Blog suisse de littérature

Bienvenue sur lie tes ratures

Bienvenue sur lie tes ratures, le blog de mes expérimentation littéraires, où vous pourrez notamment feuilleter mon carnet de bribes et de réflexions diverses, mon album de photos prises à heure fixe, mes pérégrinations diverses ainsi que les livres qui m'inspirent.

 

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Transpalette Fendt perclus d'arthrose, pneus de tracteur, remorques, ferraille, planches et tonneaux, objets à l'abandon qu'on pose en vrac par terre pour le plaisir de les regarder rouiller.

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Rails, fils électriques, portées de peinture blanche pour musique de vent et d'avion, faute de train.

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Serres, emballages-cadeaux pour terre.

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L'aiguille rouge de l'horloge fluide quand partout ailleurs ça bat la mesure.

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Et la voie de chemin de fer qui à la fin se cogne…

Vincent Francey

Le mai le joli mai mais. Le mai le joli mais. Le mai je mais. Je mai mais. Je t’ai mais. Je t’aimais. Le mai mais : décembre. Descendre décembre monter mai mais. La barque s’éloigne de mai mais. Celle que j’ai tant aimé mais. Et mai mais. Hameau nomade hameau tzigane mais. Le Rhin la Galilée mais. Un singe je suis mais. Un chien je suis aussi mais. En mai, je t’aimerai. Fleur nue. Tu. Mais. Mai.

Vincent Francey

Filmer l'ombre sur le mur et la laisser murmurer.

Vincent Francey

On peut mais on ferait mieux si on veut continuer à vivre en toute quiétude sous le soleil que je fais briller plus vif de jour en jour pour faire fructifier la bonne vieille terre fertile que nos valeureux kolkhoziens labourent avec un enthousiasme et une fidélité sans faille aux valeurs universelles de notre Glorieuse Révolution prolétaire et mondiale nous demander poliment et sans agressivité en remplissant le formulaire BKY3863710606 puis en acceptant de se soumettre à un test de santé…

Vincent Francey

Visite guidée chez Violette – Hubert parle peinture dans sa moustache – méandres d’un jardin où on fera dormir les enfants quand ils seront trop bruyants, parce que de toute façon les loups ont les clefs alors à quoi bon dormir dedans et puis dehors c’est … comment déjà... arborisé… tout nu… merci chouchou. C’est quoi ce boucan ? Purée, les gamins ! Ils foutent quoi les loups ? On leur a quand même pas refilé nos clefs pour qu’ils les laissent nous pourrir la vie, ces sales mioches, c’est quoi…

Vincent Francey

Lucien Anatole Prévost-Paradol Lucien Paradol Prévost-Anatole Prussien Parasol Prévient Laluciole Paracétamol Anna-Lise son épouse pas prussien le Lucien : se suicida à la déclaration de guerre.

Voici le trente-sixième épisode de mon vlog le journal recalé, en écho à un très beau concert dont je fus le spectateur dans la très belle église de Ressudens.

Merci à l'Ensemble vocal Chorège et à son chef Fabien Volery, ainsi qu'à son papa Francis Volery pour Noël tzigane (paroles de Gérard Plancherel).

Merci aussi à Catherine de Blasio et Hervé Tissot à la clarinette.

Le premier chant est du compositeur italien Bepi de Marzi.

Vincent Francey

Erreur de casting, me voilà largement doyen d’âge. Peut-on s’arrêter au XXe quand on a plus de vingt ans ? Peut-on se dire en toute innocence que la serveuse est charmante quand on arrive sur le seuil des quarante balais ? Peut-on ne pas passer pour un vieux cochon venu mâter la midinette affairée sur l’ordinateur d’à côté ? Partout, des smartphones accaparent l’esprit des gamins qui s’ennuient. Partout, des barbus sans poils blancs sourient à des bières légères comme leur tête vide qui se…

Vincent Francey

Voici le quatrième épisode de mon journal de lecture livresse du moment où il est question des livres suivants :

- 1:14 Hélène Gaudy, Un monde sans rivage, Actes Sud, 2019.

- 7:59 Robert Walser, Le Territoire du crayon, Microgrammes, Éditions Zoé, 2003 ; traduit de l'allemand par Marion Graf, choix de textes par Peter Utz.

- 12:58 Mona Chollet, Sorcières. La puissance invaincue des femmes, label Zones, Éditions La Découverte, 2018.

