Blog suisse de littérature

Bienvenue sur lie tes ratures

Bienvenue sur lie tes ratures, le blog de mes expérimentation littéraires, où vous pourrez notamment feuilleter mon carnet de bribes et de réflexions diverses, mon album de photos prises à heure fixe, mes pérégrinations diverses ainsi que les livres qui m'inspirent.

 

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Vincent Francey

Revivons quelques instants, à travers mille belles images collées sur la rétine et sur l’écran, cent belles musiques restées dans l’oreille et quelques souvenirs encore chauds, l’aventure douce de la Bourgogne. Le beau charivari. Le bateau quitte le port tout en lenteur. Il grimpe l’écluse en chassant les derniers nuages, voilà le ciel à son premier matin qui se découvre. Déjà les voix s’épanchent, pas encore éblouies, juste joyeuses de retrouver les essentiels. Partout chapelles, églises et…

Vincent Francey

Les Fauvettes, l'église, le cimetière. Vision d'avenir.

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Forêts survivantes à perte de vue, si n'étaient des montagnes pour denteler l'horizon.

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Hubert balaie. On le distingue à peine devant le chalet. On ne fait que deviner sa moustache. Le Canal est caché sous les arbres. Hubert en balayant regrette la cascade. Sa moustache se hérisse. Il faudra ressortir les vieilles diapositives.

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Montagny-les-Monts, seul replat.

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Ligne bleue du Jura parfois déchirée.…

Vincent Francey

Apollinaire ou l’envie d’enfer – Apollinaire ou l’envie de trop en faire – Apollinaire ou l’en vie – Apollinaire envie de me laisser faire – Apollinaire en fer – et moi qui flambe et moi devant le mur et moi les mains cachées sous la table – Apollinaire ou la vipère – Apollinaire où la vie perd – et moi qui m’enflamme et les mots de Guillaume qui me brûlent jusqu’à l’os – Apollinaire nerfs à vif – et moi qui même six pieds sous terre – Apollinaire ou la terre renouvelée – craint plus que tout la…

Vincent Francey

Bref impromptu vidéo à propos du silence.

Vincent Francey

Pour ou contre ce n’est pas la question parce que les faits sont têtus et qu’on ne peut pas faire comme si les faits n’étaient pas les faits or les faits, il faut l’admettre, ne sont pas l’idéologie, ils sont les faits, les faits bruts, les faits qui font que de fait les faits sont les faits, alors ne faisons pas semblant de ne pas voir qu’un chat est un chat et qu’un fait est un fait, n’en déplaise aux doux rêveurs écolo-tunbergo-neuneu qui rêvent du haut de leur inconscience des réalités…

Vincent Francey

La vie en grands magasins est un cafouillage permanent : salut en vitesse, musique de fond que personne n’écoute, gens qui font semblant de parler, soupirs monstrueux, brouhaha-tohu-bohu-confusion-conversations puis soudain des violons et des frottements violents aux ordinateurs chantants pendant qu'on peuple le vide de bruit, qu’on s’occupe la cervelle de rien et qu’on vend du vent au désordre polluant.

Vincent Francey

Un jour en vrai à Vouvray j’irais. Sur la Loire. Méandres sauvages. Ai vu cet été pour la première fois la Loire. En vrai. Pas à Vouvray. Ai marché sur un canal au-dessus de la Loire. Ai photographié une maison, des arbres, un fleuve. Pas à Vouvray. À Briare. Ai bu cet été du vin blanc à Sancerre. Pas à Vouvray. Mais irais un jour en vrai à Vouvray. Ai visité un château. Ne sais pas s’il y a un château à Vouvray. Sur la Loire. À Briare ai mangé une gaufre aux pommes de terre. À Vouvray mangerais…

Vincent Francey

Voici mon deuxième journal d'écriture dans lequel j'évoque cinq notions : le roman (à 1:31 sur la vidéo), le lecteur (à 7:14), la publication (à 11:20), les hypothèses (à 17:57) en lien avec celles que j'ai écrites dans le cadre de l'atelier d'écrire "pousser la langue" de François Bon (à lire ici : www.tierslivre.net/ateliers/au-chalet-suites/) et les fragments (à 23:01).

