Blog suisse de littérature

Bienvenue sur lie tes ratures

Bienvenue sur lie tes ratures, le blog de mes expérimentation littéraires, où vous pourrez notamment feuilleter mon carnet de bribes et de réflexions diverses, mon album de photos prises à heure fixe, mes pérégrinations diverses ainsi que les livres qui m'inspirent.

 

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Les marques même de petite vérole qui sillonnaient ce visage guerrier parurent plus profondes et le teint plus brun que de coutume.

Mille voix et presque autant d’instruments vous soufflent une tempête à la figure.

L’explication est assassine. Elle troue le flou. Elle ordonne.

Les idées soudain m’assaillent.

C’est l’heure où les dames en rose lisent le Matin Dimanche en écoutant la radio parler des changements structurels de l’économie.

C’est un peu Madame Bovary en pays de Vaud, raconté du point de vue de Charles.

Ils ont des cuisses de poulets, des pieds de canards et des sexes d’anges, mais ils se tripotent quand même.

Il est aussitôt mis en nourrice.

Un accordéon

Un béret

Une voix fatiguée

Un matin de génie

Gavroche

 

Rien n’est plus léger qu’un serment. Rien n’est plus brisé.

La fatigue s’installe. Elle empêche la pensée. Elle ralentit l’écriture.

Au bar, c’est le tour du monde en houblon.

D’un côté, il y a la nature, de l’autre, la culture; voilà l’évidence que ce livre fait s’effondrer.

Dans le cercle bleu d’une mosaïque valaisanne, Nicolas de Flüe, déjà musclé, s’apprête à naître.

J’avais sur cette ligne trois cents peupliers, pas vrai ?

N’oublions pas qu’elle était une femme et que sous l’armure se cachaient des rêves interdits.

On ne naît pas, on devient.

Le genou ne supporte plus que je reste assis. La main se crispe. C’est la droite, celle des corrections, celle qui tient la clarinette, celle qui écrit.

Il y a des éponges pour le uni-hockey. Il y a aussi un château gonflable, comme chez les Américains.

La supériorité naturelle de la race des héros et des guerriers n’a-t-elle été possible que grâce à la drogue ?

Une ombre en costume noir dans l’ombre romane d’une cathédrale.

Autun.

Jacques ?

Après le repas, j’allai me balader boulevard Santa-Victoria, poussant jusqu’à la rivière pour voir si je n’y pourrais persuader quelque brise de me raffraichir le visage.

Est-ce la tendresse de Wagner qui fait si peur ?

Tout l’est. Ou pas, ça dépend. En théorie, oui. En fait, peut-être que… Un jour oui, le lendemain non.

Blues du dimanche soir.

- Le bolet sec, quand tu le fais frais, avec du beurre et des oignons, c’est comme en 48, avant la guerre.

Aborder l’œuvre d’un écrivain par la parole intime, par la réflexion fragmentaire, par un récit en miettes, c’est entrer directement dans le vif du sujet.

Les nuages sont d’Allemagne, lointain pays des barbares, mais ici, c’est la France, presque la Bourgogne, déjà l’Alsace, une plaine qui se la joue montagne.

En face de l’intelligence grandiose de sa sœur Domna, grandiose mais qui ne travaille que dans l’abstrait, celle Moesa s’accroche aux faits.

La voix se fige en bois, travaillant les sons qui l’attirent.

Quel est le comble du comblement ?

Ecrire avec un gros mal de tête et sans aspirine, après avoir lu Modiano et Ramuz.

Un pick-up bleu entre dans le parking tandis que des cliquetis de bouteilles que l'on jette et de verres que l'on cogne viennent donner à mes oreilles amusées cette drôle d'idée de clochettes au cœur du Schönberg, jolie montagne polyglotte où l’on rigole entre hommes.

Nous sommes en 2062. A lieu le procès de la Sybille. Que s’est-il passé après l’élection présidentielle de 2017 ? Pourquoi a-t-on voté l’amnésie générale ?

Les bateaux filent vers les montagnes.

Ceux-là, on connaît leur pays.

Ça fait comme si la montagne s’émiettait, comme si elle s’éparpillaient en millions d’oiseaux.

Nos amis belges (expression condescendante par excellence chez nos amis français) emploient le mot mali pour évoquer leur déficit, et cela sans doute pour deux raisons.

Les jeunes ont soif d’aventure. Il ne leur reste que le jihad.

En face, un mur à fenêtres pour cacher le bleu du ciel. Dans le mur, des drames, des amours sordides, des solitudes angoissées.

A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.

Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.