Blog suisse de littérature

Bienvenue sur lie tes ratures

Bienvenue sur lie tes ratures, le blog de mes expérimentation littéraires, où vous pourrez notamment feuilleter mon carnet de bribes et de réflexions diverses, mon album de photos prises à heure fixe, mes pérégrinations diverses ainsi que les livres qui m'inspirent.

 

Découvrez quelques expérimentations littéraires sur ma chaîne YouTube

Suivez mon journal de lecture, où je propose des réflexions sur les livres.

Découvrez sur Instagram ma photo quotidienne, prise à heure fixe.

Pour plus de contenu encore et pour me soutenir, rendez-vous sur Patreon.

Les chats s'enfuient quand fond la neige.

******

Impossible de ne pas l'entendre, la voix, impossible de ne pas superposer Léo à Guillaume à Vincent, impossible de ne pas frôler la folie tant les mots interlopes nous emmènent, Léo, Guillaume et moi, dans ces lieux sordides d'avant-guerre, dans ces enfers parfumés, dans ces bouges d'amour à payer. Impossible aussi de se dépêtrer de cette haleine antisémite teintée d'arrogance coloniale. Quitte à tomber plus bas que terre, autant se vautrer dans la fange la plus nauséabonde et y prendre, sans…

Retour d'enfance : que reste-t-il de mon enfance sur les lieux où je l'ai vécue ?

Mais l’heure fatale

(ça pue la date à apprendre par cœur, cette affaire ! quand le prof d’histoire se met à faire dans le solennel, t’es sûr que voilà que se pointe un truc que si tu le sais pas, tu passes pas l’année.)

C’est l’heure des horreurs, l'heure où l'ont vomit par bols entiers, l'heure fatale où les rires ne savent plus s’ils ne sont pas en même temps dégueulons. L’apéro dînatoire a terminé sa course dans le caniveau, comme ça, d'un coup, parce que quand on a un peu (très peu) de dignité, on ne vomit pas pendant dix minutes, c'est dégueulasse, ça ne se fait pas, c'est mal élevé. Une seule masse qu'on dépose en vitesse et hop, on reprend une suze avec la fanfare, histoire de justifier le massacre.…

Roi de Siam. D'emblée, l'exotisme. Râma VI. Des bras en plus qui poussent. La trompe d'un éléphant. L'Européen laisse défiler les pierres précieuses et les clichés. Orient extrême poussé jusqu'au rêve. Siam. S'en croire le siamois. Ne penser qu'aux chats.

Parler de rien, à partir d'un mur blanc, comme écrire sur rien, à partir de la page blanche.

Variation à partir de la sixième proposition de l'atelier d'hiver de François Bon : www.youtube.com/watch

Hommage aussi à la compositrice fribourgeoise Caroline Charrière.

Les solitaires restent dedans. Ils sont perdus dans les réseaux asociaux ou dans les journaux de la veille. Ils mangent à des heures incongrues. Eparpillés, ils justifient la taille du lieu. Les solitaires, ça prend de la place. Sur la terrasse, mince bande de tables au bord de la route, il semble que les gens parlent entre eux. Dedans, seule une vague musique, une voix féminine énervante (toutes les voix féminines sont énervantes quand on est solitaire) nous accompagne dans la monotonie d’une…

L’Anschluss : une date à apprendre, une étape de plus vers la guerre, une extension presque naturelle de l’Allemagne nazie, le retour triomphal au pays du petit moustachu. Presque rien. Une tragédie pourtant. Une tragédie banale. Des patrons qui financent le diable, des ministres qui signent des décrets, un dictateur oublié qui se dégonfle, des peuples qui se laissent faire ou qui font avec ou qui se défoulent sur les juifs. L’Autriche est envahie sans un coup de feu, dans un balai lamentable de…

Chez Stéphane, les estomacs se réjouissent comme des gamins en pantalon vert. Ils vont bientôt s’emplir de douceurs.

Route de Corcelles, depuis l’aube, une escouade de gendarmerie et deux policiers de Payerne attendent Fernand Ischi au pont de la Riollaz qui enjambe la voie du chemin de fer entre les entrepôts rouillés, les ateliers désaffectés, les locaux de la bière Beauregard.

Face à Francis Cabrel, on hésite toujours entre le rire pouffé et l’attendrissement nunuche.

Sus aux dextristes tristes et déstructeurs ! Sus aussi aux sinistres gauchistes ! La dextre, c’est la vieille droite, la conservatrice, celle qui n’a pas su se convertir à temps au bougisme macrono-postmoderne, celle qui reste plantée dans son terroir millénaire, dans ses principes rances, dans son immobilité foncière. Bouge-toi, vieille dextre, sinon ce sera le règne de la sinistre, la geste des sans-culottes ! Ne sois pas, vieille dextre, sans culot face à la masse qui déferlera pour…

Sujets de dissertation : l’art, la poule et l’œuf ou l’expansion économique ?

Règne des lignes droites et des craquements électriques.

******

Je me disais Vincent, il est temps. Quel est ton cortège, Vincent ? Est-ce celui de Guillaume ? Est-ce une autre procession ? Toi aussi, es-tu toi-même absent de ton rêve ? Et les oiseaux, dans quel ciel défilent-ils ? Et vous les sans-vie, dans quel ciel, dans quelle terre, dans quelles eaux défilez-vous ? Je me disais Vincent, c'est toi qui te défiles. Et le cortège des questions passait devant moi sans bruit, comme des mots dans un recueil de poésie.

