Blog suisse de littérature

Bienvenue sur lie tes ratures

Bienvenue sur lie tes ratures, le blog de mes expérimentation littéraires, où vous pourrez notamment feuilleter mon carnet de bribes et de réflexions diverses, mon album de photos prises à heure fixe, mes pérégrinations diverses ainsi que les livres qui m'inspirent.

 

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Vincent Francey

Dans le dixième épisode de mon journal des lectures du moment, j’évoque les livres suivants, qui nous font découvrir l'immeuble le plus fascinant de la littérature française avant d'élargir la réflexion à des globes plus grands et de rencontrer des femmes du temps jadis ainsi qu'un étrange personnage qui vit au centre de la forêt.

1:58 Georges Perec, La vie mode d’emploi, Hachette, 1978.

4:52 Peter Sloterdijk, Globes, Sphères II, 1999 (traduction par Olivier Mannoni, Librairie Arthème Fayard,…

Vincent Francey

Que se passait-il ici au temps de l'épée reine ? La ville se nomme Offenburg mais elle ne fut pas toujours aussi ouverte qu'aujourd'hui. Certains soirs, les étoiles oublièrent d'y briller, les fleurs de ses fenêtres se fanèrent, on creva les pneus des vélos et on fit flotter des drapeaux plus lugubres que ceux-ci. L'Allemagne semble refaite à neuf, elle s'est ravalé la façade, elle a caché ses drames sous ses vasistas. Le voyageur n'oublie pas. L'horloge lui hurle que du temps a passé mais que…

Vincent Francey

Le mâle toujours s’approprie tout. Et il a bien raison. Parce qu’à la femelle, vous lui tendez la main, elle vous bouffe le bras. Alors, mieux vaut que ce soit l’homme qui décide et la femme qui obéisse. C’est dans la nature des choses. L’homme pense, la femme dépense, mais toujours avec les sous de l’homme. On a quand même fait une belle connerie en donnant le droit de vote aux femmes, parce qu’on leur a laissé croire que le mâle n’était plus tout à fait dominant et – horreur ! - que la femme…

Vincent Francey

Le tango se danse en tirant la gueule. Celui-ci ne se danse pas, il se meurt. La voix tragique se souvient d’un temps qui fut le bonheur mais ce temps n’est plus et la voix ne pleure pas, elle murmure les souvenances d’un cri étranglé dans sa gorge éteinte. Soudain, le hurlement naît, remeurt, revit puis il sombre pour de bon. Infinie mélancolie.

Vincent Francey

Évitons d’en commettre une, car la coquille sans sa queue devient aussitôt coquine eunuque unique niquedouille. Le pèlerin se prend les pieds dans sa bur(n)e et Compostelle s’éloigne du sagouin aussi vite qu’un escargot avec un pied bot fuit les avances déplacées d’une limace gonflée de sel. Bref, la coquille de l’œuf à la coque pousse un cri plus terrible que le hurlement de l’étalon qu’on émascule.

Vincent Francey

Faut-il supprimer Benolon des tacons ? Déjà qu’il passe en coup de vent et sous le train. Peut-être faut-il au contraire, amplifier son histoire, la relier à celle de l’homme à la valise. Est-il lui aussi une victime du sacristain ? Son suicide prendrait plus d’importance. À réfléchir. Écrire un roman suppose des sacrifices. Il y a des personnages qu’on aimerait ajouter mais le monde est déjà trop peuplé. Alors on coupe des têtes. Au fond, dans L’homme à la valise, j’en suis au choix de la…

Vincent Francey

Deux millénaires puis : Zumwald Transports, Landi, Nespresso.

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Chanson sourde d’autoroute et les oiseaux s’égosillent.

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Des grappes de villages à deviner : Saint-Aubin, Missy, Villars-le-Grand.

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Terrain de foot interdit, sauf aux tondeuses.

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Noirceur de la terre : promesse de couleurs.

