Blog suisse de littérature

Bienvenue sur lie tes ratures

Bienvenue sur lie tes ratures, le blog de mes expérimentation littéraires, où vous pourrez notamment feuilleter mon carnet de bribes et de réflexions diverses, mon album de photos prises à heure fixe, mes pérégrinations diverses ainsi que les livres qui m'inspirent.

 

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- Coin, coin, sous les arbres géants, jouons à cache-cache dans l’eau de l’étang. Je t’ai vue, petite canne, droit derrière cette branche !

Le printemps, en Bretagne, est plus doux qu’aux environs de Paris, et fleurit trois semaines plus tôt.

« Brigands ! » L’insulte est devenue gentillette.

Les treize étoiles ont été emportées par les flots. On les a retrouvées au fin fond du lac du Bouveret. Elles ont perdu toute envie de vivre. Sans doute les a-t-on forcées à boire du vin vaudois. De Brig à Saint-Maurice, tout le Valais déborde. Le Rhône se prend dans le Bas pour le torrent qu’il est dans le Haut, il cause en bourbine jusqu’à Marseille, il danse des mazurkas en patois, il s’éparpille jusqu’à Barcelone puis jusqu’à Bruxelles, où il se plaint à la Commission des normes trop…

Faut-il abandonner la poésie ?

Ils courent avec des sacs de sport sur la tête. Sans doute une nouvelle manie.

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Comment sont les palais du fin fond de mes rêves ? Sont-ce aussi des pensées au cul de perle fine ? Sont-ce seulement mes voisines ? Sont-ce ces gueuletons goûtus que je salive ? Sont-ce seulement mes mammouths gelés ?

Ratures : exercice (raté) de découpage et de démontage (et de style?)

Aujourd’hui

(ni hier ni demain aujourd’hui seulement)

Qu'est-ce que je fous là ? Pourquoi m'être lancé dans ces vidéos YouTube ? Quelques réflexions autour de la littératube et un petit bilan de mes premières expériences dans ce domaine.

Soirée choucroute. J’étais à la table des percus. Les mères culs dansaient avec Gérard. Elles étaient belles, puisque le dit la chanson, en dentelles ou en blue-jean, peu importe, toutes les femmes sont belles, même les mères culs, en leggings ou en uniforme, en salopettes ou en marcel, surtout les mères culs, même en pyjama ou en burkini. Aïe, aïe, aïe, qu’elles étaient belles, les mères culs ! Mais nous, bêtement, nous buvions des bières à la table des pères culs. Les femmes étaient belles…

Ce fut la révolte des Moldus. Le temps des sorcières et du feu au cul. Ce fut le temps de la grande chasse : chasse à l’homme, chasse à la femme, chasse gardée de notre Sainte Mère l’Eglise. En ce temps-là, gens de peu de foi, vous trembliez à son seul nom : Inquisition. Sainte Inquisition. Il suffisait de le prononcer, ce nom, et vous redeveniez, gens de peu de couilles, gentils comme des agneaux le Samedi Saint sous le couteau du Grand Boucher. Inquisition : vous pissiez dans vos frocs de…

Il est des lieux où il faut se noircir. Tout ici invite au sombre, au dégoût, au dégueu, à la mort joyeuse, à Baudelaire, à Poe, à Gainsbarre, au vin des assassins. Des ombres boivent, vautrées, incrustées dans le bar vermoulu comme les marins maudits du Vaisseau Fantôme. Un silence. Un râle. Une amertume. La mer nous a engouffrés. On bouge à peine. Il faudra boire pour tanguer, boire et reboire, sans soif et sans rire, dans une fête solitaire qui finira tard, beaucoup trop tard, au bord de la…

Lire pour se donner l’envie de lire. Je ne savais rien de Cingria, sinon l’impression que c’était difficile à lire, juste en le feuilletant. Chessex se fait dithyrambique pour me prouver le contraire. Il raconte Cingria le baroque, Cingra le catholique, Cingria le moderne, Cingria le médiéval, Cingria le poète, Cingria qui digresse, Cingra qui passe par ici et Cingria qui passe par là, Cingria à Genève, à Paris, à Payerne, Cingria à Rome et à Fribourg, Cingria qu’on a envie immédiatement de…

Quand le Jura ressemble au ciel, c’est pour le beau ; pour le beau de la forêt et des champs, pour le beau des villages au loin, pour le beau de l’ombre fraîche.

