Blog suisse de littérature

Bienvenue sur lie tes ratures

Bienvenue sur lie tes ratures, le blog de mes expérimentation littéraires, où vous pourrez notamment feuilleter mon carnet de bribes et de réflexions diverses, mon album de photos prises à heure fixe, mes pérégrinations diverses ainsi que les livres qui m'inspirent.

 

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Suivez mon journal de lecture, où je propose des réflexions sur les livres.

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Vincent Francey

Dans le quatrième épisode du vidéo-récit "Je reviendrai à Montagny", trois personnages mystérieux explorent un lieu qui ne l'est pas moins : le creux de la Chettaz.

 

Cette vidéo reprend un texte écrit lors de l'atelier d'été "Outils du roman" proposé par François Bon : www.tierslivre.net/spip/spip.php

Vincent Francey

Il est des soirs où l’on ne peut s’empêcher de refaire le monde, tout seul, entre plainte contre l’assassinat de la paysannerie et souvenirs renaissants. J’ai relu – après Maupassant, Une Vie, chef-d’œuvre simple – quelques-uns de mes textes anciens, de ceux dont je me dis qu’il faudrait les publier peut-être, dans un futur toujours reporté. Le Noyer m’a remis en bouche le souvenir du pain de chez Sudan, madeleine de Proust que l’industrialisation de l’alimentaire empêche de renaître. Puis «…

Vincent Francey

Lecture d'un extrait de Cow-boy de Jean-Michel Espitallier, roman paru aux éditions inculte en 2020, dans lequel l'auteur tente de reconstruire la vie de son grand-père Eugène parti aux Amériques faire le cow-boy, c'est-à-dire le vacher, c'est-à-dire, comme mon propre grand-père, armailli.

Vincent Francey

Rapide vidéo inspirée par la machine Pit-Stop de Jean Tinguely, exposée au Musée Tinguely à Bâle.

Vincent Francey

Brève définition du mot pillallon.

Vincent Francey

Dans ce onzième journal d'écriture, je vous présente dix idées de livres à faire.

Vincent Francey

Découvrez mes lectures du moment, entre illusions déjà perdues et combats pas encore gagnés.

 

2:12 Honoré de Balzac, Illusions perdues, Folio, Éditions Galllimard, 1974 (première publication entre 1837 et 1843).

 

8:00 Karl Ove Knausgaard, La mort d'un père, Mon combat, Livre premier, Éditions Denoël, 2012 (édition originale 2009), traduit du norvégien par Marie-Pierre Fiquet.

 

15:20 Ian Kershaw, L'Europe en enfer, 1914-1949, Éditions du Seuil, 2016 (édition originale 2015), traduit de…

Vincent Francey

Troisième épisode de mon vidéo-récit "Je reviendrai à Montagny", aux Roches, au-dessus de Montagny-la-Ville, une réflexion sur les noms d'ici et d'ailleurs, inspirée par la proposition #6 de l'atelier d'été 2020 de François Bon : www.tierslivre.net/spip/spip.php

Vincent Francey

Quels sont mes souvenirs cors de chasse ? Qui sont les tyrans derrière le masque obligatoire ? Quel est le goût du poison doux ? Pourquoi mes amours furent-elles si pathétiques ? Le son du cor au fond de moi crée de trop amples déchirures pour en dire l’origine tragique et le détail grotesque. Tout passe ? Soit. Il faudrait pouvoir vivre sans se retourner. Toi ? Qui ? Déjà l’écho. Moi ? Déjà quoi ? À la chasse, on ne sait jamais qui est le gibier.

Vincent Francey

Voici un petit impromptu avec chenille volante.

Vincent Francey

Voici le deuxième épisode des récits vidéo liées à mon retour dans ma commune d'origine de Montagny, dans le canton de Fribourg. On y entend la célèbre chanson de Montagny et la vieille tour de Montagny, un choeur de dames de l'abbé Bovet, par l'Ensemble vocal Chorège, sous la direction d'Hugo Stern.

Vincent Francey

Voici un ruisseau (les Chaudeires) et quelques mots qui chutent.

Vincent Francey

Mousse sur la souche, chants d'oiseaux et de vent (ma famille de forêt), une bouteille de bière remplie d'eau de pluie.

