Blog suisse de littérature

Bienvenue sur lie tes ratures

Bienvenue sur lie tes ratures, le blog de mes expérimentation littéraires, où vous pourrez notamment feuilleter mon carnet de bribes et de réflexions diverses, mon album de photos prises à heure fixe, mes pérégrinations diverses ainsi que les livres qui m'inspirent.

 

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Sujets de dissertation : l’art, la poule et l’œuf ou l’expansion économique ?

Règne des lignes droites et des craquements électriques.

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Je me disais Vincent, il est temps. Quel est ton cortège, Vincent ? Est-ce celui de Guillaume ? Est-ce une autre procession ? Toi aussi, es-tu toi-même absent de ton rêve ? Et les oiseaux, dans quel ciel défilent-ils ? Et vous les sans-vie, dans quel ciel, dans quelle terre, dans quelles eaux défilez-vous ? Je me disais Vincent, c'est toi qui te défiles. Et le cortège des questions passait devant moi sans bruit, comme des mots dans un recueil de poésie.

Promenade dans Aulus-les-Bains en compagnie des fantômes qui y vécurent aux heures sombres de l'histoire.

L’Italie

(qui, rappelons-le, termine toujours ses guerres dans le camp opposé à celui dans lequel elle les commence)

C’est le moment de flottement avant la musique : des sons sont testés, des aigus se cherchent, des traits se tirent, des rondeurs s’échafaudent. Les chanteurs, eux, causent. Ils ne savent user que de leur voix et souvent ils l’usent en vain. Le chef doit alors donner de la sienne et exiger le silence. Place enfin à la musique de pendant la musique.

Une flèche --> Hailé Sélassié Ier --> donc pas un Finlandais --> un coureur de fond ? --> champion olympique du 10'000 mètres en quelle année ? --> Paavo Nurmi, le Finlandais volant ? --> Anvers 1920 et Amsterdam 1928 --> 30 min 18 s 8 --> un Ethiopien --> Kenenisa Bekele ? --> Record du monde --> 26 min 17 s 53 --> Bruxelles 2005 --> l’Ethiopien volant ? --> Haile Gebrselassie ? --> on se rapproche --> à la course --> plus vite ? --> plus long --> record du monde du marathon --> Berlin 2008…

Trois objets : une cuillère et deux livres…

- C’était un coca ? J’hésitais entre une bière et un coca…

Peu de mots pour dire beaucoup. L’histoire de Camille est à peine racontée, à peine peinte, elle est évoquée, esquissée, simplement dite. Camille succombe à l’amour, elle succombe à la mort. Elle fuit la campagne, se fait manger par la ville, par l’amour, encore lui, par la mort, encore elle. Ce roman, c’est juste quelques courts chapitres, des atmosphères rances de cabarets et d’écuries, l’atelier du bonheur et du drame, une tragédie en accéléré. Le lecteur lit cela comme de la poésie. C’en…

Ce n’est pas tous les jours qu’on voit Thor dire merci à Catwoman en l'appelant maman sous les yeux voilés de deux super-héros encore plus indéfinis que Méloman le hume-vin sous son chapeau pointu, turlututu !

Je l’appelai doucement par son nom, mais ce fut comme si elle ne m’avait même pas entendu.

La maison de mon enfance.

L’Eglise se mélange les vitraux. Est-elle dyslexique ? Ce qui est saint, ce n’est pas le sulpice, c’est le supplice, c’est le fouet, c’est la lance dans le côté du Christ, c’est la croix, c’est l’éponge de vinaigre, c’est la couronne d’épines, c’est la soif, les clous, le cilice, le jeûne et l’abstinence. Mais voilà, les hommes sont les hommes, ils rechignent au martyre, ils renâclent devant la torture, ils s’affolent au moindre bobo, ils se dégonflent en s’asseyant sur la moindre punaise.…

Disjoint. Journée mondiale de la déglingue. Tout de suite affluent les cochoncetés. D’un revers de main à la Wawrinka, balayons-les.

Deux vélos tout bruns pendus à l’étape.

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Quand plane l’ombre mélancolique sur nos fleurs sans saison, il s’agit pour l’amoureux d’éviter le dédain. Les cheveux de l’amoureuse, s’il sait le temps d’attendre, glisseront au flot des mains. S’il ne sait pas, les mains glisseront d’elles-mêmes dans l’ombre.

Des voix dans ma tête et dans la forêt : palimpseste sylvestre

On peut ramener

(parce qu’on ne peut pas s’empêcher de la ramener, c’est plus fort que nous)

Les supporters de la Nati, sous les glorieuses bannières du roi de France et du duc d’Autriche, ne feront qu’une bouchée du Téméraire et de son armée de tapettes – ah, ah ! – parce que le cor épouvantable des batailles, encore un peu éparpillé, sera bientôt lui-même l’éparpilleur en chef. Vos corps épouvantables tomberont sous l’assaut de nos piques qui jamais ne rouillent et nous culbuterons vos Bourguignonnes vaincues en nous goinfrant de bidoche avariée et de Pinot Noir. Pour vous tous, ce…

Afin de ne froisser aucune susceptibilité, nous omettrons d’affirmer quoi que ce soit à propos de l’île de beauté, dont les habitants ne sont – évitons tout malentendu – absolument pas susceptibles. Ajoutons en outre que nous n’avons aucune attirance pour leur sœur que nous trouvons cependant fort attirante.

