Blog suisse de littérature

Bienvenue sur lie tes ratures

Bienvenue sur lie tes ratures, le blog de mes expérimentation littéraires, où vous pourrez notamment feuilleter mon carnet de bribes et de réflexions diverses, mon album de photos prises à heure fixe, mes pérégrinations diverses ainsi que les livres qui m'inspirent.

 

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Vincent Francey

Voici, pour le septième épisode de livresse du mercredi, la lecture du livre Tristes tropiques de l'ethnologue Claude Lévi-Strauss, publié en 1955, aux éditions Plon.

Vincent Francey

Dans le sixième épisode de mes lectures de livresse du mercredi, voici le portrait de la Sarriette, la marchande de fruits du Ventre de Paris d'Émile Zola, un roman paru en 1873.

Vincent Francey

Pour le cinquième épisode de livresse du mercredi, voici la lecture d'un extrait du roman Manhattan Transfer de l'écrivain états-unien John Dos Passos. Manhattan Transfer a été publié en 1925 et traduit en français par Maurice-Edgar Coindreau pour les éditions Gallimard en 1928.

Vincent Francey

Dans le quatrième épisode de livresse du mercredi, je vous propose un extrait d'un texte que j'ai écrit durant l'atelier d'été 2020 proposé par François Bon, Outils du roman, paru dans le livre collectif Tu cherches une salle perdue, où il est question de cinéma et de lunettes 3D.

Vincent Francey

Dans le troisième épisode de mes brèves lectures du mercredi, découvrez un extrait des carnets de la pièce de théâtre de Bernard-Marie Koltès Combat de de nègre et de chien, publiée aux Éditions de Minuit en 1989.

Vincent Francey

Vous n’êtes que des masques sur des faces masquées, vous n’êtes que de étés mourants, vous n’êtes rien, sinistres silhouettes de la deuxième vague qui errez dans les villes éteintes. Ils avaient hurlé Révolution et vous êtes passés sans vous retourner. Ils avaient crié vengeance et vous êtes passés sans frémir. Ils avaient crié et crié encore mais personne n’avait deviné sous les masques leurs bouches déchirées. Personne, dans les villes tapies, n’avait rien vu, rien su, rien voulu. Vous n’êtes…

Vincent Francey

Faisons dans le gentil et le politiquement correct. A l’heure du cynisme roi et de l’UDC à presque trente pour cent, ça fait du bien de faire un peu son gauchiste idéaliste bien-pensant. Bien penser aujourd’hui est mal vu. Il faut penser selon la norme, vite et mal, ruer dans le tas d’immondices, s’indigner devant des photos ou des desssins, cracher son venin sur facebook, affirmer sa haine sans honte, insulter les misérables, leur foutre tous les malheurs du monde sur le dos, se pavaner dans sa…

Vincent Francey

Dans le deuxième épisode de mes lectures du livresse du mercredi, je vous propose un extrait d'Une enfance berlinoise de Walter Benjamin, un texte paru entre 1933 et 1935, ici traduit de l'allemand par Jean Lacoste pour les éditions Maurice Nadeau.

Vincent Francey

Dans ce premier rendez-vous de livresse du mercredi (une petite lecture que j'espère hebdomadaire), je vous propose un petit extrait des désarrois de l'élève Törless, de l'écrivain autrichien Robert, un roman paru en 1906, traduit de l'allemand par le poète suisse Philippe Jaccottet, aux Éditions du Seuil, collection Point.

Vincent Francey

Ambiance d’automne, gris, rouille, brouillard, mélancolie. Il semble qu’on s’endort. On s’est couché tard hier soir. On a tué l’été. On s’apprête au long sommeil. On s’habitue à la mort. Le froid revient, engourdissant, il ralentit enfin la trépidation. On pourrait rester des heures à ne rien faire. On devrait.