Promenade dans Aulus-les-Bains en compagnie des fantômes qui y vécurent aux heures sombres de l'histoire.

L’Italie

(qui, rappelons-le, termine toujours ses guerres dans le camp opposé à celui dans lequel elle les commence)

C’est le moment de flottement avant la musique : des sons sont testés, des aigus se cherchent, des traits se tirent, des rondeurs s’échafaudent. Les chanteurs, eux, causent. Ils ne savent user que de leur voix et souvent ils l’usent en vain. Le chef doit alors donner de la sienne et exiger le silence. Place enfin à la musique de pendant la musique.

Une flèche --> Hailé Sélassié Ier --> donc pas un Finlandais --> un coureur de fond ? --> champion olympique du 10'000 mètres en quelle année ? --> Paavo Nurmi, le Finlandais volant ? --> Anvers 1920 et Amsterdam 1928 --> 30 min 18 s 8 --> un Ethiopien --> Kenenisa Bekele ? --> Record du monde --> 26 min 17 s 53 --> Bruxelles 2005 --> l’Ethiopien volant ? --> Haile Gebrselassie ? --> on se rapproche --> à la course --> plus vite ? --> plus long --> record du monde du marathon --> Berlin 2008…

Trois objets : une cuillère et deux livres…

- C’était un coca ? J’hésitais entre une bière et un coca…

Peu de mots pour dire beaucoup. L’histoire de Camille est à peine racontée, à peine peinte, elle est évoquée, esquissée, simplement dite. Camille succombe à l’amour, elle succombe à la mort. Elle fuit la campagne, se fait manger par la ville, par l’amour, encore lui, par la mort, encore elle. Ce roman, c’est juste quelques courts chapitres, des atmosphères rances de cabarets et d’écuries, l’atelier du bonheur et du drame, une tragédie en accéléré. Le lecteur lit cela comme de la poésie. C’en…

Ce n’est pas tous les jours qu’on voit Thor dire merci à Catwoman en l'appelant maman sous les yeux voilés de deux super-héros encore plus indéfinis que Méloman le hume-vin sous son chapeau pointu, turlututu !

Je l’appelai doucement par son nom, mais ce fut comme si elle ne m’avait même pas entendu.

La maison de mon enfance.

L’Eglise se mélange les vitraux. Est-elle dyslexique ? Ce qui est saint, ce n’est pas le sulpice, c’est le supplice, c’est le fouet, c’est la lance dans le côté du Christ, c’est la croix, c’est l’éponge de vinaigre, c’est la couronne d’épines, c’est la soif, les clous, le cilice, le jeûne et l’abstinence. Mais voilà, les hommes sont les hommes, ils rechignent au martyre, ils renâclent devant la torture, ils s’affolent au moindre bobo, ils se dégonflent en s’asseyant sur la moindre punaise.…

Disjoint. Journée mondiale de la déglingue. Tout de suite affluent les cochoncetés. D’un revers de main à la Wawrinka, balayons-les.

Deux vélos tout bruns pendus à l’étape.

******

Quand plane l’ombre mélancolique sur nos fleurs sans saison, il s’agit pour l’amoureux d’éviter le dédain. Les cheveux de l’amoureuse, s’il sait le temps d’attendre, glisseront au flot des mains. S’il ne sait pas, les mains glisseront d’elles-mêmes dans l’ombre.

Des voix dans ma tête et dans la forêt : palimpseste sylvestre

On peut ramener

(parce qu’on ne peut pas s’empêcher de la ramener, c’est plus fort que nous)

Les supporters de la Nati, sous les glorieuses bannières du roi de France et du duc d’Autriche, ne feront qu’une bouchée du Téméraire et de son armée de tapettes – ah, ah ! – parce que le cor épouvantable des batailles, encore un peu éparpillé, sera bientôt lui-même l’éparpilleur en chef. Vos corps épouvantables tomberont sous l’assaut de nos piques qui jamais ne rouillent et nous culbuterons vos Bourguignonnes vaincues en nous goinfrant de bidoche avariée et de Pinot Noir. Pour vous tous, ce…

Afin de ne froisser aucune susceptibilité, nous omettrons d’affirmer quoi que ce soit à propos de l’île de beauté, dont les habitants ne sont – évitons tout malentendu – absolument pas susceptibles. Ajoutons en outre que nous n’avons aucune attirance pour leur sœur que nous trouvons cependant fort attirante.

Hier soir, j'ai fait un rêve. Je suis allé écouter la flûte enchantée de Mozart à l'opéra de Fribourg…

Les artisans se pleignent. C’est leur tour.

Le cantonnier batoille. C’est son job.

J’écris. C’est idiot.

Deux enseignements : la générosité est un vilain défaut ; il faut se méfier des astrologues.

Le deuxième jour, les jambes ne savent plus qu’elles sont lourdes.

Il garantit à Cingria une liberté et une solitude irréductibles.

Pas du tout mon type ? Attention : ce sont les pires. L’air a l’air léger ? Un orage couve dans la cambrure magique. Coup d’un soir ? Coup de foudre ! On avait juré de ne plus se laisser berner mais voilà qu’à notre cœur défendant, un tu nous tue. On se torture de jalousie, on se swanne pour des Odette qu’on aurait dû fuir et on s’annihile pour des Annie sans île. On aurait pu fuguer, bien sûr, mais Fugain chante dans notre cervelle siphonnée une mélodie qui tape l’incruste, un « je t’adore »…

A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.

Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.