Hier soir, j'ai fait un rêve. Je suis allé écouter la flûte enchantée de Mozart à l'opéra de Fribourg…

Les artisans se pleignent. C’est leur tour.

Le cantonnier batoille. C’est son job.

J’écris. C’est idiot.

Deux enseignements : la générosité est un vilain défaut ; il faut se méfier des astrologues.

Le deuxième jour, les jambes ne savent plus qu’elles sont lourdes.

Il garantit à Cingria une liberté et une solitude irréductibles.

Pas du tout mon type ? Attention : ce sont les pires. L’air a l’air léger ? Un orage couve dans la cambrure magique. Coup d’un soir ? Coup de foudre ! On avait juré de ne plus se laisser berner mais voilà qu’à notre cœur défendant, un tu nous tue. On se torture de jalousie, on se swanne pour des Odette qu’on aurait dû fuir et on s’annihile pour des Annie sans île. On aurait pu fuguer, bien sûr, mais Fugain chante dans notre cervelle siphonnée une mélodie qui tape l’incruste, un « je t’adore »…

Ailleurs, c’est une utopie.

Le décalage se marque par le silence. Ils parlent football. Etes-vous Barça ou Juve ? Real ou Bayern ? Je m’en fiche éperdument. La FIFA est corrompue jusqu’à l’os ? On fait semblant de s’en offusquer et on reste supporteur de son club acheté par le Qatar comme ils ont acheté la coupe du monde. On continue à se déchirer les ligaments sur les pelouses en hurlant des immondices à l’adversaire. On s’ébaubit devant la victoire du FC Sion en coupe de Suisse et on en vient à béatifier (il faut bien…

Hallo, dit la dame, pendant que le chien pisse.

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Walking dead. Promenade des morts. Saison printanière. Rien d’horrifique. Amourettes mort-nées. Même si tu revenais… mort à jamais. Comme des marionnettes : qui sont les morts, qui sont les vivants ? Sommes-nous déjà les morts pour d’autres plus vivants que nous ? Notre vie n’est-elle qu’un cauchemar interrompant le long sommeil de notre mort ? Nous errons tels des zombies, nous voguons sur les flots du fleuve, jamais tout à fait les mêmes, jamais tout à fait des autres, et nous aimons des…

Cracheur de temps, en souvenir de la fête médiévale des amis de la tour de Montagny

Selon Walter Benjamin,

(avouons, à notre plus grande honte, ne jamais avoir lu cet auteur que de partout on nous pousse à vénérer)

Nicolas avait trente ans. Il préférait en ce temps-là le sein au saint et guerroyait à tout va, la lance au vent. Nous autres braves Helvètes sommes ses enfants. Il nous sema gaiment dans les campagnes bourguignonnes. C’est depuis ce jour-là que nous sommes les rois de la fondue. Le souvenir, me chantez-vous, est hésitant. Certes, mais Dorothée – l’épouse de Nicolas, pas la copine des Musclés, qui ne chantait pas encore en ce temps béni – fut cocue bien avant que son mari ne la plaque pour…

Théodule Ribot, voilà un nom qui sent la naphtaline, un nom tout droit sorti d’une obscure officine savante prenant la poussière depuis le dix-neuvième siècle, un nom qui fleure bon le Collège de France (après vérification faite sur Wikipédia, sans quoi aucun étalage de culture ne serait possible aujourd’hui, mon intuition – ou mon coup de génie – se trouve confirmée : Théodule Ribot fut en effet dès 1889 titulaire d’une chaire de psychologie expérimentale et comparée au Collège de France, je…

Rite de décembre : la soupe au piotons

Est-ce un chien ou une serpillère ? Donnons un coup dedans pour voir.

Aventure de glace et de sang, ce roman complexe emmène le lecteur dans le blanc labyrinthe vierge du Groenland. Tout commence par un enfant qui tombe d’un toit et par des traces dans la neige que Smilla, l’étrange femme qui raconte tout cela, trouve suspectes. L’enfant n’est pas tombé tout seul. On l’a aidé. Qui ? Pourquoi ? Smilla mène l’enquête, rencontre des scientifiques qui cachent des secrets et un mécanicien attentionné, échappe au feu et à l’océan, embarque pour des terres inconnues…

Fuyez, braves gens, fuyez ! Quittez ces lieux maudits avant qu’elle n’ait tout envahi ! Suivez le chien, il a senti la catastrophe avant vous ! Grouillez-vous comme grouille la verdure qui déjà a bouffé le rez-de-chaussée et qui monte, qui monte, qui monte, qui ne fait pas guiliguili, qui ronge les poutres vermoulues, qui redonne vie aux colombages à nouveau branches et qui se venge des ravages de l’humanité désormais sans abri alors que l’orage gronde et que demain ce sera le déluge, la noyade,…

Une tête assez longue, portant fine barbe, les cheveux ramenés en arrière que retient une épingle de bois.

A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.

Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.