Blog suisse de littérature

Bienvenue sur lie tes ratures

Bienvenue sur lie tes ratures, le blog de mes expérimentation littéraires, où vous pourrez notamment feuilleter mon carnet de bribes et de réflexions diverses, mon album de photos prises à heure fixe, mes pérégrinations diverses ainsi que les livres qui m'inspirent.

 

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Les couleurs ont une histoire et elles en racontent. Michel Pastoureau passe sa vie à les observer, ces histoires et ces couleurs. Il les traque dans des fragments de Moyen Age et dans ce quotidien du vingt-et-unième siècle qui le dégoûte mais dont ses yeux sont insatiables, qu’il déambule agacé dans un musée du Louvres souillé par trop de touristes ou qu’il contemple les carrosseries des parkings et celles, plus vives, des plages bretonnes.

Oscar n’aime pas les fleurs : elle sont venues gâcher jusqu'à sa mort.

A chaque angle de rue, on croise d’autres écoliers effarés, d’autres manmans insensibles.

Il faut toujours qu’il en fasse juste trop comme il faut.

Les bergers basques ne s’énervent plus contre Madrid. Ils se savent au-dessus de tout cela.

Il a eu peur. Ça tape. Les oiseaux s’en balancent. Des enfants crient au loin.

Roth échaffaudage au service de la beauté : on rafistole l’antiquité.

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Les poètes ont tendance à parler faux. Parler faux le langage des beaux parleurs. Parler faux aux femmes parce désirant trop dire le vrai. C’est que les poètes aiment les mots plus que les femmes. C’est que les poètes s’inventent des tragédies. C’est que les poètes se suspendent eux-mêmes sur la tête sept épées de Damoclès. Il leur faut des mots rares pour bricoler des bouquets de fleurs à la hauteur de leurs amours compliquées. Il leur faut des muses, des nymphes, des pyraustes, des égypans et…

Entrelac : à Chevroux, au bord du lac de Neuchâtel.

Ce paradoxe

(plus on est armé, moins on tue et plus on tue, moins il y a de morts)

Malgré les pom pom pom des gros tubes, gens sans finesse ni légèreté, la chanson de Montagny – et ses trente-neuf couplets et demi – est toujours un moment de bonheur.

S’appeler Brabazon puis devenir Chase. Un nom de village où l’on peint – Brabazon, Barbizon, Bras de bison, bar à basson – puis vlan : un repose-cul. Un tabouret sans i. Pourquoi se mutiler ainsi ?

Septembre, c'est la rentrée musicale : petit passage en revue des principaux défis…

Sur le tableau noir nous sont proposés la caresse de Phèdre et les délices de Diogène, le poignard ou le tonneau, le suicide ou la misère.

Ambigu, troublant et mystérieux, presque mystique, ce texte à la première personne, celle d’Isabelle Eberhardt, jeune aventurière en quête de repos, est pourtant double. Un homme l’a retrouvé et l’a complété, réécrit peut-être, en pensant connaître « l’esprit de l’auteur », si bien que le lecteur ne sait jamais vraiment, quand il suit la pensée d’Isabelle Eberhardt, si celle-ci n’est pas déjà malaxée par Victor Barrucand, l’absent resté loin de la voyageuse solitaire.

Maison de mikado, de nougat et de pain d’épice, attention au rayon de soleil qui te grignotera !

Man Ninotte demeura en dehors et nous en protégea.

Entre la pudibonde et la gourgandine, laquelle choisir ?

Le dépôt est toujours de trop, il s’encombre de lie et de breloques. Il reste au salon quand tout le monde est parti se coucher.

Revenons à Henri Dès. L’été a de l’avance. Demain, c’est l’hiver. Profitons de ce sorbet citron qu'est gelé comme un glaçon qui fait froid le long du cou et qui fait des frissons partout.

Travail autonome : ils le sont plus que moi.

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Faire de la poésie en insultant un sultan ?

Faire des vers en solitaire avec des ténias ?

Que se passe-t-il dans la tête et dans les doigts quand on écrit ?

Il

(cachons l’identité de cet idiot)

Dans l'entre-deux de la bénichon, entre le boire et le manger.

Soixante-sept, double quine, sieben und sechzig, série dix-huit, carton quatre cent huit, la double quine est valable, je marche, je marche, je marche, il a neigé à pattes, septante-quatre, vier und siebzig, je marche, je marche, je marche, il a fallu quand même venir, soixante-quatre, vier und sechzig, qui c’est qui n’en veut de mes volantes, des bleues, des roses, des orange, quarante-huit, acht und vierzig, série Monaco, que le temps est long, les chiffres, les chiffres, les chiffres,…

Février. Le wagon. Octobre rouge. Déjà du sang. Révolution. Prolétariat. Lénine.

Sur l’écran, un fragile à tatouages se lamente dans des rues ravagées par le chômage et le FN.

D’Olten, comme tout un chacun, je ne connais – et encore, sans jamais être sorti du train – que la gare.

Derrière le rideau d’arbres noirs, une ferme se cache. Pour vivre heureux, vivons cachés.

Je retournerai dans mon couvent près de Lille.

Le jour, la nuit et toute une attente silencieuse.

Non, je ne vais pas m’en sortir, puis qu’il ne s’agit pas du verbe sortir. Enfin si, mais en fait non, parce qu’il a changé de groupe.

Il fut un temps où l’on écrivait Nature avec une majuscule.

En ce temps-là, nous la violions déjà, mais elle survivait, force mystérieuse devant qui les poètes se taisaient.

« Il faut tout emporter ! Coffres de toit GAMAPARTS »

On dirait des cercueils. D’accord chérie, on prend belle-maman en vacances.

En existe-t-il encore des vivants, de ces dieux ? Sont-ils tous morts et enterrés ? L’amour aussi ? Les ivrognes ne seront-ils – le mot devient dur à prononcer – plus jamais pieux ?

Triste terrasse, réalisée alors que j'étais enfermé dehors devant chez moi, sans clef, sous la pluie.

Cela paraissait

(il ne faut jamais rien affirmer de façon péremptoire sur un tel sujet)

Rue des kebabs, on refait l’élection truquée en s’empiffrant de sodas qui font roter. On défend Erdogan, le héros qui a redonné sa fierté aux Ottomans.

La rentrée, c'est compliqué.

A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.

Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.