Blog suisse de littérature

Bienvenue sur lie tes ratures

Bienvenue sur lie tes ratures, le blog de mes expérimentation littéraires, où vous pourrez notamment feuilleter mon carnet de bribes et de réflexions diverses, mon album de photos prises à heure fixe, mes pérégrinations diverses ainsi que les livres qui m'inspirent.

 

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Sur le tableau noir nous sont proposés la caresse de Phèdre et les délices de Diogène, le poignard ou le tonneau, le suicide ou la misère.

Ambigu, troublant et mystérieux, presque mystique, ce texte à la première personne, celle d’Isabelle Eberhardt, jeune aventurière en quête de repos, est pourtant double. Un homme l’a retrouvé et l’a complété, réécrit peut-être, en pensant connaître « l’esprit de l’auteur », si bien que le lecteur ne sait jamais vraiment, quand il suit la pensée d’Isabelle Eberhardt, si celle-ci n’est pas déjà malaxée par Victor Barrucand, l’absent resté loin de la voyageuse solitaire.

Maison de mikado, de nougat et de pain d’épice, attention au rayon de soleil qui te grignotera !

Man Ninotte demeura en dehors et nous en protégea.

Entre la pudibonde et la gourgandine, laquelle choisir ?

Le dépôt est toujours de trop, il s’encombre de lie et de breloques. Il reste au salon quand tout le monde est parti se coucher.

Revenons à Henri Dès. L’été a de l’avance. Demain, c’est l’hiver. Profitons de ce sorbet citron qu'est gelé comme un glaçon qui fait froid le long du cou et qui fait des frissons partout.

Travail autonome : ils le sont plus que moi.

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Faire de la poésie en insultant un sultan ?

Faire des vers en solitaire avec des ténias ?

Que se passe-t-il dans la tête et dans les doigts quand on écrit ?

Il

(cachons l’identité de cet idiot)

Dans l'entre-deux de la bénichon, entre le boire et le manger.

Soixante-sept, double quine, sieben und sechzig, série dix-huit, carton quatre cent huit, la double quine est valable, je marche, je marche, je marche, il a neigé à pattes, septante-quatre, vier und siebzig, je marche, je marche, je marche, il a fallu quand même venir, soixante-quatre, vier und sechzig, qui c’est qui n’en veut de mes volantes, des bleues, des roses, des orange, quarante-huit, acht und vierzig, série Monaco, que le temps est long, les chiffres, les chiffres, les chiffres,…

Février. Le wagon. Octobre rouge. Déjà du sang. Révolution. Prolétariat. Lénine.

Sur l’écran, un fragile à tatouages se lamente dans des rues ravagées par le chômage et le FN.

D’Olten, comme tout un chacun, je ne connais – et encore, sans jamais être sorti du train – que la gare.

Derrière le rideau d’arbres noirs, une ferme se cache. Pour vivre heureux, vivons cachés.

Je retournerai dans mon couvent près de Lille.

Le jour, la nuit et toute une attente silencieuse.

Non, je ne vais pas m’en sortir, puis qu’il ne s’agit pas du verbe sortir. Enfin si, mais en fait non, parce qu’il a changé de groupe.

Il fut un temps où l’on écrivait Nature avec une majuscule.

En ce temps-là, nous la violions déjà, mais elle survivait, force mystérieuse devant qui les poètes se taisaient.

« Il faut tout emporter ! Coffres de toit GAMAPARTS »

On dirait des cercueils. D’accord chérie, on prend belle-maman en vacances.

En existe-t-il encore des vivants, de ces dieux ? Sont-ils tous morts et enterrés ? L’amour aussi ? Les ivrognes ne seront-ils – le mot devient dur à prononcer – plus jamais pieux ?

Triste terrasse, réalisée alors que j'étais enfermé dehors devant chez moi, sans clef, sous la pluie.

Cela paraissait

(il ne faut jamais rien affirmer de façon péremptoire sur un tel sujet)

Rue des kebabs, on refait l’élection truquée en s’empiffrant de sodas qui font roter. On défend Erdogan, le héros qui a redonné sa fierté aux Ottomans.

La rentrée, c'est compliqué.

D’emblée, le Dixit Dominus – pas le Messie, jamais chanté –, l’énervement des voix, la jubilation qui transcende cet énervement, l’énergie, la niaque, une musique qui avance, qui emporte le cœur sur son passage, une course folle vers…

Un dinosaure coupé en morceaux traverse le mur de briques. Il me court après. Va m’avaler tout cru.

Théâtre de violence, de misère et de paradoxale gaîté, Les Bas-fonds regorgent de personnages désespérés et rêveurs, cogneurs, alcooliques et philosophes.

Jadis, ce fut un canal. Que dis-je ? LE canal.

Tenez, il y a une place vide deux rangs plus bas…

Les cloches de Noël bientôt sonneront. On fera les cloches sacrément. Salut Marie, comment ça va ?

Ô qu’il est délicieux en ce moment divin

Faire de la musique, faire de la musique (à la place du bain). Est-il une joie plus nécessaire que celle de la musique ?

Clef perdue, natel à plat, sous la bruine, j’attends le serrurier qui ne viendra peut-être pas.

Ni Guillaume ni moi n’y croyons plus. Ce caquètement d’amour transpire – est-ce dans le texte ou est-ce moi qui le souille ? – l’ironie.

Une soirée arrosée : du rhum, un orage, un fantôme, des bougies, Magali, Dany, Lucas, la voix de Juliette et un imbécile qui essaie de filmer.

La loi de 1881

(année bénie s’il en est, puisque gravée dans le marbre par la République une et indivisible)

Portière qui claque, rétroviseurs qui ferment les oreilles, me voilà à la maison où on se salue par des voyelles.

A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.

Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.