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Il faut réserver puis venir puis rire puis nettoyer.

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Entrer plus profond dans le bois, s'y blottir, ne pas réagir quand le compteur crie brûlée la soupe. On a retrouvé un squelette d'enfant accroché à un tronc.

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Je me souviens qu'a eu lieu ici un accident de balançoire.

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Puisse un jour la forêt effacer ces papiers colorés.

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Des…

Vincent Francey

Il suffit de regarder.

Vincent Francey

Petit vidéo-poème filmé au bord des l'étang des Gours, au Grabou.

Vincent Francey

Dans les cartons, l’expression est fausse. Sur les cartons serait plus juste, tant il faut camber. Ranger ? Bien sûr. Procrastiner. Déjà deux bibliothèques sont remplies. Romans et poésie. Le reste devra trouver sa case. Peut-être. Le désordre ne doit pas disparaître. C’est l’encombrement qu’il faut supprimer. L’encombrement, aujourd’hui, c’est Morat-Fribourg. La société entière semble prise de courante. Je viens de caquer et je suis rassuré : pas chopé la pandémie. Je rangerai lentement mon…

Vincent Francey

Étrange solitude des hôtels, solitude étrangère avec présences puantes, solitude d’une nuit qu’on paie ailleurs, il faudrait ici faire la liste de mes hôtels, y écrire ces chambres, ces lits doubles, ces bibles sur la table de chevet, les savons dans les salles de bains, le code wifi et la fenêtre avec vue sur qui ? Sur la rue avec passants villes bruyantes, sur la cour avec béton banlieue blanche, sur la plage ou le jardin ou les toits, cette vue sur tout Copenhague à l’hôtel Scandic et la…

Vincent Francey

Saison mentale, Guillaume nous a déjà fait signe, son automne éternel, sa saison mentale, les saisons du dedans, les saisons du dehors, ne sont pas toujours les mêmes. Dehors tous les signes sont printemps. Mais dedans, c’est l’automne. Automne malade. Quel virus ? Quelle pandémie intime ? L’automne déjà là dans le printemps, très loin, très près, au fond du ciel, au fond de soi, l’automne mélancolique où l’on aime – on, ce serait Guillaume et ce serait moi – se vautrer, l’automne mélancolique…

Vincent Francey

I

Me mettre nu, extraire de mes cellules la nudité de mon âme emprisonnée. Nous voilà donc, pour raison de santé, enfermés. Du moins l’étions-nous. Ils disent confinés mais il s’agit bien d’une prison. Je – Guillaume, c’est Vincent – suis devenu quoi depuis que je suis en prison ? Y a-t-il eu en moi un peu de cette mort de Lazare qui refuse de sortir au grand jour ? Les jeunes filles me font peur, les années qui restent et celles qui furent passent à côté du temps confiné. Ma nudité, ma prison,…

Vincent Francey

Béton-Landi, cheminée de forêt.

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Des maisons qui ne sont que des toits.

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Blé bleu.

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Le vent, les oiseaux, la route, un caillou. Seulement ça.

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L’antenne verte, camouflée, se contrefout des branches qui balancent.

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Parcours bleu, parcours jaune, on mesure quoi quand on court ? On se mesure à quoi ? à qui ?

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Par terre : mégots, racines, camomille, pives, plumes, bitume. Puis le heurt du coureur.

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Ciel gris : ne pas l’écrire.

Vincent Francey

Quand j’aimais, un siècle plus tard, quand je n’avais pas encore perdu l’habitude d’aimer, quelque part autour de 2009, un peu avant peut-être, les femmes déjà – les femmes encore – les femmes étaient si belles, les femmes déjà – les femmes encore – les femmes étaient atroces, mais je les aimais, les femmes, autour de 2009, un peu avant peut-être, je les aimais, ces femmes si belles, ces femmes atroces, puis l’heure vint, minuit sonna et les femmes, quand on a perdu l’habitude de les aimer, ne…

Vincent Francey

L’homme, dont nous ne saurions affirmer qu’il est un animal raisonnable ainsi que le prétendent certains observateurs mal informés quant à sa fragile condition de bipède sans aile qui ne pond pas d’œuf, l’homme, ce chef-d’œuvre en péril qui met à lui tout seul – disons plutôt à lui quelques milliards – en péril la planète entière, l’homme, c’est un fait dont ne sauraient douter même les plus sceptiques des philosophes, l’homme n’a qu’à bien se tenir s’il veut survivre aux catastrophes qui le…