- 15:26 Daniel Schneidermann, Berlin 1933. La presse…

Vincent Francey

Nous avions passé le panneau Cousset depuis peu mais déjà l’aube au verre de blanc nous avait donné de l’entrain – disons plutôt de l’encar – et déjà le soleil illuminait de sa Toute-Puissance ce si sensuel saucisson sec que nous engloutirions aussi prestement que ce verre plein que l’on vide et que ce verre vide que l’on plaint. Nous étions en route pour Châteaurenard. S. – une étrangère d’Estavayer-le-Lac dont nous tairons le nom afin de ne pas nuire à sa réputation – déjà souriante, ignorait…

Vincent Francey

Solal ferma violemment la porte de sa chambre. Il ne voulait pas qu’on le dérange. Il avait été clair, non ? Do not disturb, elle sait pas lire la bonniche ou quoi ? Il lui fallait le calme absolu, à Solal, pas d’emmerdeuses qui viennent passer l’aspirateur et récurer les chiottes parce que ce qu’il avait à faire, Solal, était bien au-dessus des tâches vulgaires et subalternes dévolues à ces femmes de second rang qui pullulent dans les hôtels afin de souiller le beau linge des gens respectables…

Vincent Francey

Fallait-il brûler Jeannette ? Ne pleure pas. Fallait-il la pendouiller ? Ne te plains pas, Jeannette, tu n’es pas plus pucelle que celle de l’épicerie.

Vincent Francey

Suite au prochain épisode, mais comme personne n’a vu le premier épisode, nous commencerons par l’épisode suivant et comme personne ne comprendra l’épisode suivant sans avoir vu le premier épisode, ce premier épisode sera également le dernier.

Vincent Francey

Lecture du journal d’un écrivain. Günter Grass en 1990. Il mélange réflexions politiques, vie quotidienne et projets d’écriture. Faisons de même. Bientôt des élections en Suisse. Indifférence totale. Rien d’assez à gauche. Aujourd’hui, visite de ma propriétaire. Il faudrait songer au déménagement, au tri, à la déchetterie. J’ai préféré lire. Que faire de L’homme à la valise ? Garder le contenu actuel et ne travailler désormais que le style, ce langage populaire amélioré dont j’ignore s’il est…

Vincent Francey

Veille de rentrée. S’habituer : il pleut.

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E : Tétris ou boucle, passer son temps à insulter les architectes.

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F : rideaux brodés sur béton-boutons, école de couture et de maçonnerie.

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K : Condecta sur la ligne bleue (ne pas oublier de régler le chauffage).

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C : passé (pas C).

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L’œuvre : marelle à géants (nom de code : Quilt).

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Les bancs (béton aussi) sous le préau pour garder le cul au froid.

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Saint-Michel : affirmer l’ancienneté…

Vincent Francey

Elles sont sept nymphes sept walkyries elles sont sept et le poète et l’alcool elles sont sept et leur nom restera secret elles sont l’absinthe elles sont l’absente elles sont les fées vertes et les sorcières et le Rhin rit il rit le Rhin et les filles blondes et les filles blondes pour se rassurer les filles blondes d’octobre les filles Schlager les filles chopes les filles-photos les filles décolletées les filles blondes pour valser les filles à polka les filles blondes les bières les filles…

Vincent Francey

Voici une vidéo-écriture sur laquelle on voit naître un texte qui se regarde naître.

Vincent Francey

Or il faut bien admettre à propos de ce or qu’il n’est pas des plus adéquat en début de démonstration, et que celle-ci est donc fort peu convaincante mais nous n’avons aucunement l’objectif de convaincre qui que ce soit, ce que nous voulons, c’est écrire une phrase plus longue que la phrase qui y est incluse, ceci pour le simple plaisir de la syntaxe, étant donné que celle-ci est (nous allons ouvrir des guillemets que nous ne refermerons jamais parce que c’est notre projet, comme disait l’autre)…

Gilets retournés et pantalons craquants, les musiciens de fin de soirée se donnent toutes leurs différences et plus si avinité. Ils font de leurs défauts d’élocution autant de chances pour chanter en anglais à la Trolley et ils donnent tout ce qu’ils ont au fond du porte-monnaie pour que l’ambiance ne retombe pas en veillant surtout à ce que personne ne se mette subitement à boire de la mirette, de l'eau ferrigineuse, de l’eau minérale. Tu vas mourir, prévient Marteau, pendant que Sébi roule…

Vincent Francey

Multiplication des états généraux : états généraux de l’alimentation, états généraux de l’éducation, états généraux de la bioéthique, états généraux des migrations, états généraux de l’avenir de la profession d’avocat, états généraux de l’hépatite B, états généraux de la République et Canton du Jura, états généraux du film documentaire, états généraux de la mobilité, états généraux de l’arbitrage, états généraux des nouvelles régulations numériques, états généraux de la psychanalyse, états…

Vincent Francey

Voici le troisième épisode de mon journal d'écriture, dans lequel j'évoque, à travers mon projet autour de la ville de Fribourg, la forme de sa future publication, blog ou livre, et ce que cela implique en ce qui concerne l'écriture elle-même.

