Blog suisse de littérature

Bienvenue sur lie tes ratures

Bienvenue sur lie tes ratures, le blog de mes expérimentation littéraires, où vous pourrez notamment feuilleter mon carnet de bribes et de réflexions diverses, mon album de photos prises à heure fixe, mes pérégrinations diverses ainsi que les livres qui m'inspirent.

 

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Vincent Francey

Quelques réflexions sur mes dernières lectures :

1:10 Daniel Mariano, à hauteur de silence, EEF, 2004.

9:23 Jérémie Tholomé, La Fabrique à cercueils, MaelstrÖm reEvolution, 2020.

20:28 Florian Illies, 1913, Chronique d'un monde disparu, libres Champs, 2020 (première parution en 2012), traduit de l'allemand par Frédéric Joly.

Vincent Francey

Voici quelques réflexion à propos de mes trois dernières lectures :

Robert Walser, Seeland, Éditions Zoé, 2005 (première édition en 1920), traduit de l'allemand par Marion Graf.

Turf, La nef des fous, Delcourt, 1993-2009.

Philippe Thirault (scénario) et Laura Zuccheri (dessin), Retour sur Belzagor, d'après le roman Les profondeurs de la terre de Robert Silverberg (1970), Les humanoïdes associés, 2017.

Vincent Francey

Quelques réflexions sur mes dernières lectures :

1:08 Ella Maillart, Croisières et caravanes, Éditions du Seuil, 1951 (réédité en 2017 aux Éditions Payot & Rivages), traduit de l'anglais par Gabrielle Rives.

5:53 Marie-Monique Robin (avec la collaboration de Serge Morand), La fabrique des pandémies, Éditions La Découverte, 2021.

17:55 Brigitte Fontaine, La vieille prodige, Le Tripode, 2021.

 

Vincent Francey

À la lettre F de Je de mots, mon dictionnaire intime, il est question de foule, mais aussi de giron.

Vincent Francey

Quelques réflexions sur mes trois dernières lectures :

Thomas Déri et Francis Dupuis-Déri, L'anarchie expliquée à mon père, Lux Éditeur, 2014, 2018.

John le Carré, La constance du jardinier, Édition du Seuil, 2001, traduit de l'anglais par Mimi et Isabelle Perrin.

Wilfrid Lupano et Relom, Traquemage, Éditions Delcourt :

I - Le serment des pécadous, 2015

II - Le chant vaseux de la sirène, 2017

III - Entre l'espoir et le fromage, 2019.

Vincent Francey

À qui est-ce que je m’adresse quand j’écris ? Écrire : verbe intransitif, verbe sans adresse. J’écris, c’est tout. Je n’ai pas à me soucier d’à qui j’écris. Pourtant, en réalité, écrire n’est jamais intransitif. J’écris quelque chose et écrivant quelque chose j’écris à quelqu’un, mais à qui ? Mes lectrices, mes lecteurs, celles et ceux à qui je m’adresse n’ont pas de visage -– on commence à avoir l’habitude de l’effacement des visages -– je m’adresse à des formes floues, à des silhouettes, à des…

Vincent Francey

Quelques réflexions à propos de mes trois dernières lectures :

Émile Zola, Nana, dans Les Rougons-Macquart II, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1961 (première édition en 1880).

Milène Tournier, L'autre jour, Éditions Lurlure, 2020.

David Collin, Vers les confins, voyages, dérives, épiphanies, Hippocampe éditions, 2018.

Vincent Francey

On écrit seul. J’écris seul. Paradoxe : je m’adresse à. À qui est-ce qu’on s’adresse quand on est seul ? Je m’adresse à mon double et je me sens moins seul. Mon double, mon lecteur, mon frère (j’en ai deux, de frères, mais un seul peut me lire). Comment, quand on écrit, sortir de la solitude ? On publie, on a des lecteurs réels, ce ne sont plus des doubles, ils existent, ils ont le livre en main, ils parcourent le billet de blog, ils me lisent et parfois ils me le disent et la solitude de celui…

Vincent Francey

Quelques réflexions sur mes trois dernières lectures :

Leslie Kaplan L'excès-l'usine, P.O.L., 1982.