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La Promenade des 2000 ans a été baptisée le 22 mai 2015 par le Conseiller fédéral Alain Berset aussi lentement que possible et aussi lentement que nécessaire (les…

Vincent Francey

Le temps de lire, je suis prophète. Le temps de lire, j’ai cherché la fiancée perdue, celle qu’on prénommera Lou et qui sera poésie. Poésie ou prophétie, ce furent les mêmes ondes, ce furent les vitesses des villes et les lenteurs des dimanches, ce furent ces soleils arrachés et ces ombres solides, poésie ou prophétie, je me sentais décoller, la chaise où j’étais assis, c’était tapis volant, je sentais que j’étais le poète, que j’étais le prophète, que j’étais le dieu et je lisais sans songer…

Vincent Francey

Retour du récit improvisé à ma fenêtre, désormais derrière la vitre d'une nouvelle fenêtre, à Montagny-la-Ville, où il faut attendre le déconfinement.

Vincent Francey

Votre Honneur, je me dois en mon âme et conscience d’interrompre les propos superfétatoires et largement infondés, il faut bien l’admettre, de mon préopinent, dont bien évidemment je ne saurais remettre en cause ni la haute idée qu’il se fait de la justice, bien qui celle-ci s’avère bien inférieure à celle qu’il se fait de lui-même, ni l’indéniable humanisme dont mon honorable confrère sait saupoudrer les mielleuses paroles qu’il susurre à l’oreille des jurés afin de les induire en erreur, ni…

Vincent Francey

Toi qui marches dans le vent – chanson du vent chanson du micro – toi les clochettes toi les chaussures, vers où marches-tu ? Toi qui marches dans le vent – seul ? – qui sont ces gens ? Toi qui marches dans le vent, toi qui salues, toi dis-moi tu vas où, toi dis-moi quelle est la musique qui surgit, toi dis-moi ces gens soudain là, toi dis-moi le vent qui se lève et toi qui marches vers où redis-moi le vent, les clochettes, les voix d'enfants, toi le vent dis-moi toi, toi qui marches sur qui sur…

Vincent Francey

Général et diplomate. Est-ce possible ? Où ? Le dictionnaire renonce à établir une nationalité. Général et diplomate à la fois, nous pouvons donc affirmer que c'est impossible, à moins d'être belge avant que n'existe la Belgique et grand d'Espagne et député de la noblesse aux État Généraux de 1789 et révolutionnaire aux Pays-Bas avant de passer au service de l'Autriche. Bref, les technocrates européistes de Bruxelles (Arenberg y est né puis il y est mort et entre deux il a un peu voyagé) sont à…

Vincent Francey

Dans le neuvième épisode de mon journal d'écriture livresse d'écrire, il est question de ce que le confinement change (ou pas) à l'écriture. J'en profite également pour faire le point sur les projets en cours.

Vincent Francey

C’est pas l’homme qui fait la vallée… C’est l’homme qui refait la vallée, qui terrasse la falaise effondrée et qui dompte le dragon d’eau. Et c’est la femme qui nettoie les restes des hommes de midi et qui sourit aux trois vieilles batoilles qui s’éternisent et qui ferme les parasols au fur et à mesure que le soleil se cache et c’est toujours la femme qui sert de la bière de soif aux promeneurs du dimanche, mais c’est jeudi et les vieilles, qui ne savent plus quoi se raconter, s’en vont. Seul…

Vincent Francey

Voici ma lecture commentée d'un extrait du livre L'Empire du Bien de Philippe Muray, publié en 1991, en écho avec le confinement actuel.

Vincent Francey

Où est le savoir ? Caché derrière les arbres ? Coincé dans de lugubres laboratoires ? Planqué dans les prisons du sol ? Noyé dans le lac au fond ? En panne de vélo ? Soufflé comme feuille morte au vent d’automne ? En soucoupe volante ? Au parking ? Dans les lampadaires éteints ? Dans les nuages de ma tête ? Qui sait où s’est perdu le savoir ?

