pas les poètes. Pas d'autan ni d'Attys, des pins peut-être, des pigeons, mais jamais, jamais de poètes.

Le réchauffement climatique étant inéluctable et ses conséquences catastrophiques, il est urgent d’agir. Le constat est évident, mais comment faire ? La tâche n’est-elle pas colossale ? Peut-on faire autre chose que ralentir l’effondrement ? Edi Buchter propose rien moins que reverdir le Sahara. Est-ce réaliste ? En la situation actuelle, évidemment non, mais il se prend à rêver une communauté internationale qui en serait vraiment une et qui prendrait le taureau par les cornes afin de créer un…

Vincent Francey

Tragédie, incantation, passion, que sont ces mots sous la croix ? Qui es-tu, larron maraudeur de fruits mûrs ? Es-tu le bon, es-tu la brute, es-tu le truand ? Et qui sont ces vieillards et ces femmes qui te parlent ? Pourquoi te disent-ils ces mots entourloupés ? Que cherchent-ils au chevet de ton gibet ? Les voix se mêlent et se démêlent en une transe morbide, les voix te savent mourant mais n’en babillent pas moins, les voix savantes rivalisent à dire l’indicible. Il faudrait dire la mort,…

Vincent Francey

Lire Dada, comme écrire Dada, ouvre un instant la braguette cervelière. Picabia parle aux jeunes filles. C’est donc à moi qu’il s’adresse, puisque quand Picabia parle, il parle aussi son contraire. Que me dit-il ? Il ne me dit rien qui vaille, il dégomme autorités, arts, famille, religion, patati, patata, il déverrouille toutes les ceintures de chasteté. De temps en temps un éclat de rire surgit, puis cela semble de la plus haute importance, puis c’est à nouveau ailleurs. Etre Dada, c’est être…

Vincent Francey

Aujourd’hui, il n’y a plus de baladins : pas de temps pour les baladins. Il n’y a plus d’huis aujourd’hui. Il n’y a plus de villages non plus. Et les enfants ? Ils s’ennuient, pas seulement le dimanche, ils s’ennuient jour et nuit et ils ne savent pas ce que ça veut dire, saltimbanques, ils ne comprennent que la fin : les enfants, la semaine, sont banquiers. Sale temps pour les saltimbanques. L’ours et le singe sont sans le sou. Les enfants leur ont tout volé. Seuls sont restés, imperturbables,…

Vincent Francey

Lire peut changer la vie. La formule est banale, elle n’en est pas moins vraie. Un jeune homme pratique l’insupportable métier de destructeur de livres. Pour se venger, il lit des pages récupérées sous les dents de l’ignoble Zerstor, la machine à assassiner les livres et à couper les jambes. Il ne les lit pas dans son lit, comme tout un chacun, il les lit dans le RER, le matin, à haute voix, devant un public conquis qui lui fait oublier qu’il n’a pour compagnon qu’un poisson rouge, le quatrième,…

Vincent Francey

Les légendes anciennes frôlées par la poésie moderne réinventent leur aura de mystère. Merlin se réenchante dans la magie d'Apollinaire. Le récit si répété semble nouveau. Qui est cette vieille femme ? Qu'annonce sa venue ? Que sont les amants devenus ? Savez-vous, Viviane, que je vous aime ? La légende sans mémoire, la légende sans fil et sans fils, la légende enveloppée dans des rythmes inédits, la légende multiple se multiplie un fois de plus. Merlin réenchante son chant. Viviane se ravive.…

Vincent Francey

Qu’est-ce qui manque ? des baffes ? des sangliers ? des jeux de mots ? Non, c’est autre chose. Tout ce qu’on aime y est mais la sauce ne prend pas, c’est un peu comme de la pizza sans tomates. Nos irréductibles Gaulois participent à une course de char que les Romains voulaient truquer au profit de leur aurige. On trouve des gens de partout, comme d’habitude, des Bretons qui parlent à l’envers, des Koushites à dos de zèbres, des Lusitaniens qui tombent en panne, et bien entendu, Astérix et Obélix…