Pascal Quignard, La Raison, Le Promeneur, Quai Voltaire, 1990.

Juliette Cortese, X tentatives pour continuer le présent, Gros Textes, 2021.

Vincent Francey

Quelques réflexions sur mes trois dernières lectures :

Anna Jouy, Ciseaux à puits, Polder 137, Décharge et Gros Textes, 2008.

Jacques Chessex, Pardon mère, Grasset, 2008.

Anthony Galluzzo, La fabrique du consommateur, une histoire de la société marchande, Zones, Éditions de la Découverte, 2020.

Vincent Francey

Un blog, est-ce un livre ? en est-ce l’échec ? en est-ce le laboratoire ? le complément ? le préalable ? la suite ? L’écrire-blog et l’écrire-livre sont-ils complémentaires ou antagonistes ? Après l’atelier Écrire la ville, durant lequel je me suis mis à arpenter ma ville en long en large et en travers, je me suis retrouvé avec une masse de textes dont je ne savais que faire. Un livre ? plusieurs livres ? autre chose ? rien du tout ? Comment relire cette somme anarchique de textes accumulés ?

Vincent Francey

Voici quelques réflexions sur mes trois dernières lectures, entre poésie et bande dessinée :

Thomas Vinau, Le coeur pur du barbare, Le Castor Astral, 2021

Gustave Roud, Essai pour un paradis, suivi de Pour un moissonneur, Éditions Zoé, 2021 (textes de 1933 et 1941)

Edgar P. Jacobs, S.O.S. Météores, Éditions BLAKE & MORTIMER, 2014 (première parution en 1959).

Vincent Francey

Dans la nouvelle formule de mon journal de lecture, j'évoque les trois derniers livres que j'ai terminés :

Karl Ove Knausgaard, Comme il pleut sur la ville, Mon combat, livre V, Éditions Denoël, 2019 (édition originale 2010), traduit du norvégien par Marie-Pierre Fiquet.

Mathias Enard, Le Banquet annuel de la Confrérie des fossoyeurs, Actes Sud, 2020.

Laura Kasischlke, Rêves de garçons, Christian Bourgois éditeur, 20007 (édition originale 2006), traduit de l'anglais (États-Unis) par Céline…

Vincent Francey

Se replonger dans des écrits anciens. Cette vie-là, est-ce que c’est ma vie ? Ce type qui écrivait déjà, si maladroitement, est-ce ce même type qui essaie toujours d’éviter les maladresses ? Quels sont les échos, les dissonances, les résurgences ? Seulement quelques extraits (laisser secrètes mes amours adolescentes), des bribes de passé qui remontent, des mots qui ont été écrits par qui ? Toujours cette drôle d’idée que ce n’est pas moi.

Vincent Francey

À la lettre E de Je de mots, de mon dictionnaire intime, il est question du mot élève.

Vincent Francey

À l'occasion du deux-centième anniversaire de la naissance de Charles Baudelaire, voici la lecture d'un petit poème en prose.

Vincent Francey

Lecture d'un Love song (le premier) du recueil Le Dehors et le Dedans du poète, écrivain et voyageur suisse Nicolas Bouvier.

Ce poème a été écrit à Nakano-ku, Tokyo, en février 1965. Le recueil Le Dehors et le Dedans a été publié aux éditions Bertil Galand en 1982.

Vincent Francey

Lecture du poème Tristesses de lune, des Fleurs du Mal de Charles Baudelaire.

Où l'on apprend que les vers d'oreille ne sont pas solitaires.

Vincent Francey

Tu fais le vide, tu laisses place à la musique, tu te mets à son service, tu respires, tu déplies ton bras, tu joues. Tu luttes face aux larmes qui montent, tu les enserres dans les cordes du violon, tu n’es que musique, tu te le répètes sans cesse : je ne suis que musique. Tu t’efforces à ne penser à rien d’autre : la musique, seulement la musique. Tu oublies ton pays, tu oublies ta langue, tu abandonnes ta famille, les sanglots de ta mère, le père, le frère parti pour la guerre, tu ne dois…

Vincent Francey

Lecture d'un poème de Jacques Prévert, tiré du recueil Choses et autres, publié en 1972.