Vincent Francey

Les cigarières de chez Juan March Ordinas (source : Le coin de Miguel Monjo sur le site Oran des années 50)

Fumer tue. Fumer, c’est monter vers les cieux. Monter ? Les cigarières ont peur. Elles ont lu la propagande, vu les poumons noircis et les trachées tranchées, alors elles n’ont plus cœur à fumer et elles peinent à prononcer ce mot tabou parce que fumer tue, c’est écrit sur les paquets, alors les voix se voilent, elles ont besoin de tousser, elles se disent que c’est déjà le cancer qui vient et que les cieux, non merci, on a le temps, on montera, d’accord, mais lentement, en temps voulu, non…

Vincent Francey

Dans la Cité-État du Vatican, un monsieur qu’on appelle le pape est debout sur son balcon. Ce monsieur le pape porte une grande robe blanche et il parle en latin. Il dit quoi, en latin, ce monsieur le pape de la Cité-État du Vatican dans sa grande robe blanche ? Il annonce la bonne nouvelle, ce monsieur le pape de la Cité-État du Vatican dans sa grande robe blanche. Et la bonne nouvelle qu’il annonce, ce monsieur le pape de la Cité-État du Vatican qui parle en latin debout sur son balcon dans sa…

Vincent Francey

Dans le neuvième épisode de mon journal d'écriture livresse d'écrire, j'expose l'avancement du chantier dans le livre qui sera issu des articles diconner.

Vincent Francey

Le serveur de ménage passe la poussière sur les couveuses à lampes. Une noiraude a trouvé un moyen de larguer le lourdaud qui la talonne. Une copine à l’autre bout du fil sans fil prétend en rigolant que son père est mort et qu’elle a dû piquer son chien. Je suis désolée, dit la noiraude. Pour le chien. Le mec ne dit rien. Il accuse le coup. Je suis désolée, répète-t-elle. Oui, pour le père aussi, bien sûr, pour le père aussi. Le mec ne dit rien. Ça me fait trop mal au cœur, ajoute-t-elle. Une…

Vincent Francey

Voici quelques quelques mots et la lecture d'un passage du livre d'Arnaud Cathrine j'entends des regards que vous croyez muets, paru aux Éditions Verticales en 2019.

Vincent Francey

Les allées les venues monacales cherchent l'ombre confidente de l'arbre et la pierre noire de confession et cette joie perdue qui déambula tout au long des longs siècles et jamais ne marcha sur l'herbe divine mais ce sera le soir et l'on rentrera pour vêpres et l'arbre libre rira de tout son être.

Vincent Francey

Il n’attend pas que vous jugiez sa vie, son moi le plus intime. Il attend que vous lui disiez si son ragoût est bien cuit. Cela est certes crucial, car un ragoût pas assez cuit est une malédiction pour les papilles gustatives mais ce n’est pas non plus la fin du monde si son ragoût n’est pas assez cuit et si vous lui dites que sa viande est dure, il s’offusquera peut-être dix secondes ou dix ans mais il vous pardonnera bien que critiquer la cuisson du ragoût d’un tel chef soit un sacrilège…

Vincent Francey

Champ de désolation, chant de lamentation, plainte chaude, ce serait comme si la mélancolie guerrière qui s’achève hésitait entre chagrin des morts sur la colline et nostalgie des combats trop tôt achevés. Honegger donne toujours à la guerre des airs de fête. Quand le sang a assez coulé, quand le fruit est assez rouge, il dépose dans la voix de la femme restée seule un baiser qui l’endort. L’auditeur rêve alors d’un corps à corps plus tendre encore.

Vincent Francey

Un paysan avait trois fils. Le premier fut professeur, le deuxième fut musicien et le troisième fit ce qu’il put avec des panneaux solaires et des noix de coco. Ce paysan eut aussi trois filles. La première fut vendeuse de serrures et la troisième vendeuse de portes. Entre les deux, il fallut une éducatrice spécialisée pour conseiller à la vendeuse de portes d’épouser un vendeur de fenêtres. Moralité : l’agriculture, comme l’épouse du paysan, manque de bras.