Vincent Francey

Le sourire des portes fermées glacera de terreur ceux qui seront chargés de les ouvrir. Portier, voilà le plus inutile des métiers, voilà la honte de la famille, voilà l’ennui des poissons – les pi-mus sont des poissons – dans le bocal, voilà la mort, la remort et les regrets. Portier, c’est l’humilité qui se cache, non maman, je ne suis pas portier, je suis médecin, cordonnier, chiffonnier, tout sauf portier, non maman, ne souris pas, je sais que tu ne me croiras jamais capable d’être autre…

Vincent Francey

Dialogues philosophiques ou voluptueuses horreurs ? Les deux, monseigneur. Sade, ce sont les Lumières qui aveuglent tant qu'elles replongent dans l'ombre. Sade, c'est le plaisir à son point de bascule dans le dégoût. Sade, ça se lit couché, lubrique, amusé et triste à la fois. Sade, ça se savoure amer. Sade, ça déçoit toujours, parce que le plaisir, plus il est poussé à son paroxysme, plus il déçoit. Sade, au fond, c'est sérieux, et c'est cela qui rend son lecteur si désenchanté.

Vincent Francey

Il est des femmes qui perdent la tête, c'est leur marotte. Il est des hommes qui la perdent pour elles, c'est leur malheur. Les hommes qui perdent la tête pour des femmes folles ont des mamans qui perdent la tête pour leurs fils fous, c'est un malheur plus grand encore. Les mamans qui ont perdu la tête, qui reste-t-il pour les consoler ? Le curé, quant à lui, baisse la tête. Il est perdu dans son bréviaire.

Vincent Francey

D’où viennent les lois ? de Dieu ? de la nature ? des hommes ? Montesquieu ne tranche pas, il réfléchit aux mille et une formes que revêtent les lois. Il les fait dépendre des systèmes politiques, de l’histoire et – j’en passe, et des meilleurs – du climat. Il compare les démocraties, les monarchies et les despotismes. Il divise les pouvoirs. Il s’égare dans des considérations commerciales, religieuses ou juridiques qui souvent laissent le lecteur moderne sur le bas côté, tant il se veut…

Vincent Francey

Brin de bruyère fané

Le printemps est né

Où es-tu passée

Le temps pue

J'attends encore

Vincent Francey

Catherine n’est plus là. Plus rien n’est là. Le personnage, à la fois il et je, flotte dans un monde qui ne lui dit plus rien. Il s’en veut de n’avoir pas été à la hauteur, se terre au milieu de nulle part, voit s’agiter autour de lui des nattes d’écolières – il est vaguement professeur de français, obsédé par Flaubert –, puis fait face à des notaires flasques et à deux voisins chasseurs qui ne lui veulent pas du bien. Surtout, il attend. Il attend qui ? Il attend Catherine, bien sûr. Lui…

Vincent Francey

Un poète qui se marie est-il encore un poète ? Un poète peut-il vivre enchaîné ? Un poète bagué ne perd-il pas toute inspiration ? Un poète heureux en amour peut-il encore écrire ? Un poète heureux, cela se rencontre-t-il ? Qui se souvient d'André Salmon, ce poète qui s'est marié ? Qui se souvient de Guillaume Apollinaire, ce poète au cœur d'artichaut ? Malheureux en amour, heureux au jeu de poésie ? L'amour et la poésie sont enfants de Bohème, ils n'ont jamais, jamais connu de loi, mais…

Vincent Francey

Le plaisir santantoniesque ne s’embarrasse pas de surprises superflues. Le scénario est peu ou prou (de bateau ; ça, c’est juste parce que je suis encore dans l’ambiance et parce que quand l’occasion se présente de faire un mauvais jeu de mot, il faut s'en saisir illico, ptère) toujours le même : le bon commissaire San-Antonio se retrouve par hasard sur un affaire bien tordue. Il interroge des concierges et des gnaces (voilà un mot que l’on ne rencontre désormais que chez Frédéric Dard, comme…

Vincent Francey

Tombe de neige, que n’ai-je assez aimé ? Blancheur de plume aux angéliques évaporées, il neige en mon cœur comme il pleut sur la ville. Tombe la neige et je suis seul ce soir. Tombe de neige. Il neige, il neige sur Liège et je ne sais plus si c'est moi qui neige ou si c'est Liège qui neige en mon âme. La neige a tout couvert en moi, douceur, soleils et chansons. Seuls sont restés les officiers et ils ne sont pas même beaux.