Vincent Francey

Dans le quinzième épisode de mon journal de lecture, il est question des livres suivants :

2:17 Olivia Rosenthal, Éloge des bâtards, Éditions Gallimard, Verticales, 2019.

10:08 Karl Ove Knausgaard, Comme il pleut sur la ville, Mon combat, livre V, Éditions Denoël, 2019 (édition originale 2010), traduit du norvégien par Marie-Pierre Fiquet.

17:20 Émile Zola, Une page d'amour, dans Les Rougons-Macquart II, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1961 (première édition en 1879).

28:36…

Vincent Francey

La S30 de 9h24 à destination de Fribourg aura un retard d’environ – une pause – douze minutes. Prendre la voiture ? Cette situation est due à un problème technique. Attendre. Les passagers – c’est toi – à destination de Grolley, Belfaux CFF, Givisiez, Fribourg – c’est bien toi – sont priés de – tu n’as pas compris – la S30 de 9h34 à destination d’Yverdon-les-Bains – ce n’est pas toi – aura un retard d’environ – forcément puisque le train d’avant – douze minutes. Cette situation est due à…

Vincent Francey

Lecture d'un poème tiré du recueil "Ce qui fut sans lumière" d'Yves Bonnefoy, paru en 1987.

Vincent Francey

Lecture du poème "Fragments de masque", tiré du recueil Proêmes de Francis Ponge.

"Fragments de masques" a été écrit en 1924 et Proêmes publié en 1948.

Vincent Francey

À la lettre D de Je de mots, mon dictionnaire intime, il est question du verbe discuter.

Vincent Francey

Ainsi donc, les jours où tu te remets à ton journal – ce matin parce que, mais c’est trop chaud, trop intime encore, l’intimité ne serait-elle rien de plus qu’une question de temps qui passe ? – tu te replonges dans tes journaux de jadis. Deux blocs de journaux, l’actuel, dès 2014, sporadique. Le tout vieux, appliqué : 1998-2002. Des renaissances en périodes de crise aussi, tu ne sais plus où ça se trouve, mieux vaut peut-être laisser cela enfoui. Dans le journal récent – celui où ton écriture,…

Vincent Francey

Un train. Départ : dix-sept heures dix-sept. Arrivée : dix-sept heures trente-quatre. Superposer les conversations. Il fait comme eux. La tête penchée en avant, le petit appareil dans les mains, il agite de temps en temps les doigts pour passer inaperçu mais il n’a appuyé qu’une fois sur le bouton, le rouge, celui du dictaphone, à dix-sept heures dix-sept précises. Il appuiera une seconde fois dix-sept minutes plus tard, à dix-sept heures trente-quatre, puis il descendra. Geste répété chaque…

Vincent Francey

Le car est arrêté au milieu de nulle part. Négociations, menaces, bakchichs. On attend. Puisqu’on est arrêté, on prend des notes : trois poteaux, quelques maisons basses, des fils électriques, des canettes vides, des déchets au bord de la route. Aucun être humain, semble-t-il, mis à part ces deux flics. La peinture, jaune, a été refaite, le toit est neuf, il fait beau temps, le ciel est tacheté de nuages blancs, c’est un ciel ordinaire, le même qu’ailleurs, mais la terre est rouge, de ce rouge…

Vincent Francey

Soudain. Continus, lisses, solides. Puis le souffle, le chaud, le bruit. Soudain. Vrac, écume, tout est aplati, l’ici est ailleurs. Soudain. L’ordre n’est plus. Des ombres figées, des os, des résidus étalés. Soudain. Le silence. Tout s’est tu. Tout a bougé si vite que – soudain – plus rien ne saurait bouger jamais. Soudain. La fin, le début, que s’est-il passé ? Cela fut si rapide. Puis rien. Vraiment rien.