Vincent Francey

Guitare flamenca et charcuterie teutonne se sont acoquinées. Elles ont pondu des chorizos tout roses. Les Allemands les bouffent à n’en plus finir. Ils parlent profond, comme le cante jondo de Garcia Lorca, mais en plus gras, en plus grave, en plus content de soi. Ils se souviennent avoir bombardé Guernica. Sur les murs, des photos de pauvres, le noir et blanc des sombres ruelles d’Altona à la nuit venue, quand se sont couchés les Hambourgeois repus, satisfaits et gonfles. Une serveuse gitane…

Vincent Francey

Voici la lecture d'un extrait ainsi qu'un commentaire du roman Deux villes de l'auteur américain John Edgar Wideman, un roman dont la première parution date de 1998 et qui a été traduit en 2000 par Jean-Pierre Richard pour la collection L'Imaginaire Gallimard.

Vincent Francey

Perdus dans les entrailles nuageuses de la Forêt Noire, nous marchions sur une route grise. Dans l’antre-grange dormaient des loups ou des chasseurs. Nous n’osions frapper. Eux oseraient. Derrière nous, les sapins menaçants ajoutaient de l’ombre à l’ombre. Une forêt noire ça doit rester noir; dans une forêt noire il doit pleuvoir et nous dans la Forêt Noire nous devions sentir la terreur nous pétrifier. Au-dessus de l’antre-grange, le toit de tavillons ne songeait pas à se couvrir de panneaux…

Vincent Francey

La maison, qui est vaste, sombre et, même à midi, froide, remonte au temps des familles nombreuses, au temps où les invités arrivaient par charriots entiers. Paul y vit seul. Il parcourt sans fin de son pas lent les grandes pièces vides qui prennent la poussière, il monte et il descend des escaliers dont le bois craque chaque jour un peu plus, il s’assied sur tous les fauteuils défoncés et sur tous les tabourets de la maison, il met une bûche dans le feu les soirs d’hiver et les matins d’été…

Vincent Francey

On en revient toujours à Mozart. Cure de jouvence ? Fuite vers l’envol ? Petite envie de faire mumuse ? Le kyrie ne s’en fait pas : la faute est légère. C’est une égratignure, un prétexte pour chantonner, un jeu de l’oie inoffensif. Face à une musique si fine et si heureuse de se donner à lui, Dieu oublie ce que voulait dire le mot péché. Tu demandes pardon ? Pourquoi ? Aucune idée. Dieu s’en fiche. Toi aussi. Tu as péché ? Un gros poisson. Dieu se marre : il y a Mozart qui chante en toi. Et…

Vincent Francey

La plus petite parcelle de la matière puis boum. Nous voilà éparpillés aux vents nauséabonds des bombes à neutrons à protons à électrons à gros cons. Pas moyen de nous agglutiner en molécules puisque nous voilà seuls, ridicules atomes à la dérive sans la moindre petite fusion pour égayer notre morne quotidien vide. Allez, un petit saut quantique : je suis ici et je suis là-bas là-haut sur la montagne des atomes crochus en-ça en-là cul par-dessus tête tête bêche pêle-mêle puis boum. Plus rien. Où…

Vincent Francey

Je reste dans mon lit douillet. La musique qui claque du fouet, cela ne me regarde pas. La journée dégoulinera de patriotisme faux-cul. On se congratulera parmi dans le mépris des voisins pauvres, des Français râleurs et des Allemands envahissants. On dira des mots sans réalité, solidarité si on est de gauche, liberté si on est de droite. On se dira qu’on est quand même bien chez nous, qu’y en a point comme nous, que la Suisse, c’est, comme le sapin au bout du tunnel du brave Adolf, formidable.…

Vincent Francey

Ils vivent sous l'autoroute. Est-ce pour cela qu'ils parlent ainsi ?