Vincent Francey

Deux nouvelles, La preuve, puis Un long voyage, deux solitudes qui se cherchent l'une l’autre, celle d’un (grand-)père qui perçoit un début d’écoute chez une (petite-)fille, celle d'une (petite-)fille qui découvre son (grand-)père.

Vincent Francey

À force de n'aimer qu'à peine, jamais on ne se marie.

Les crocs des chiens peuvent briser des vies, surtout placés là où ça fait le plus mal. Il s’appelait Cuéllar, on l’appelle désormais Petit-Zizi. Au début, il s’en agace, puis il s’y habitue, du moins en surface. Puis vient le temps des filles, les copains qui se casent, lui qui ne peut pas, lui qui fait le fou, puis qui tombe pour de bon amoureux, lui qui n’ose rien dire, qui se fait couper l’herbe sous le pied, qui fonce très vite dans sa grosse voiture, lui qui affronte l’océan, lui qui finit…

Lire est un voyage. Lire-ville. Lire-gare. Lire-port. Lire-pont. Voyager, c’est lire, lire la ville, lire les gares, lire les ports, lire les ponts, lire les fleuves, lire les montagnes, lire les ombres barbues, lire les vieilles photographies, lire les chaînes de fer, lire l’infinie variation du monde-mots, lire l’invariable finitude des mots-monde, lire immobile le voyage impossible des longues vies pendant lesquelles toi, tu m’avais oublié.

Ambiguïté, tel est le ressort de la nouvelle. Ambiguïté de l’amour. Ambiguïté du genre. Ambiguïté de la séduction. Un homme raconte une histoire à une femme pour la séduire. C’est l’histoire d’un autre homme et … arrivent l’ambiguïté, le ridicule et le tragique mélangés, le règne des apparences qui déborde sur le principe de réalité. Qui est ce vieillard étrange ? Quel fut son drame ? Pourquoi faut-il que les hommes amoureux soient si dupes ?

Impossible de ne pas l'entendre, la voix, impossible de ne pas superposer Léo à Guillaume à Vincent, impossible de ne pas frôler la folie tant les mots interlopes nous emmènent, Léo, Guillaume et moi, dans ces lieux sordides d'avant-guerre, dans ces enfers parfumés, dans ces bouges d'amour à payer. Impossible aussi de se dépêtrer de cette haleine antisémite teintée d'arrogance coloniale. Quitte à tomber plus bas que terre, autant se vautrer dans la fange la plus nauséabonde et y prendre, sans…

L’Anschluss : une date à apprendre, une étape de plus vers la guerre, une extension presque naturelle de l’Allemagne nazie, le retour triomphal au pays du petit moustachu. Presque rien. Une tragédie pourtant. Une tragédie banale. Des patrons qui financent le diable, des ministres qui signent des décrets, un dictateur oublié qui se dégonfle, des peuples qui se laissent faire ou qui font avec ou qui se défoulent sur les juifs. L’Autriche est envahie sans un coup de feu, dans un balai lamentable de…

Je me disais Vincent, il est temps. Quel est ton cortège, Vincent ? Est-ce celui de Guillaume ? Est-ce une autre procession ? Toi aussi, es-tu toi-même absent de ton rêve ? Et les oiseaux, dans quel ciel défilent-ils ? Et vous les sans-vie, dans quel ciel, dans quelle terre, dans quelles eaux défilez-vous ? Je me disais Vincent, c'est toi qui te défiles. Et le cortège des questions passait devant moi sans bruit, comme des mots dans un recueil de poésie.

Peu de mots pour dire beaucoup. L’histoire de Camille est à peine racontée, à peine peinte, elle est évoquée, esquissée, simplement dite. Camille succombe à l’amour, elle succombe à la mort. Elle fuit la campagne, se fait manger par la ville, par l’amour, encore lui, par la mort, encore elle. Ce roman, c’est juste quelques courts chapitres, des atmosphères rances de cabarets et d’écuries, l’atelier du bonheur et du drame, une tragédie en accéléré. Le lecteur lit cela comme de la poésie. C’en…

Quand plane l’ombre mélancolique sur nos fleurs sans saison, il s’agit pour l’amoureux d’éviter le dédain. Les cheveux de l’amoureuse, s’il sait le temps d’attendre, glisseront au flot des mains. S’il ne sait pas, les mains glisseront d’elles-mêmes dans l’ombre.