Vincent Francey

Tout fait croire cependant que c’était la Sémillante puisque une demi-heure après le berger des îles a entendu sur ses roches… Néanmoins, un quart d’heure plus tôt, le marin des montagnes a entendu sous les roches… Pourtant, on aurait pu croire que ce n’était pas la Sémillante puisque cinq minutes plus tard le gardien de phare a vu sur la terre… Toutefois, il était certain que c’était la Sémillante puisque dix ans plus tard le vacher de rivière a vu sous la terre… Tout porte à croire a contrario…

Vincent Francey

Le corps de Madonna a eu été chanté de façon moins lugubre. C’est la preuve qu’il vieillit.

Vincent Francey

A l’heure où le latin devient une langue deux fois morte (sa deuxième mort étant un assassinat dont les coupables courent toujours), il est plus que vital, au moins deux fois, de néolatiniser nos mots de tous les jours ployant sous le joug (du latin jugum, i, n., qui signifie aussi,cela ne s’invente pas, les liens du mariage ; merci au passage au bienheureux Félix Gaffiot ressorti du fin fond des ruines de ma bibliothèque et merci bien évidemment à madame Braillard) de l’assaut…

Vincent Francey

Dr House et L’archipel du goulag, matinée où l’humain sombre. Les gens mentent. Le diagnostique est certain. Ils mentent sous la torture ou sous la peur. Ils mentent pour torturer ou pour faire peur. L’humanité mérite-t-elle d’être sauvée ? Y a-t-il un seul juste dans Sodome et Gomorrhe ? Quelques-uns, rares, ne se sont pas laissé faire. Quelques-uns avaient la force de cette enfant cancéreuse qui accepte de vivre encore un peu son martyre par amour pour sa mère. Les autres sont brisés. Ils…

Vincent Francey

Cri frissonnant d’un animal, de milliers d’animaux en chœur, chant strident sur basse tronçonneuse, bourdons et grincements d’oiseaux, clapotis, insectes, grillage vibrant à la ferme d’à côté.

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Paradis pour l’œil scrutateur. Le mien se contente de noter au hasard : cumulus dans l’eau, un oiseau noir – une poule d’eau ? – mais les sons sont trop étranges pour que l’œil réussisse à voir. Il y a eu je crois une grenouille puis ça a klaxonné au loin. Il y a eu aussi, tout près, une abeille.…

Vincent Francey

Toc toc qui es-tu toi qui me lis ? Toc toc es-tu la petite souris ? Si c’est oui, je connais une petite fille qui a perdu ses deux dents de devant. Toc toc les deux morts qu’on emporte ce ne sont que les deux dents de devant qui ont quitté cette petite fille que je connais. Toc toc dis-moi petite souris aimes-tu les lys que j’ai cueillis pour toi dans mon jardin ? Toc toc je connais un petit garçon un peu flétri dont le cœur trotte trotte trotte quand frappe à sa porte une petite souris.

Vincent Francey

Voici quelques moments et quelques mots filmés lors d'une promenade en forêt.

Vincent Francey

J’ai été et je demeure extrêmement heureux, voire follement enthousiaste, voire définitivement en extase parce que, alors que je m’attendais à retrouver les mièvreries dont tu es coutumier – je t’aime, je t’adore, je serai toujours là pour toi, rien jamais ne nous séparera, tu es mon âme sœur et autres balivernes insupportables à tout être rationnel qui tient à garder la tête sur les épaules –, j’ai donc été agréablement surpris, voire tout à fait ébaubi que dans la très excellente et lugubre…

Vincent Francey

Il y a de la friture dans la sainteté, des ailes de poulet dans l’envol, des quintes de toux parallèles, des coups de vent dans les voiles divines, il y a des voix qui dérapent, il y a l’imperfection humaine bien sûr, des vibratos, des fatigues, des hésitations, des déséquilibres, il y a tout ça et il y a la fragilité du chant mortel, mais tous ces il y a ne sont rien parce qu’il y a Schubert et parce qu’il y a Pascal. Avec ces deux-là, il y a la ferveur, la contemplation et la joie profonde de…

