Blog suisse de littérature

Bienvenue sur lie tes ratures

Bienvenue sur lie tes ratures, le blog de mes expérimentation littéraires, où vous pourrez notamment feuilleter mon carnet de bribes et de réflexions diverses, mon album de photos prises à heure fixe, mes pérégrinations diverses ainsi que les livres qui m'inspirent.

 

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Je suis ce soir comme un enfant la veille de Noël.

Cela ressemblait à un vrai bistrot.

L’irruption lente du vice et de la jalousie donne à La Recherche plus encore de profondeur qu’en ses débuts.

Fuiant s’en vet plus que le trot,

Qu’encore quide caoir es meins

Lanfroi et les autres vileins.

 

Si seulement je pouvais lui dessiner un visage au crayon couleur.

C’est la grande obsession du moment, l’obsession sexuelle ayant cédé sa place à l’obsession sportive.

Tonnelle, copeaux et bière empoignée fermement réjouissent les musiciens.

Il est des amours qui se passent de peau. 

Il aimait se poser en terrasse pour regarder passer les culs. 

Les aventures d’Astérix survivront-elles à la disparition du latin ? 

En face, la pelleteuse s’était enfin tue.

‘E jo od vos’, ço dist li quens Gualters,

‘Hom sui Rollant ; jo ne li faillid ier !’

Murmure latin

Fixatif est un insecte, un cracheur de ficelles, une colle sans glu. 

La grand-messe de Morat-Fribourg a été célébrée ce dimanche. 

De bric et de broc, tiroirs au mur et mobilier dépareillé, ce lieu, c’est tout ce qu’il y a de plus swag (sans doute le mot est-il déjà passé de mode mais la mode, ici, consiste justement à être passé de mode, donc allons-y franco).

La culture a cédé sa place au divertissement. 

La forêt, à l’aube de l’éveil, ne tremble plus.

Le heaume sur sa tête semble une tour d’où il guette sans répit l’approche du danger. 

La vieille guitare se déglingue. Merde, encore une corde qui pète. 

La dictature publicitaire gonfle, dans tous les sens du verbe gonfler. 

Il est temps de prendre une bonne cure de Brel. C’est mon plus fidèle ami. 

Il s’était assis ici pour guguer, pour faire sa Césarine citadine et pour laisser sa longue oreille trainer dans les conversations voisines.

Goulag : le mot souvent n’évoque que le froid. On en a même fait un festival. 

Bleu.

Un seul mot.

Et pourtant…

Sur les eaux, sur les arbres, partout éclate la splendeur du printemps. 

Qu’on est loin du Saint Nicolas de par chez nous, des biscômes et du père fouettard! 

Le seul but des touristes, quand ils déboulent avec leur gros sabots au cœur de la jungle amazonienne ou qu’ils se hissent à grand peine et à frais plus grands encore sur les sommets himalayens, c’est d’y capturer les paysages pour les enfermer dans des photos.

Reprendre, entre cloches et motos, l’écriture de ma vie, les yeux éblouis par l’ombre d’une cathédrale et la laideur d’un hôtel-verrue, à quoi bon ?

« Soûl, de satur, rassasié. » La définition de son futur sur le mur. Des anglais s’expliquaient la couleur des vins. Rouge ? Blanc ? Lui, il aurait bien aimé une bière. Fallait-il commander au comptoir ?

« La vie, voyez-vous, ça n’est jamais si bon ni si mauvais qu’on croit. » 

C’est tout simplement que tu ne connais pas les merveilles de la méditation.

Le jazz semble une musique destinée à une caste très select qui connaît par cœur plein de surnoms aristos, tutoie le monde entier et se souvient d’une soirée mythique dans un club new-yorkais en 1954 comme si c’était une date clé dans l’histoire de l’univers.

Il avait fallu attendre que la route se vide. 

Il est évident que tout mot sent des fesses.

Vincent Francey

Né à Fribourg en 1980, ayant passé mon enfance dans la Broye fribourgeoise, je me suis très vite intéressé à la lecture et à l'écriture. Après avoir obtenu un Master en littérature française et en histoire contemporaine à l'Université de Fribourg, je me suis orienté vers l'enseignement du français et de l'histoire à l'Ecole professionnelle artisanale et industrielle (EPAI) de Fribourg ainsi qu'à l'Ecole professionnelle commerciale (EPC) de Fribourg dans les classes de maturité professionnelle.

A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.

Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.