Vincent Francey

Les oreilles coupées du monde, apaisées par quelque musique tout aussi de fond que celle qui gigote dans celles des autres, un homme frisé est occupé à écire au stylographe sur des feuilles qui ne resteront pas blanches longtemps. Il n’a pas la chance de vivre cette angoisse si vantée par nos écrivains patentés. Sans doute n’est-il d'ailleurs pas écrivain. Mais l’angoisse de la page blanche est une illusion. L’angoisse de l’écrivain, c’est celle de la page mal remplie qui aurait mieux fait de…

Voici un commentaire ainsi que la lecture de quelques extraits du livre d'Italo Calvino Les villes invisibles. Né sur l'île de Cuba en 1923 et décédé à Sienne en 1985, l'écrivain italien Italo Calvino a publié Les villes invisibles en 1972. La traduction française lue ici est celle de Jean Thibaudeau aux éditions Gallimard, collection folio, 2013.

Vincent Francey

L'œil perdu dans le vide et l'oreille rougie par de savantes danoiseries, ils semblent fascinés par quelque monument que la voix prétend remarquable. Ils tournent le dos aux enceintes de marbre noir du Mozambique qui cachent sous le diamant de leurs parallélépipèdes brinquebalants des livres par milliers – c'est la voix dans l'oreille du photographe qui raconte – histoires de Vikings et de Normands, contes d'allumettes et de sirènes, légende d'Harald à la dent bleue, livres par millions qui…

Vincent Francey

Elle vivait alors extrêmement, était réhabilitée. C’était comme si auparavant, elle n’avait été qu’un caillou honteux d’exister, qu’une chose dont on ne sait que faire. Elle était là, certes, on pouvait la voir, on pouvait la sentir, mais elle ne vivait pas vraiment, elle survivait ou plutôt elle sous-vivait, comme si un juge l’avait condamnée à mort sans trouver de bourreau. Mais soudain, elle avait senti en elle que la vie devait l’emporter, qu’elle avait le droit de vivre, qu’elle ne pouvait…

Vincent Francey

Illuminer la misère, oh la la que c’est bon ! Un pied près de mon cœur la poésie enfin se meurt. Elle se traîne à la pisse du caniveau où se reflète l’étoile culbutée. Elle se pintole à l’amour mystique. Elle se tire sur l’élastique divin. Elle a déchiré sa culotte d’infini pour vendre ses rimes ridées au plus offrant des Léo Ferré.

Vincent Francey

C’est le rêve de tout homme qui se respecte. Ô ma douce amie, qu’il me serait agréable de vous rendre féconde, dit le délicat. Viens là que je te fertilise, affirme le grossier. Cela revient au même. Les hommes, qui ne donnent la vie que par procuration, n’ont que ce mot à la bouche : fertiliser. Il faut produire, reproduire et se reproduire, c’est la société de fertilisation. Tant pis si pour fertiliser, il faut s’asperger de saloperies et asperger des salopes – le grossier prend toujours le…

Vincent Francey

La crêpière charmante se penche. Envie de sucre. Un bagad fait la chasse aux canards. Le peuple de Fribourg, aux rencontres folkloriques, se bariole. L’accordéoniste trapu auvergne une bourrée. Je ne boirai pas tant que cela. Laphroaig Quarter Cask, un goût de cigare mal éteint, délicieux. Sur le mode d’emploi, il est écrit banane de goudron. La crêpière a souri. La petite souris aussi. Et sa sœur. Mignonnes. Nous n’irons rien voir. La rose du cantonnier se laisse bouffer par le glouton. La…

Vincent Francey

Pistes de pétanque, feuilles mortes, herbes folles, l'été est si vite oublié.

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Rouge et bleu, l'immeuble hésite quant à la mixité. Le gris des balcons incite guère au flirt.

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Môme à capuche : aux confins de la ville, on s'invente des banlieues.

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Bruits de débroussailleuses contre tronçonneuses au loin : guerre contre nature.

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Des voix : Luca qu'est-ce qu'il y a tu veux que je descende vous vous croyez quoi ça suffit c'est le bordel. Echo aux tronçonneuses.…

Vincent Francey

Masque de quel avenir cette sinistre farce ? Descendu de quel bas-fond, ce plaisir sans joie ? Désirade ? En rade. Et le théâtre vaincu et le pâtre aphone et quoi en guise de spectacle ? Des hommes aprivoisés que leur propre avidité dévore.