Vincent Francey

Entre écumes philosophiques, curée romanesque et poésie du quotidien, voici quelques réfexions à propos de mes lectures du moment :

3:02 Peter Sloterdijk, Écumes, Sphères III, Maren Sell Éditeurs, 2005 (édition originale 2003), traduit de l'allemand par Olivier Mannoni.

11:14 Émile Zola, La curée, dans Les Rougons-Macquart I, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1960 (première édition en 1871).

23:44 Daniil Harms, Poèmes et proses, Éditions Mesures, 2020, traduit du russe par André…

Vincent Francey

Quelques commentaires ainsi que la lecture de quelques passages de deux livres :

Anne-Marie Francey-Gemaud, Derrière la boulangerie, Éditions Faim de Siècle, collection La vie des gens, 2018, postface de Josiane Haas.

Charles Juliet, Lambeaux, P.O.L., 1995 (en poche collection folio Gallimard).

Vincent Francey

Un clocher, une grue, un silo ROTAVER et le long de la rivière noyers et peupliers.

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Villa "Au fil de l'eau" : robotondeur à rase-verdure.

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Fermes de ville, un petit homme vert, sa trompette et nous qui attendions le cortège sur un pont un dimanche de giron.

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Cachées, prêtes à bondir, les jeeps militaires. À quoi bon ?

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Et le son de l'eau si beau quand il fait chaud.

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Vélos, vélomoteurs, un cheval au pas, cette fille qui le guide. De temps en temps les…

Vincent Francey

Dans le quatrième épisode du vidéo-récit "Je reviendrai à Montagny", trois personnages mystérieux explorent un lieu qui ne l'est pas moins : le creux de la Chettaz.

 

Cette vidéo reprend un texte écrit lors de l'atelier d'été "Outils du roman" proposé par François Bon : www.tierslivre.net/spip/spip.php

Vincent Francey

Il est des soirs où l’on ne peut s’empêcher de refaire le monde, tout seul, entre plainte contre l’assassinat de la paysannerie et souvenirs renaissants. J’ai relu – après Maupassant, Une Vie, chef-d’œuvre simple – quelques-uns de mes textes anciens, de ceux dont je me dis qu’il faudrait les publier peut-être, dans un futur toujours reporté. Le Noyer m’a remis en bouche le souvenir du pain de chez Sudan, madeleine de Proust que l’industrialisation de l’alimentaire empêche de renaître. Puis «…

Vincent Francey

Lecture d'un extrait de Cow-boy de Jean-Michel Espitallier, roman paru aux éditions inculte en 2020, dans lequel l'auteur tente de reconstruire la vie de son grand-père Eugène parti aux Amériques faire le cow-boy, c'est-à-dire le vacher, c'est-à-dire, comme mon propre grand-père, armailli.

Vincent Francey

Rapide vidéo inspirée par la machine Pit-Stop de Jean Tinguely, exposée au Musée Tinguely à Bâle.

Vincent Francey

Brève définition du mot pillallon.

Vincent Francey

Dans ce onzième journal d'écriture, je vous présente dix idées de livres à faire.

Vincent Francey

Découvrez mes lectures du moment, entre illusions déjà perdues et combats pas encore gagnés.

 

2:12 Honoré de Balzac, Illusions perdues, Folio, Éditions Galllimard, 1974 (première publication entre 1837 et 1843).

 

8:00 Karl Ove Knausgaard, La mort d'un père, Mon combat, Livre premier, Éditions Denoël, 2012 (édition originale 2009), traduit du norvégien par Marie-Pierre Fiquet.

 

15:20 Ian Kershaw, L'Europe en enfer, 1914-1949, Éditions du Seuil, 2016 (édition originale 2015), traduit de…

Vincent Francey

Troisième épisode de mon vidéo-récit "Je reviendrai à Montagny", aux Roches, au-dessus de Montagny-la-Ville, une réflexion sur les noms d'ici et d'ailleurs, inspirée par la proposition #6 de l'atelier d'été 2020 de François Bon : www.tierslivre.net/spip/spip.php

Vincent Francey

Quels sont mes souvenirs cors de chasse ? Qui sont les tyrans derrière le masque obligatoire ? Quel est le goût du poison doux ? Pourquoi mes amours furent-elles si pathétiques ? Le son du cor au fond de moi crée de trop amples déchirures pour en dire l’origine tragique et le détail grotesque. Tout passe ? Soit. Il faudrait pouvoir vivre sans se retourner. Toi ? Qui ? Déjà l’écho. Moi ? Déjà quoi ? À la chasse, on ne sait jamais qui est le gibier.