Vincent Francey

Peintre-colère, je lis le nom, j’ignore les toiles, je vois du rouge, du sang et des corps démembrés, puis je lis les dates, je me calme, je vois des droites et des dorures qui me rassurent : je peux enfin aller y voir de plus près et je tombe sur une allégorie de la grammaire qui me laisse songeur. J’aurais tant aimé trouver du rouge, du sang et des corps démembrés, même si la grammaire est une forme de torture qui vaut largement l’écorchage à vif et le pal.

Vincent Francey

Dans le quarantième-et-unième épisode du vlog le journal recalé, je vous emmène au pied de la tour de Montagny en musique avec Yorkshire Ballad. Cette vidéo est dédiée à la mémoire de notre très cher ami Martin, qui vient de nous quitter.

Vincent Francey

Il faudrait, se sont-ils dit, recréer le jardin d’antan, vous savez, celui du paradis, celui d’Adam, celui d’Eve née de sa côte, celui du serpent tentateur, du pommier et du tournesol, celui d’un temps sans mauvaises herbes ni mauvaises graines, vous savez, l’époque des barbus à vélo et des chevelus nonchalants. Vous vous souvenez, c’était avant l’anthropocène, avant la fission nucléaire, avant le capitalisme carnassier. Dans un premier temps, rêvent-ils, il faudrait que les gens restent…

Vincent Francey

Voici quelques réflexions sur mes lectures du moment, où il est notamment question de femmes et de silence dans les livres suivants (ci-dessous minutés) :

1:19 Georges Perec, W ou le Souvenir d'enfance, Éditions Denoël, 1975

8:12 Michelle Perrot, Les femmes ou les silences de l'histoire, Flammarion, 1998

11:31 Gustave Flaubert, Madame Bovary, Le livre de poche, 1961 (première édition en 1857)

13:35 Peter Sloterdijk, Bulles, Sphères I, 1998 (traduction d’Olivier Mannoni, Librairie Arthème…

Vincent Francey

Le bonnet bleu – est-ce un bleu bonnet ? – c’est pour jouer qu’il fait froid, mais ici tout est chaleureux, les sourires comme les portes, et la cohue et les chaises vides et tout fond sous le soleil d’Afrique. Ce qui demeure ce sont vastes touffes, demi-visages, ombres d’enfants heureuses – les ombres – d’enfin sortir au grand air par le toit entrouvert sur la récréation où l’on jouera qu’on joue dans la neige.

Vincent Francey

Failloubaz se rendit alors à Paris chez le représentant de Santos-Dumont. L’envol d’Avenches ne se fit pas sans peine. La Demoiselle semblait réticente : qui était ce Santos-Dumont ? Grandjean qui la trifouillait afin qu’Ernest pût l’enfourcher sans anicroche fit semblant de n'avoir rien entendu. Est-ce que c’était un Argentin ou un Picard ? peut-être un Catalan ? un Savoyard ? Qu’importe, lui finit par lui répondre René, c’est à Paris qu’il vit et toi et Failloubaz, vous allez voler jusqu’à…

Vincent Francey

Les héros flapis avancent à pas de saucisson sur un sol mou, ils glissent mais tomberont-ils ? Ils se casseront la margoulette sur une horde d’insectes lents. Tir au laser : les bestiaules excitées s’envolent en fumette. Dirait-on qu’elles meurent à petit feu follet ? Marche funèbre, macabre espérance, tu peux reprendre la quête du gras. Game à moitié over, tout au long du monde à l’envers clignotent des clarinettes violettes.

