Blog suisse de littérature

Bienvenue sur lie tes ratures

Bienvenue sur lie tes ratures, le blog de mes expérimentation littéraires, où vous pourrez notamment feuilleter mon carnet de bribes et de réflexions diverses, mon album de photos prises à heure fixe, mes pérégrinations diverses ainsi que les livres qui m'inspirent.

 

Découvrez quelques expérimentations littéraires sur ma chaîne YouTube

Suivez mon journal de lecture, où je propose des réflexions sur les livres.

Découvrez sur Instagram ma photo quotidienne, prise à heure fixe.

Pour plus de contenu encore et pour me soutenir, rendez-vous sur Patreon.

Vincent Francey

Dans le cent-cinquantième épisode de mon journal de lecture, je feuillette la deuxième partie de la bande dessinée Negalyod de Vincent Perriot, Le dernier mot, publiée chez Casterman en 2021 avec des couleurs de Florence Breton.

Vincent Francey

Dans le cent-quarante-neuvième épisode de mon journal de lecture, je présente et lis des extraits de L'empire du moindre mal, Essai sur la civilisation libérale, un livre de Jean-Claude Michéa publié en 2007 aux éditions Flammarion et repris en 2021 dans la collection Champs.

Vincent Francey

Dans le cent-quarante-huitième épisode de mon journal de lecture, je présente et lis des extraits de Musée Marilyn d'Anne Savelli, publié en 2022 aux éditions inculte.

Vincent Francey

Dans le cent-quarante-septième épisode de mon journal de lecture, je présente et lis des extraits du roman arthurien de Chrétien de Troyes Yvain ou le Chevalier au Lion, écrit vers 1177-1181, traduit de l'ancien français en 1994 par Philippe Walter pour les éditions Gallimard qui l'ont repris en 2022 dans la collection Quarto.

Vincent Francey

Dans le cent-quarante-sixième épisode de mon journal de lecture, je présente et lis des extraits de Désobéir, un livre du philosophe Frédéric Gros publié en 2017 chez Albin Michel/Flammarion et repris dans la collection Champs en 2019.

Vincent Francey

Dans le cent-quarante-cinquième épisode de mon journal de lecture, je feuillette la bande dessinée Carbone & Silicium de Mathieu Bablet, publiée en 2020 chez Ankama Éditions dans la collection Label 619 avec une postface d'Alain Damasio.

Vincent Francey

Dans le cent-quarante-quatrième épisode de mon journal de lecture, je feuillette la bande dessinée Ceux qui brûlent de Nicolas Dehghani, publiée aux éditions Sarbacane en 2021.

Vincent Francey

Dans le cent-quarante-troisième épisode de mon journal de lecture, je lis quelques extraits du livre collectif Au service, sur une proposition de François Bon et avec une préface de Fabienne Swiatly, publié chez Tiers Livre Éditeur en 2022.

Vincent Francey

Dans le cent-quarante-deuxième épisode de mon journal de lecture, je présente La vie heureuse de l'auteur romain Sénèque, un texte écrit en 58, et La brièveté de la vie, qui date de 49, tous deux publiés dans la traduction de François Rosso aux éditions arléa en 1995.

Vincent Francey

Vincent Francey

Vincent Francey

Vincent Francey

Vincent Francey

Vincent Francey

Vincent Francey

Vincent Francey

Le Qatar a « acheté » des supporters. Le Qatar a « acheté » des joueurs. Le Qatar a « acheté » des décideurs. Le Qatar a « acheté » du froid. Il en a « jeté » un, de froid, aussi, le Qatar. Le Qatar a « jeté » des travailleurs. Le Qatar a « jeté » des femmes. Le Qatar a « jeté » des rêves d’enfants. Et moi, je « rejette » le Qatar.

Vincent Francey

Vincent Francey

Vincent Francey

Chuter de l'hôpital au lac, se noyer dans l’hôpital, se noyer dans sa propre tête, changer d’hôpital, changer de tête, on dévisse, on remplace, mais un hôpital, où qu’il soit, reste un hôpital, et on reste à l’hôpital quand on change d’hôpital, et de cet hôpital on ne voit pas le lac mais on risque de chuter quand même, chuter d’hôpital en hôpital, chuter de tête en tête, et se relever, parce que la tête est têtue, irremplaçable, indéboulonnable. Et le cœur tient.

Vincent Francey

« Musk est un blaireau » : Twitter dérape sévère depuis le rachat. Et Musk aussi dérape sévère depuis des années et le problème avec Musk, c’est que ce n’est pas un blaireau, parce que les blaireaux sont des animaux charmants et que franchement les comparer à Musk, ce n’est pas très gentil, parce que Musk est une bestiole bien plus dangereuse que le pauvre blaireau, et depuis qu’il a racheté Twitter, le voilà encore plus dangereux, Musk, le voilà encore plus tout-puissant et la toute-puissance,…

Vincent Francey

Vincent Francey

Vincent Francey

Lausanne : s'y perdre, toujours, et le Major Davel, le vigneron, sa vigne, le guet, le touriste perdu qui filme et qui photographie (même moi, pas touriste, mais perdu).