Vincent Francey

Voici un petit impromptu avec chenille volante.

Vincent Francey

Voici le deuxième épisode des récits vidéo liées à mon retour dans ma commune d'origine de Montagny, dans le canton de Fribourg. On y entend la célèbre chanson de Montagny et la vieille tour de Montagny, un choeur de dames de l'abbé Bovet, par l'Ensemble vocal Chorège, sous la direction d'Hugo Stern.

Vincent Francey

Voici un ruisseau (les Chaudeires) et quelques mots qui chutent.

Vincent Francey

Mousse sur la souche, chants d'oiseaux et de vent (ma famille de forêt), une bouteille de bière remplie d'eau de pluie.

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Il faut réserver puis venir puis rire puis nettoyer.

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Entrer plus profond dans le bois, s'y blottir, ne pas réagir quand le compteur crie brûlée la soupe. On a retrouvé un squelette d'enfant accroché à un tronc.

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Je me souviens qu'a eu lieu ici un accident de balançoire.

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Puisse un jour la forêt effacer ces papiers colorés.

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Des…

Vincent Francey

Il suffit de regarder.

Vincent Francey

Petit vidéo-poème filmé au bord des l'étang des Gours, au Grabou.

Vincent Francey

Dans les cartons, l’expression est fausse. Sur les cartons serait plus juste, tant il faut camber. Ranger ? Bien sûr. Procrastiner. Déjà deux bibliothèques sont remplies. Romans et poésie. Le reste devra trouver sa case. Peut-être. Le désordre ne doit pas disparaître. C’est l’encombrement qu’il faut supprimer. L’encombrement, aujourd’hui, c’est Morat-Fribourg. La société entière semble prise de courante. Je viens de caquer et je suis rassuré : pas chopé la pandémie. Je rangerai lentement mon…

Vincent Francey

Étrange solitude des hôtels, solitude étrangère avec présences puantes, solitude d’une nuit qu’on paie ailleurs, il faudrait ici faire la liste de mes hôtels, y écrire ces chambres, ces lits doubles, ces bibles sur la table de chevet, les savons dans les salles de bains, le code wifi et la fenêtre avec vue sur qui ? Sur la rue avec passants villes bruyantes, sur la cour avec béton banlieue blanche, sur la plage ou le jardin ou les toits, cette vue sur tout Copenhague à l’hôtel Scandic et la…

Vincent Francey

Saison mentale, Guillaume nous a déjà fait signe, son automne éternel, sa saison mentale, les saisons du dedans, les saisons du dehors, ne sont pas toujours les mêmes. Dehors tous les signes sont printemps. Mais dedans, c’est l’automne. Automne malade. Quel virus ? Quelle pandémie intime ? L’automne déjà là dans le printemps, très loin, très près, au fond du ciel, au fond de soi, l’automne mélancolique où l’on aime – on, ce serait Guillaume et ce serait moi – se vautrer, l’automne mélancolique…

Vincent Francey

I

Me mettre nu, extraire de mes cellules la nudité de mon âme emprisonnée. Nous voilà donc, pour raison de santé, enfermés. Du moins l’étions-nous. Ils disent confinés mais il s’agit bien d’une prison. Je – Guillaume, c’est Vincent – suis devenu quoi depuis que je suis en prison ? Y a-t-il eu en moi un peu de cette mort de Lazare qui refuse de sortir au grand jour ? Les jeunes filles me font peur, les années qui restent et celles qui furent passent à côté du temps confiné. Ma nudité, ma prison,…

Vincent Francey

Béton-Landi, cheminée de forêt.