Si un homme revenait à la lumière quelques années après sa mort, je doute qu’il fût revu avec joie par ceux-là même qui ont donné le plus de larmes à sa mémoire : tant on forme d’autres liaisons, tant on prend facilement d’autres habitudes, tant l’inconstance est naturelle à l’homme, tant notre vie est peu de chose même dans le cœur de nos amis !

La névrose du frigo dévore les femmes à l'allure pas assez belle.

- Voulez-vous, madame, pignader sous la pinède ?

La récupération fut longue. 170 points. Sans chef. Quoique. Les gueulées de Monique ont su faire bander de plaisir patriotique jusqu'aux colonels les plus obtus.

Hier : des singes sur des tables qui hurlent Marignan. Ce matin : de la musique.

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Choisies pour l’inter. Destin terrible pour de si jolies fleurs. Poésie-torture. Les 6032 soupirent. La poésie lentement – trop lentement – les empoisonne. C’est vache, monsieur. Cernes violâtres aux yeux du prof. Que des garçons. Filles de leurs filles, non, pas de filles, des garçons à perte de vue, fils de... Les élèves, l’œil méchant, pensent à voix presque haute : fils de… Les yeux du prof au beurre noir. Ils aimeraient meugler, les élèves. Battus par le prof. Leurs paupières lourdes,…

Morat-Fribourg ou mort à Fribourg ? Relecture critique du début d'un roman policier que je n'achèverai sans doute jamais.

Où sont passées les vaches ?

Fin juillet,

(le 29 à 15h43)

Qui sont ces gens qui causent dans un bocal ?

Samuel Beckett : saint ? Absurde.

L’immensité vide du restaurant qui digère s’ouvre devant quelques solitaires silencieux.

Les couleurs ont une histoire et elles en racontent. Michel Pastoureau passe sa vie à les observer, ces histoires et ces couleurs. Il les traque dans des fragments de Moyen Age et dans ce quotidien du vingt-et-unième siècle qui le dégoûte mais dont ses yeux sont insatiables, qu’il déambule agacé dans un musée du Louvres souillé par trop de touristes ou qu’il contemple les carrosseries des parkings et celles, plus vives, des plages bretonnes.

Oscar n’aime pas les fleurs : elle sont venues gâcher jusqu'à sa mort.

A chaque angle de rue, on croise d’autres écoliers effarés, d’autres manmans insensibles.

Il faut toujours qu’il en fasse juste trop comme il faut.

Les bergers basques ne s’énervent plus contre Madrid. Ils se savent au-dessus de tout cela.

Il a eu peur. Ça tape. Les oiseaux s’en balancent. Des enfants crient au loin.

Roth échaffaudage au service de la beauté : on rafistole l’antiquité.

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Les poètes ont tendance à parler faux. Parler faux le langage des beaux parleurs. Parler faux aux femmes parce désirant trop dire le vrai. C’est que les poètes aiment les mots plus que les femmes. C’est que les poètes s’inventent des tragédies. C’est que les poètes se suspendent eux-mêmes sur la tête sept épées de Damoclès. Il leur faut des mots rares pour bricoler des bouquets de fleurs à la hauteur de leurs amours compliquées. Il leur faut des muses, des nymphes, des pyraustes, des égypans et…

Entrelac : à Chevroux, au bord du lac de Neuchâtel.

Ce paradoxe

(plus on est armé, moins on tue et plus on tue, moins il y a de morts)

Malgré les pom pom pom des gros tubes, gens sans finesse ni légèreté, la chanson de Montagny – et ses trente-neuf couplets et demi – est toujours un moment de bonheur.

S’appeler Brabazon puis devenir Chase. Un nom de village où l’on peint – Brabazon, Barbizon, Bras de bison, bar à basson – puis vlan : un repose-cul. Un tabouret sans i. Pourquoi se mutiler ainsi ?

Septembre, c'est la rentrée musicale : petit passage en revue des principaux défis…

A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.

Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.