Vincent Francey

Dans le quinzième épisode de mes récits vidéo improvisés cinq minutes à ma fenêtre, on entend des cris d'enfants et la voix délirante de l'homme derrière la vitre.

Vincent Francey

Un Italien blond, ce qui apparaît comme un paradoxe, étant donné que l’Italien par principe doit être brun, un Italien qui plus est calme et serein, un Italien flegmatique comme un Anglais et erratique comme un Allemand, un Italien que personne n’aurait imaginé Italien, un Italien aux yeux bleus, écrivit, d’une écriture élégante, à l’encre de Chine, sur un papier filigrané de haute qualité, cette note que nous avons retrouvée à l’occasion de fouilles archéologiques – la lettre était accompagnée…

Vincent Francey

Voilà les ambassadeurs : Français aux perruques poudrées, Allemands au ventre rebondi, Austro-Hongrois moustachus, Ottomans barbus, Chinois chauves, Américains vulgaires. Mais ni les ambassadeurs d’ici ni ceux d’ailleurs ne sont chefs. Le chef, c’est Pascal. Il veut qu’on reparte piano à quarante-cinq, que dans le trio on pétouille moins que la diplomatie tatillonne des ambassadeurs de tout poil et qu’on joue avec plus de grâce les délégations chamarrées et exotiques affluant des confins les…

Vincent Francey

Romancier oublié – jamais lu – romancier vin blanc – jamais bu – romancier Léman – Lavaux – romancier gentil – impression qui vient d’où – Chardonne ou Chardonnet – gentil ou gentillet – romancier rien que ce mot pour dire gentil gentillet – Chardonne provincial – presque vaudois – Chardonne on pense à Katherine – gentille ou gentillette – il s’appelait Boutelleau – boutez l’eau – feu mouillé – pet dans l’eau – l’amour, c’est beaucoup plus que l’amour – gentilleret – les destinées sentimentales…

Vincent Francey

Dans le trente-cinquième épisode du vlog le journal recalé, il est question de libérer de l'espace et de jeter les vieux papiers.

Vincent Francey

Comment une telle coupe de cheveux est-elle possible ? Ne tentons pas de la décrire, c’est impossible : on dirait un nid de poule renversé après le passage du renard. La femme qui pendouille dessous prend des airs d’institutrice revêche en face d’un jeune homme soumis qu’elle fouette ardemment à grands coups de martinet les nuits de pleine lune dans la cave voûtée de son château westphalien. La bière, d’ailleurs, est une Kellerbier, une – il est temps de récupérer nos rudiments d’allemand –…

Vincent Francey

Ceci est le troisième épisode de mon journal de lecture livresse du moment, où il est propos notamment de nazis et de sorcières. Voici les livres desquels je parle :

- 1:26 Mona Chollet, Sorcières. La puissance invaincue des femmes, label Zones, Éditions La Découverte, 2018.

- 10:02 Daniel Schneidermann, Berlin 1933. La presse internationale face à Hitler, Éditions du seuil, 2018.

- 16:12 Victor Hugo, Les misérables, France Loisirs, 1981 (texte original publié en 1862)

- 21:19 Marcel…

Vincent Francey

Calvaire des arbres penche-tête aux épis mûrs. Ce sont des troncs, pas même des croix, et le larron n'est pas bon, lui qui n'ose rêver un paradis plus net sous le ciel bas de ce Golgotha.

Vincent Francey

- Le sous-secrétaire général, articula-t-il avec lenteur, un peu froissé.

L’affaire méritait le déplacement du secrétaire général en personne, non ? Pourquoi m'envoyait-on un sous-fifre ?

- Me voici, répondit l’autre, tout ouï.

- C’est que j’aurais apprécié que le secrétaire général…

- Je lui transmettrai vos doléances, monsieur, soyez-en assuré.

- Certes, mais l’affaire est fort délicate et…

- Vous allez m’en décrire les tenants et les aboutissants.

- Certes, mais j’aurais préféré…

Vincent Francey

On se promène dans les allées du Père-Lachaise comme on regarde des diapositives. On aimerait redonner au marbre la légèreté de la plume. Le piaf à l’aile plombée n’émergera pas de terre, il ne restera de l’oisillon qu’une robe noire et cette mélodie fredonnée sur un air d’accordéon ; la fille de joie est triste, elle a bien trop à faire pour pouvoir rêver. Elle a beau dire, on la regrette.

A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.

Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.