Blog suisse de littérature

Bienvenue sur lie tes ratures

Bienvenue sur lie tes ratures, le blog de mes expérimentation littéraires, où vous pourrez notamment feuilleter mon carnet de bribes et de réflexions diverses, mon album de photos prises à heure fixe, mes pérégrinations diverses ainsi que les livres qui m'inspirent.

 

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Les nuages sont d’Allemagne, lointain pays des barbares, mais ici, c’est la France, presque la Bourgogne, déjà l’Alsace, une plaine qui se la joue montagne.

En face de l’intelligence grandiose de sa sœur Domna, grandiose mais qui ne travaille que dans l’abstrait, celle Moesa s’accroche aux faits.

La voix se fige en bois, travaillant les sons qui l’attirent.

Quel est le comble du comblement ?

Ecrire avec un gros mal de tête et sans aspirine, après avoir lu Modiano et Ramuz.

Un pick-up bleu entre dans le parking tandis que des cliquetis de bouteilles que l'on jette et de verres que l'on cogne viennent donner à mes oreilles amusées cette drôle d'idée de clochettes au cœur du Schönberg, jolie montagne polyglotte où l’on rigole entre hommes.

Nous sommes en 2062. A lieu le procès de la Sybille. Que s’est-il passé après l’élection présidentielle de 2017 ? Pourquoi a-t-on voté l’amnésie générale ?

Les bateaux filent vers les montagnes.

Ceux-là, on connaît leur pays.

Ça fait comme si la montagne s’émiettait, comme si elle s’éparpillaient en millions d’oiseaux.

Nos amis belges (expression condescendante par excellence chez nos amis français) emploient le mot mali pour évoquer leur déficit, et cela sans doute pour deux raisons.

Les jeunes ont soif d’aventure. Il ne leur reste que le jihad.

En face, un mur à fenêtres pour cacher le bleu du ciel. Dans le mur, des drames, des amours sordides, des solitudes angoissées.

« On nous ment. Voilà la vérité. » Partout s’infiltrent les théories du complot, les dévoilements incongrus, les explications scientifico-farfelues, les paranoïas qui se prennent pour de la raison.

Seul le ciel, à Paray-le-Monial, ne coupe rien à angle aigu.

J’ai avancé la lampe devant moi et je me suis lentement habitué à la pénombre.

C’était le moment du spectacle où les larmes me submergeaient, le moment le plus noir, celui où l’homme atterré – jolie trouvaille de l’auteur ! – se noire, l’heure des corbeaux, des vautours, des charognards et des oiseaux de mauvais augure.

Dans émoustillant, il y a de la mousse, comme dans le champagne.

Beatus vir qui timet, qui timet Dominum.

Il pleut. Du café.

Ils vivent au milieu des choses. Ils rêvent de faire fortune. Leur vie se perd dans la routine, les accumulations, les babioles.

Le paradis, ça se mérite.

Quand il se réveillera, ils iront dîner dans le restaurant deux étoiles dont il lui a parlé.

La Révolution se meurt.

Le jeu des sacs de sable.

Trop de clarinette tue l’écriture.

La ville est calme et la terrasse vide. Est-ce ouvert ?

Ces contes sont nocturnes à plus d’un titre.

La roche est vivante.

Non, fait Clouard, je monterai l’escalier, vous en faites pas, chef, ça va gazer, je monterai l’escalier, non, pas jusqu’au troisième, l’entresol me suffira, là je soufflerai un instant et je redescendrai, et le reste ?

La maman à mimiséricorde trouve en Schuschubert la douceur d’un air léger.

Sans la flore, nue, à rayures, la faune fait songer au tigre, au fauve, au danger de la nature en liberté.

Se demander pourquoi écrire après avoir lancé au hasard en poème en « ade », y avoir verbalisé Sade, s’être dit que tout cela n’était pas terrible, avant de se mettre à fredonner du Michel Sardou: « Petit, n’écoute pas les grands parler. »

Mélange d’arabe et de suisse allemand dans mes oreilles.

Les policiers scandinaves ont et foutent le cafard.

Il est au pied de la falaise une ouverture.

Quand je suis parti, elle habitait sur le Port-au-Bois.

Soleil de mai, brise légère, fin d’après-midi pépère, petit plaisir en catimini.

« Faut-il découper l’histoire en tranches ? », s’interrogeait Jacques Le Goff. Le siècle est en effet une grosse tranche de saucisson indigeste et arbitraire que nous imposent les historiens.

Baptême. L’enfant n’y pige rien.

A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.

Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.