Vincent Francey

Coupure puis tas. Précipice puis dégringolade. Lentement descendre puis ce sont ceux d’après au-dessus de nous qui descendent. Au début, brûlure. Ensuite, pourrissement. L’immobilité, longtemps, tout est noir, tout est lourd, on est mort. Puis ça remue, ça s’écroule, ça s’envole, on est à l’air libre un instant, ça nous tombe dessus, les autres viennent aussi, on est à nouveau dans le noir, dans le lourd mais ce n’est plus la mort, ça vibre, ça s’envole une seconde fois, on a le ciel au-dessus,…

Vincent Francey

Est-ce ici ? Est-ce là ? Précipitation. On l’a entendu. C’est grand, il faut suivre, on suit puis on a à manger. Où est-il ? Perdues. Encore à manger. Pour le liquide : lever la tête. Baisser puis lever puis baisser puis lever, on n’arrête pas. Ça bouge. Arriver avant l’autre. Pas touche. Il suffit de lever la tête et ça glisse. D’un côté quoi ? De l’autre côté quoi ? Peu importe. On mange. On boit. On suit le grand, ça va vite, on n’a pas vu la chose en face, c’est où qu’on va ? On suit, on a…

Vincent Francey

Il doit bien avoir un défaut, ce visage si beau, lui dit-il. Rien ne bougea. Il se rapprocha. Elle ne recula pas. Il doit bien y survenir quelque accident. Il se rapprocha encore. D’elle ce fut seulement le visage puis ce fut seulement la peau et cette rougeur sur la joue, puis ce fut la joue qui s’effaça : ne resta d’elle que le rouge, un rouge lisse et soyeux qui sentait le savon, un rouge de plus en plus rouge qui ne bougeait pas, un rouge désespérément lisse et soyeux, un rouge propre, un…

Vincent Francey

Lecture d'un poème de l'auteur suisse Philippe Jaccottet, "Plaintes sur un compagnon mort", tiré du recueil Pensées sous les nuages, publié en 1983.

Philippe Jaccottet est né en 1925 à Moudon et décédé le 24 févrer 2021 à Grignan.

Vincent Francey

Un rayon de soleil pris dans le pli du rideau, des salissures sur la vitre, un peu de neige sur le bosquet, une échelle à l’horizontale, un toit, des branchages, un ciel laiteux, l’en-dehors petit à petit devenu plus clair, la neige s’apprête à fondre, un fil de toile d’araignée, le jeu vague du rideau qui bouge à peine – peut-être ce rien n’était-il qu’un oiseau – et lentement le dedans qui revient, le gond d’une porte d’armoire, une poignée, des nœuds dans la boiserie, toi. Tu es debout, tu…

Vincent Francey

Faire le mur, le refaire ainsi qu’il fut, en fond d’écran, derrière le buste parlant. La pierre est fausse, froide, elle est douce aussi, elle obsède. Tons dans les gris-beige, monotonie, un début d’ennui puis on débordera du cadre, on ajoutera du bois noueux et des griffes sur le parquet, de la poussière dans les coins, du moisi sur le crépi. De l’autre côté de la toile, un autre cadre, des lumières découpées en carreaux variés, petits paquets de ville que la vitre atténue, il suffirait de…

Vincent Francey

Vincent Francey

Quatorzième épisode du journal de mes lectures du moment :

2:31​ Émile Zola, L'Assommoir, dans Les Rougons-Macquart II, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1961 (première édition en 1877).

12:58​ Joseph Ponthus, À la ligne, Feuillets d'usine, Éditions de La Table Ronde, 2019.

16:56​ Ian Kershaw, L'Âge global, L'Europe, de 1950 à nos jours, Éditions du Seuil, 2020 (édition originale 2018), traduit de l'anglais par Aude de Saint-Loup et Pierre-Emmanuel Dauzat.

19:58​ Michel Butor, La…

Vincent Francey

Un cheval vert tirant sur le bleu sorti de la cave, on s’y glissait comme dans une robe de bois, deux bretelles sur les épaules, puis c’était le défilé, les applaudissements, des sons cuivrés par devant, des sons boisés par derrière, zizanie de bugles, d’euphoniums, de trombones à coulisse, de saxophones, et nous, nous sommes les chevaux sortis du stand qui marchons vers la victoire et chacun envoie sa boule rouge, sa boule blanche, sa boule noire, pour qu’avancent les petits chevaux du Tirage,…

Vincent Francey

Petit parcours à l'intérieur de mon livre Je de mots, dictionnaire intime, à la lettre C comme clarinette

A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.

Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.