Deux enseignements : la générosité est un vilain défaut ; il faut se méfier des astrologues.

Walking dead. Promenade des morts. Saison printanière. Rien d’horrifique. Amourettes mort-nées. Même si tu revenais… mort à jamais. Comme des marionnettes : qui sont les morts, qui sont les vivants ? Sommes-nous déjà les morts pour d’autres plus vivants que nous ? Notre vie n’est-elle qu’un cauchemar interrompant le long sommeil de notre mort ? Nous errons tels des zombies, nous voguons sur les flots du fleuve, jamais tout à fait les mêmes, jamais tout à fait des autres, et nous aimons des…

Aventure de glace et de sang, ce roman complexe emmène le lecteur dans le blanc labyrinthe vierge du Groenland. Tout commence par un enfant qui tombe d’un toit et par des traces dans la neige que Smilla, l’étrange femme qui raconte tout cela, trouve suspectes. L’enfant n’est pas tombé tout seul. On l’a aidé. Qui ? Pourquoi ? Smilla mène l’enquête, rencontre des scientifiques qui cachent des secrets et un mécanicien attentionné, échappe au feu et à l’océan, embarque pour des terres inconnues…

Laisser en bruit de fond les vélomoteurs, parce que la route. 66. Laisser en souvenir un prénom, parce que rien. 666. Poésie diabolique. Qui sont les mennonites ? Je me souviens qu’il est doux et sonore, ce prénom, je me souviens des roses. Mignonne. Rien vu passer. Rose elle a vécu ce que vivent. Je me souviens d’Antoine : « Ce n’est qu’une question de saison, les vôtres n’ont encore que des boutons. »

Le rêve de tout comédien : mourir sur scène. Celui qui joue ici le Prix Nobel a de quoi être comblé, puisqu'il passe son temps à mourir sur scène. Le problème, c’est qu’il passe aussi son temps sur scène à ne plus être mort et à regarder les autres mourir sur scène. De retour dans l’atelier de ses débuts de peintre manqué pour éviter de mourir à la clinique où pourtant il vient justement de mourir, le voilà en compagnie d’un peintre tout aussi manqué que lui et d’une femme dans les bras de qui…

Marie Laurencin désormais n’est plus qu’un nom dans une chanson de Joe Dassin, une sorte de pin-up qui se dandine sur les dunes le cul à l’air. Pourtant Apollinaire, qui aima jadis la même Marie Laurencin, évite – nous hélas pas – de tomber dans le scabreux. Certes, l’arlequine s’est mise nue mais l’étang ne mire que l’idée de son corps, son corps poétique, son corps inventé sur les tréteaux d’un théâtre intérieur amoureux. Qui sont ces fées ? Qui sont ces Bohémiens ? Qui sont ces biches et ces…

Lire un film sans l’avoir vu, étrange expérience. Les paysans du Midi, le curé et l’instituteur (chez nous, on aurait dit le régent), dans le livre, n’ont pas l’accent, ou alors celui de Fribourg mais avec des peuchère à la place des dont. Le vieux Jofroi devient fada (ou bedoume ou tépelet ou tarborniau ou boffio ou niolu) parce que sous le prétexte fallacieux qu’il les lui a achetés, un voisin veut lui couper ses arbres. Le voilà qui passe son temps à se suicider en hurlant à la cantonade le…

Aile une hic corps d’eau des troncs pètent Marie ne…

Elu nique corde haut détrompe et te marre y ne…

Elle eut ni queue cor d’os d’étron péteux Ma rit nœud…

 

Le trait de Cingria souvent déborde de la page. Il veut décrire ses contemporains et se retrouve à parler de tortues géantes et de Lotharingiens. Mais, comme les chats qu’il aime tant, soudain, quand on ne l’attendait plus, il retombe sur ses pattes et brosse dans le sens du poil des portraits vivants et drôles de personnages rocambolesques et ridicules, toujours sympathiques, lumineux et surprenants. Le lecteur sent monter l’ivresse des mots, il se perd parfois, rigole souvent et sort de ce…

Comment sont les palais du fin fond de mes rêves ? Sont-ce aussi des pensées au cul de perle fine ? Sont-ce seulement mes voisines ? Sont-ce ces gueuletons goûtus que je salive ? Sont-ce seulement mes mammouths gelés ?

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A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.

Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.