Vincent Francey

– Avec, est-ce que c’est bio ? – Biochimique, répondent les savants. – Sans, est-ce que c’est bon ? – Difficile, répondent-ils. – J’ai vécu trente-sept ans en ignorant ce qu’était le diphényle, est-ce que c’est grave docteur ? – Êtes-vous un citron ? – Je l’ignore. – Si vous l’êtes, vous êtes bio. – Est-ce que c’est beau pour un citron d’être bio ? – Je l’ignore. – Et si je ne suis pas un citron, c’est bon quand même ? – Difficile à dire : est-ce que vous vous trouvez beau ? – Je l’ignore. –…

Vincent Francey

Le lundi de bénichon digère. Il a mal au dos. Il bâille. Je me suis senti de la campagne le temps d’un week-end. J’ai revu Ducrot, le crâne toujours plus lisse, Pompon, fidèle à lui-même, plus paysan que jamais, quelques filles qui se pâment – il en existe encore – devant Patrick Bruel et en fin de soirée Petit Dougoud. Il y avait aussi A. Comme un fantôme. On fait comme si. Invisible. Toujours timide. Jolie. J’étais fou. La Suze, bien sûr, à flots, descendre par le Rio, café noir, les enfants…

Vincent Francey

La solitude n’est supportable qu’en forêt.

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Chant de chute d’eau et de coucou parmi ce qui pépie.

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Anémones, primevères, pâquerettes, c’est la saison où tu sais le nom des fleurs.

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Graver dans la molasse des signes d’absence qui nous survivront.

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Cette envie de caresser la mousse aux souches des foyards.

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C’était le chemin de la marche de Tours. Je n’ai pas retrouvé les médailles en déménageant. Il y avait une ville par année. J’ai eu Rome, Madrid,…

Vincent Francey

Le jour où les fantômes se suicideront, ce sera un soir. Le jour où les fantômes se suicideront, ce sera une nuit, ce sera cette nuit métallique où tu n’auras plus tes yeux. Le jour où tu n’auras plus tes yeux, ce sera un soir et plus personne ne priera. Le jour où tu n’auras plus tes yeux, ce sera une nuit, ce sera la nuit, ce sera le noir. Ce jour-là n’abolira pas le hasard. Je te dirai : vois. Tu me diras : quoi ? Je te dirai : les oiseaux. Tu me répondras : galeux.

Vincent Francey

Petite vidéo du quotidien avec livres dans les cartons après le déménagement et la valse du Parrain de Nino Rota.

Vincent Francey

Les conditions atmosphériques étant au beau fixe selon les observations que nous effectuons en ce moment même en mettant le nez à la fenêtre et en découvrant à notre grande surprise un ciel d’un bleu merveilleusement laiteux, nous ne pouvons désormais plus douter du succès imminent de notre modeste entreprise, qui consiste, rappelons-le même si je pense que désormais tout le monde est au courant, à sortir enfin de notre terrier pour redécouvrir le vaste monde qui si longtemps nous a été interdit…

Vincent Francey

Dark Vador au Moyen-Âge, ça sentirait pas un peu l’arnaque ? Et d’abord est-ce que Moyen-Âge ça veut forcément dire Irlande ? Et puis vous ne trouvez pas ces violons un rien lancinants ? Pas terrible, vous dites ? Disons plutôt légèrement répétitifs. Très légèrement. Le Moyen-Âge, c’est quand même pas un millénaire de cette signoule ? Si, et c’était long, le Moyen-Âge – surtout vers la fin – et c’était soulant, surtout après des hectolitres d’hydromel. Soulant pas qu’un peu, vous dites ? Vous…

Vincent Francey

Que se passe-t-il en ce moment à Kamechliyé ? Ou peut-être faut-il écrire Qamichly ? Deux écritures, ce sont deux mondes, lesquels ? Je lis : ville de Syrie, à la frontière turque. La question revient : que se passe-t-il en ce moment à Kamechliyé ? Je lis : Erdogan ! Qu’est-ce qu’ils t’ont fait, ces enfants ? L’article – c’est le plus récent, semble-t-il – date du 11 octobre 2019. Les forces turques viennent de prendre la ville. La question revient : que se passe-t-il en ce moment à Kamechliyé ?…

A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.

Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.