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Place de jeu immobile. Couleurs. Sac plastique. Il fait froid.

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Rosée sur bancs. S'asseoir sur pierres.

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Et la rivière pour répondre à l'autoroute.

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Et les oiseaux qui s'égosillent.

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Et l'écriture ? Lente. Abasourdie.

Vincent Francey

FEU de fête FEU de têtes FEU de femmes aux citronniers pendues FEU de mots dans le corps de Guillaume FEU furie féerie cou coupé poète épinglé coup coupé des femmes FEU des passés consumés tout FEU tout femme FEU mon âme ça crame au FEU de toi FEU toit FEU s'écroule FEU Guillaume et moi seul en FEU et FEU Dieu fini Dieu FEU l'enfer Dieu FEU Dieu femme FEU

Vincent Francey

Voici le quatorzième épisode du récit improvisé cinq minutes à ma fenêtre, dans lequel, malgré les lueurs du soir tombant, Achille reste introuvable.

Vincent Francey

Spoutnik dans la lune, maman disait Spoutnik dans la lune et nous on savait ce que ça voulait dire Spoutnik dans la lune, ça voulait dire à califourchon sur les catelles, Spoutnik dans la lune, ça voulait dire cul par-dessus tête, Spoutnik dans la lune, ça voulait dire parle à mon cul ma tête est malade, Spoutnik dans la lune, parce que Spoutnik dans la lune, c’est pour quand on est malade, Spoutnik dans la lune ça a été créé pour soulager les enfants quand ça vomit, Spoutnik dans la lune, c’est…

Vincent Francey

Le bruit du vent s’entremêle à celui des voitures dans un flux constant jamais la ville ne connaît le silence même en hiver toujours de l’air est brassé toujours de la pollution se crée aux pots d’échappement dont on ne s’échappe pas le vent s’alourdit de restes de benzine l’air choppe de l’asthme mais ceci n’est-ce pas surnageant un semblant de cri d’oiseau l’oreille se tend tente d’oublier le vent et les voitures sans doute était-ce un rêve de printemps et ce battement est-ce que c’est le cœur…

Vincent Francey

Les Rousses, ça pue. Hors-saison. Remontées mécaniques : rouillées. Pistes de fond : fondues. Restaurants : sans clients. Les Rousses hors-saison, ça attend la saison, ça balaie, ça cloue, ça réfléchit. Les Rousses hors-saison, ça compte les sous et ça dit un peu moins chaque année et ça pense à la neige et ça pose la question : canons ? Les Rousses : canons ? Peut-être que si la station s’appelait les Blondes, on aurait plus de monde. Les Rousses, hors-saison, ça se cherche des excuses. On a…

Vincent Francey

Dans ce trente-quatrième épisode du vlog le journal recalé, je vous parle de quelques changements qui vont survenir sur le blog et sur la chaîne YouTube.

Vincent Francey

Quand les vieux boivent le café du matin, de quoi parlent-ils ? D’infarctus, de souffle qui manque, de chambre d’hôpital. Ils se disent que ça pourrait être eux, qu’on a de la chance de pouvoir encore lire le journal en allemand, même si c’est le Blick et que surtout on regarde les photos. Sur la terrasse où les pages lentement se tournent sur des commentaires baragouinés, rien n'a lieu. Quelques inspecteurs des travaux finis se promènent sur le chantier voisin. On entend passer des voitures. De…

Vincent Francey

Ecrire au quotidien. S’écrire au quotidien. Patti Smith assise à sa table au Café ‘Ino. Patti Smith sur les traces d’Alfred Wegener. Patti Smith et sa maison au bord de mer. Un taudis. Une tempête. L’effondrement. Les souvenirs : Fred, mort il y a si longtemps ; les écrivains chéris, leurs tombes qu’on visite parce qu’on l’a promis, Jean Genet, Arthur Rimbaud, des Japonais qui se suicident. Et les rêves. Fred qui revient. Fred qui repart. Patti Smith fixe les détails de sa vie, elle les malaxe,…