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Des maisons qui ne sont que des toits.

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Blé bleu.

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Le vent, les oiseaux, la route, un caillou. Seulement ça.

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L’antenne verte, camouflée, se contrefout des branches qui balancent.

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Parcours bleu, parcours jaune, on mesure quoi quand on court ? On se mesure à quoi ? à qui ?

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Par terre : mégots, racines, camomille, pives, plumes, bitume. Puis le heurt du coureur.

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Ciel gris : ne pas l’écrire.

Vincent Francey

Quand j’aimais, un siècle plus tard, quand je n’avais pas encore perdu l’habitude d’aimer, quelque part autour de 2009, un peu avant peut-être, les femmes déjà – les femmes encore – les femmes étaient si belles, les femmes déjà – les femmes encore – les femmes étaient atroces, mais je les aimais, les femmes, autour de 2009, un peu avant peut-être, je les aimais, ces femmes si belles, ces femmes atroces, puis l’heure vint, minuit sonna et les femmes, quand on a perdu l’habitude de les aimer, ne…

Vincent Francey

L’homme, dont nous ne saurions affirmer qu’il est un animal raisonnable ainsi que le prétendent certains observateurs mal informés quant à sa fragile condition de bipède sans aile qui ne pond pas d’œuf, l’homme, ce chef-d’œuvre en péril qui met à lui tout seul – disons plutôt à lui quelques milliards – en péril la planète entière, l’homme, c’est un fait dont ne sauraient douter même les plus sceptiques des philosophes, l’homme n’a qu’à bien se tenir s’il veut survivre aux catastrophes qui le…

Vincent Francey

Les cigarières de chez Juan March Ordinas (source : Le coin de Miguel Monjo sur le site Oran des années 50)

Fumer tue. Fumer, c’est monter vers les cieux. Monter ? Les cigarières ont peur. Elles ont lu la propagande, vu les poumons noircis et les trachées tranchées, alors elles n’ont plus cœur à fumer et elles peinent à prononcer ce mot tabou parce que fumer tue, c’est écrit sur les paquets, alors les voix se voilent, elles ont besoin de tousser, elles se disent que c’est déjà le cancer qui vient et que les cieux, non merci, on a le temps, on montera, d’accord, mais lentement, en temps voulu, non…

Vincent Francey

Dans la Cité-État du Vatican, un monsieur qu’on appelle le pape est debout sur son balcon. Ce monsieur le pape porte une grande robe blanche et il parle en latin. Il dit quoi, en latin, ce monsieur le pape de la Cité-État du Vatican dans sa grande robe blanche ? Il annonce la bonne nouvelle, ce monsieur le pape de la Cité-État du Vatican dans sa grande robe blanche. Et la bonne nouvelle qu’il annonce, ce monsieur le pape de la Cité-État du Vatican qui parle en latin debout sur son balcon dans sa…

Vincent Francey

Dans le neuvième épisode de mon journal d'écriture livresse d'écrire, j'expose l'avancement du chantier dans le livre qui sera issu des articles diconner.

Vincent Francey

Le serveur de ménage passe la poussière sur les couveuses à lampes. Une noiraude a trouvé un moyen de larguer le lourdaud qui la talonne. Une copine à l’autre bout du fil sans fil prétend en rigolant que son père est mort et qu’elle a dû piquer son chien. Je suis désolée, dit la noiraude. Pour le chien. Le mec ne dit rien. Il accuse le coup. Je suis désolée, répète-t-elle. Oui, pour le père aussi, bien sûr, pour le père aussi. Le mec ne dit rien. Ça me fait trop mal au cœur, ajoute-t-elle. Une…

Vincent Francey

Voici quelques quelques mots et la lecture d'un passage du livre d'Arnaud Cathrine j'entends des regards que vous croyez muets, paru aux Éditions Verticales en 2019.

A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.

Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.