Vincent Francey

Ordre et désordre, nouvel appartement, mariage et corrections, ça s’accélère. Le train-train ne siffle plus. Il s’emballe. Ainsi donc il s’est marié. En musique. Loin des mièvreries habituelles. J’en étais tout ému, moi qui ne crois plus à grand-chose en amour et en foi. Cela sentait si bon l’amour sincère, la rencontre vraie, la vie qui tourne bien, qu’on aimerait que ce soit toujours ainsi. Tout à l’heure, dans Une Vie de Maupassant, alors que je testais le confort d’un nouveau divan, le…

Vincent Francey

Boîte à livres : ruclon à Bibliothèque verte et à Sélection du Reader digest.

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Des cœurs et Sarah, Marilyne, Valérie et le cri de la fontaine et l'égosillement des oiseaux et un message à la population quant à l'élimination des déchets et le calendrier des consultations puériculture et deux cendriers rouges : décor de théâtre avec personnages absents d'adolescentes confinées.

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Deux mots en majuscule : PRIVÉ et ANUS, loin l'un de l'autre.

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Le clocher – un aboiement –…

Vincent Francey

Je suis l’ours qui regarde la lune de miel, je me hisse sur la pointe des pieds, j’ai faim, je saute et resaute à en faire trembler la terre, puis j’avale l’abeille sans le miel car le miel reste au ciel. La lune me sourit, lunatique.

Vincent Francey

Voici une petite vidéo-fable dans laquelle une limace rencontre une rivière.

Musique : La vie qui va (texte d'Emile Gardaz et musique de Dominique Gesseney-Rappo) par l'Ensemble vocal Chorège sous la direction d'Hugo Stern, dont voici la version complète.

Vincent Francey

Je ne savais si ce que je m’apprêtais à lui annoncer susciterait en elle les élans de tendresse et d’affection que j’entretenais la secrète mais tenace espérance qu’elle manifestât, je ne savais non plus dans quelle mesure un tel aveu me rendrait sinon indispensable du moins intéressant – ne demandons pas la lune – à ses yeux – de merveilleux yeux gris tirant sur le vert clair – et j’ignorais tout à fait si elle allait prêter ne serait-ce qu’une oreille discrète aux folles paroles que j’osais à…

Vincent Francey

Bruits de moteurs comiques – fusent les rires – bruits de moteurs impayables – fusent fusent – bruits de moteurs – ouais ouais – bruits de moteurs – rire rire ça fuse – gaz hilarants d’échappement – rire fuse rire – oiseaux – fuse rire fusil – gazouillis moteurs fusent – rire rire échappement – moteurs rire – fusées – rire – sept heures – pas drôle – sept heures.

Vincent Francey

Que reste-t-il de force à la France ? Que lui reste-t-il de liberté ? En ce temps-là, on savait contre qui on se battait : on le reconnaissait à la moustache. Aujourd’hui, l’ennemi sait se faire plus discret. Il est même – et les Forces françaises libres en perdent leur latin – devenu résistant. L’ennemi se tapit dans les poignées de main, il se love dans les caresses, il avance sans masque tout en restant invisible. L’ennemi est plus fort et plus libre que les Forces françaises libres. Alors…

Vincent Francey

Dans le quarante-deuxième épisode du vlog le journal recalé, me voici de retour à Montagny-la-Ville, en quête d'enfance et de musique. Merci aux musiciens de la Concorde et aux gens des Fauvettes qui m'ont permis de trouver encore un peu de vie dans un village devenu dortoir.

Vincent Francey

Un jour, elle est à l’assurance à soixante pour cent, le lendemain à trente, la semaine suivante, elle ne vient que le mardi de onze heures à quatorze heures, comment voulez-vous ? Décidément, le personnel, de nos jours, on peut plus compter dessus, on s’en sort plus et par-dessus le marché t’as les assurances, les médecins, les petits jeunes qui viennent à la carte, ceux qui se cassent le bras ou la tête, ça n’arrête pas. On devrait pas badiner. Tu veux pas bosser ? Congé, terminé, basta. La…

A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.

Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.