Vincent Francey

Il s'entourbillonne aux brisures du mur, l'escargot qui varappe. Il surveille en silence l'ombre d'un Cervin de nuit. Il espère qu'un jour il touchera de ses spirales tranquilles les bourgeons éteints de la branche qui s'accroche. Il rêve en rond, l'escargot. Il imagine qu'un beau jour sa coquille deviendra une aile brisant pour de bon la falaise rapiécée qui lui sert d'horizon. Il a le vertige, l'escargot. À force de tourner en rond, on finit toujours par se perdre.

Vincent Francey

Monsieur Bark l’écoute. Madame Bark, puisqu’il l’écoute, parle. Elle lui raconte sa soirée. D’habitude, il dort déjà quand elle rentre, mais là, monsieur Bark l’écoute. Elle lui dit pour les copines, la rencontre impromptue, le souper au Café de la Gare, l’histoire de madame Burk qui n’est plus avec son mari et monsieur Bark l’écoute. Elle raconte comment il a fallu consoler madame Burk parce que son mari est parti avec une plus jeune, tu comprends, ça doit être dur pour elle, et monsieur Bark…

Vincent Francey

Les abeilles-voix frelonnent sur la fleur grelotante. Approche. Pars. Avance plus vite : gloire au miel !

Vincent Francey

La rotation, c’est la tête qui nous tourne mais mécaniquement, toujours à la même vitesse, sans le moindre grain de sel ni de folie pour déglinguer la course monotone et automobile de la tête qui tourne et qui tourne avec ses grands ruisseaux de ferraille pas même rouillée. La rotation, c’est un cercle sans émotion, une sphère vulgaire, un rot rond. La rotation, ce n’est pas mon manège à moi et ce n’est pas toi et ce n’est rien d'autre que cet engrenage sans fin du cycle de la vie, de la mort et…

Vincent Francey

Peut-on déconstruire la société du spectacle, alors qu’elle le fait constamment elle-même et que sa déconstruction est elle-même spectacle ? La com envahit tout. Les politiques chantent (faux). Les journalistes se mettent en scène dans leur agressivité ou leur rondeur faussement bonhomme. Les artistes s’exposent plus qu’ils n’exposent leurs œuvres, ou exposent leur discours sur comment ils exposent leurs œuvres. Tout est transparent, c’est l’impératif moral catégorique, et bien sûr la…

Vincent Francey

Moteur de moto qui s'en va, eau lente qui se berne, maisonnettes des rivages, reflets tranquilles d'un soleil de presque-automne.

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Trois toblerones, pas de baigneurs, quelques oiseaux, la ville pourtant si proche.

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L'Aar pour l'Aar.

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Bateaux déjà recouverts d'un voile, toile bleue de l'hiver.

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Graffiti sur le vieux pont : OWZ. Comme une insulte que personne ne comprendrait jamais, ici où personne ne s'insulte.

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Une tête de mort : Gefahr Nicht…

Vincent Francey

Rosemonde, rose immonde ? Qui après 1913 pour s'appeler Rosemonde ? Qui hors des vitrines d'Amsterdam ? Qui sur les quai ? Qui noyée dans les canaux ? Qui en Hollande ? Qui au monde pour s'appeler Rosemonde ? La Rosemonde du vieux Guillaume fut-elle la dernière Rosemonde? Fut-elle la dernière rose du monde ? Il en passe une, de Rosemonde, à l'ombre des jeunes filles en fleur. Marcel pose son regard ailleurs, sur la dernière des Albertine. S'il avait choisi Rosemonde, le monde en aurait-il été…

Vincent Francey

Voici le treizième épisode de mes récits improvisés cinq minutes à ma fenêtre, inspiré notamment par un texte rédigé dans le cadre de l'atelier d'écriture Pousser la langue, qui se trouve ici : www.tierslivre.net/ateliers/achille-par-la-fenetre/