Vincent Francey

Après la soupe sur Van Gogh, la purée sur Claude Monet. Étapes suivantes (propositions) : de la réglisse sur Soulage et de la sauce tomate sur Rothko. Ou alors : du lait sur Malevitch, de la salade de fruit sur Arcimboldo, du hachis sur le boucher Corpaato. Question : pourquoi ils font ça ? Réponse : (non, vraiment, je ne sais pas, et c’est un peu là qu’est le problème, on fait des trucs spectaculaires, tout le monde en parle, tout le monde dit ouh la la je suis choqué, mais personne n’a rien…

Vincent Francey

Vincent Francey

Meghan Markle déteste ses pieds. Mais Harry aime les pieds de Meghan. Et Meghan aime les pieds de Harry. Mais Meghan déteste ses pieds même si Harry les aime. Et Kate aime ses pieds, c’est là toute la différence avec Meghan, la différence entre une princesse et une souillon. Et William aime les pieds de Kate. Et Charles aime les pieds de Camilla. Et Camilla aime les pieds de William mais il ne faut pas le dire. Et Charles aime les pieds de Meghan et il faut encore moins le dire. Et Harry aime…

Vincent Francey

Vincent Francey

Un chien, de l'autre côté de la voie, n'aboie pas, et pourtant il ouvre et il referme la gueule, il fait comme s’il aboyait mais il n’aboie pas, aucun son ne sort de ce chien, c’est un chien qui a oublié comment on fait pour aboyer, un chien de l’autre côté d’une voie de chemin de fer où les trains ne passent plus, un chien errant, et nous, de ce côté de la voie, nous faisons signe au chien, nous l’appelons, mais il ne nous répond pas, il n’aboie pas, il est là-bas, de l’autre côté de la voie,…

Vincent Francey

Vincent Francey

Ma main, le monde de ma main, le monde dans ma main, l’ouvrir, ma main, pour saisir, pour pétrir, pour malaxer le monde, ma main façonne une grande boule et cette boule, c’est le monde, un monde à portée de main, mais le monde, que sait-il de ma main, le monde que dit-il de ma main ? Le monde dans ma main, la boule du monde palpée par mes doigts, le monde balafré par la griffure des ongles, le monde enfle, le monde m’écrase la main, le monde gonfle, le monde m’échappe, échappe à ma main, le…

Vincent Francey

Rafistoler l'hôpital. Il a quarante ans. J'ai plus.

Vincent Francey

Vincent Francey

Selon la science, cette actrice est la plus belle femme du monde (on pourrait juste laisser cette phrase là et en admirer la stupidité). Deux mots : science ; beauté. Une formule ? Nombre d’or, chimie organique, physique quantique, on balance la femme dans la machine, l’accélérateur de particules, le simulateur de vol, l’algorithme absolu, on la scanne à l’aide d’une application de vieillissement, on lui tâte les nichons – parce que la machine ne remplacera jamais l’humain dans le domaine de la…

Vincent Francey

Son GPS le mène à un pont qui n’existe plus, il meurt. Il en a eu marre, son GPS, de lui dire sans arrêt de faire demi-tour dès que possible et qu’il ne lui obéisse jamais, il en a eu marre de lui dire de tourner à droite, à gauche ou de prendre la première, la deuxième, la troisième sortie, il en a eu marre qu’il n’en fasse qu’à sa tête, qu’il continue sa route quand vous êtes arrivé à destination, qu’il stoppe le guidage en plein milieu du parcours, qu’il lui coupe la voix, qu’il lui ordonne…

Vincent Francey

Vincent Francey

À quoi, à qui suis-je en train de désobéir ? Apprendre à désobéir, difficile mais nécessaire : désobéir aux injonctions du monde, désobéir aux ordres trop ordonnés, désobéir aux machines parlantes, désobéir au malheur qui guerre, désobéir aux mots faux qui rassurent, désobéir au désespoir, désobéir à quoi pour obéir à qui ? Obéir à soi pour désobéir à ce qu’il faut parce que c’est comme ça, obéir à ce qui pousse en soi à désobéir, obéir à mes parents, je veux dire : obéir à leur amour. À quoi…

Vincent Francey

Les deux filles, leur nom, ne plus s'en souvenir. Le mot neurologue, le cerveau a entendu ça, je crois. Il croit, le cerveau, avoir entendu ça, mais il n'entend pas, le cerveau. Il a vu, je crois, le cerveau, les deux filles sans nom, mais il ne voit pas, le cerveau, il croit les avoir vues, les deux filles, le cerveau, et il croit l'avoir entendu, le mot neurologue, et aussi le mot neurochirurgien, et ça lui fait peur, au cerveau, ces mots, neurologue, neurochirurgien. Les deux filles, ce n'est…

Vincent Francey

Ce silence, presque. Écrire le silence. Écrire le presque. Presque écrire. Ce silence, presque. Presque se résoudre au silence. Ne jamais s’y résoudre. Ne pas écrire, presque. Ne pas pouvoir écrire, presque. Pourtant : écrire. Pourtant : le cri. Le cri ne supporte pas le presque. Le cri brise le silence. Le cri, l’écrit, le presque. Ce silence, presque. (étrange sensation : ceci, je l’ai déjà écrit, presque)

Vincent Francey

Terrasse d'automne, l'après-midi, feuilles au sol, deux hommes seuls, l'un lit l'autre écrit. Les volets fermés, verts, usés, peinture s'en allant, les vieilles gares sont vides, inhabitées, les salles d'attente attendent qu'on y attendent le train.

A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.

Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.