Vincent Francey

Alerté par un plaisantin fort douteux qui cherchait à se faire mousser afin d’épater la galerie féminine qu’ils se proposait de séduire de façon tout aussi douteuse que ne l’était sa plaisanterie, alerté, affirmions-nous non sans effroi et avec quelque malice certes déplacée mais néanmoins narquoise, alerté, disais-je tout en retardant l’annonce fatale indéfiniment afin de ménager un effet de surprise qui ne manquera pas de vous épater, alerté à un niveau d’alerte jusqu’à ce jour inégalé et…

Vincent Francey

Un bruit puis rien. Seul un vent noir, un souffle froid, l’appel étouffé d’un seul coup de tambour, rien, la mort. Au loin, une rumeur, très loin, des voix, rien. Le silence ? Soudain, le bruit d’un déchirement, d’une allumette que l’on frotte pour faire exploser l’absence.

Vincent Francey

Dans le club ultra sélect des hommes en -isme, Perón est au péronisme ce que Popol est au populisme et d'ailleurs Perón aussi était populiste, peut-être plus encore que Popol, il faudrait demander ça à Evita mais en évitant le scandale qui à coup sûr mènerait l'Argentine à la banqueroute si l'on découvrait que de tels peoples emmenaient Popol au cirque plus que la décence ne l'autorise. N'insinuons rien de plus et dansons, puisque nous voilà à Buenos Aires, un tango langoureux qui fera à n'en…

Vincent Francey

Voici le trente-troisième épisode du vlog le journal recalé, où je retrouve la chambre de mes dix-huit ans un jour de recrotzon.

Vincent Francey

La terrasse est une prison qui enferme à l’extérieur les glandus des Grand-Places, scouts en vadrouille, familles en pic-nic, réfugiés mal intégrés, toxicos en tout genre qui viendraient à coup sûr pisser sur les bonzaïs et vomir dans les cendriers si on ne mettait pas le holà. La fontaine à Tinguely ne peut pas asperger les clients fort rares d’un établissement qui sans doute s’enorgueillit de n’accepter que du beau linge, cadres dynamiques en mal de pizzas ou patriciens qu’on ne mélange…

Vincent Francey

S’affirmer mécréant, c’est s’affirmer libre. Daniel Bensaïd refuse les injonctions monde, il conspue le capitalisme mondialisé sans refluer vers la nation salvatrice et bornée ni vers les vieilles identités religieuses qui ne renaissent que parce qu’elles savent automatiquement comment remplir le vide qui désormais remplit notre monde sans repères. Ces fragments évoquent les grands problèmes politiques et sociaux dans leur complexité mais sans concession. Il montre surtout qu’une pensée de…

Vincent Francey

Les fils emmêlés des ampoules-billes feront se soulever ces chapeaux fous d’où surgiront lapins roses et vaches pétrolées. On leur jettera du haut des remparts cinématiques force marmites d’huile bien bouillante et boum, un doigt inconnu appuiera sur l’interrupteur de nuages : la pluie cessera soudain de transformer l’herbe en boue, les vaches redeviendront lapins et les lapins vaches quand le carnaval des animaux mourra noyé sous le déluge des lumières atomiques. On bricolera alors une ampoule…

Vincent Francey

L’eau de Orgeole étincela entre les buissons et soudain le regard de Robert s’arrêta. Qu’est-ce que c’était que cette bestiole qui l’observait à travers les branches ? C’était sale et peureux, recroquevillé, rachitique. C'était pas une bestiole. Ça avait les pieds dans l’eau mais les cheveux secs. C’était un enfant. Garçon ? Fille ? Impossible de savoir dans un état pareil. Robert l’appela : Hé, toi ! L’enfant chercha à fuir mais n’en eut pas la force. Robert sauta dans les buissons, s’y écorcha…

A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.

Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.