Blog suisse de littérature

Bienvenue sur lie tes ratures

Bienvenue sur lie tes ratures, le blog de mes expérimentation littéraires, où vous pourrez notamment feuilleter mon carnet de bribes et de réflexions diverses, mon album de photos prises à heure fixe, mes pérégrinations diverses ainsi que les livres qui m'inspirent.

 

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Vincent Francey

L’eau de Orgeole étincela entre les buissons et soudain le regard de Robert s’arrêta. Qu’est-ce que c’était que cette bestiole qui l’observait à travers les branches ? C’était sale et peureux, recroquevillé, rachitique. C'était pas une bestiole. Ça avait les pieds dans l’eau mais les cheveux secs. C’était un enfant. Garçon ? Fille ? Impossible de savoir dans un état pareil. Robert l’appela : Hé, toi ! L’enfant chercha à fuir mais n’en eut pas la force. Robert sauta dans les buissons, s’y écorcha…

Vincent Francey

Mélancolie légère, début d’année brumeux, les touches percent les nuages et le soleil humide s’éparpille en arcs-en-ciel sereins ; se lève une idée lumineuse, un dieu sympa, une seconde d’éternité triste et belle ; on se serre la pince à nos cordes joviales, on dirait que ça vole léger sur la piste vide de nos danses éphémères ; souvenir d’un temps perdu où tout fut simple, insouciant, futile ; fut-il ?

Vincent Francey

Considérons le verbe considérer. C’est un verbe considérable si l’on considère qu’en effet nous pouvons le considérer sans autre forme de considération que le fait considérable de le considérer considérable. Nous considèrerons donc considérer considérable tout en considérant considérable de considérer considérable le verbe considérer, ceci bien entendu en faisant abstraction de toute considération pour les cons sidérés.

Vincent Francey

Entrée en Italie. La radio s’appelle Santa Maria, on y entend, sans rien y comprendre, de veilles voix ecclésiastiques qui palabrent autour de la bestia quelque part entre l’enfer de Dante et les sombres forêts du Piémont. Au milieu de nulle part, perchée sur des montagnes perdues, se dresse une immense basilique qui répond au joli sobriquet de Vierge du Sang. Rien que le nom fout les jetons. J’entre. Six vieilles à genoux, une bonne sœur et deux touristes abasourdis récitent le chapelet dans le…

Vincent Francey

Le bleu, à Fribourg : couleur du ciel et couleur des poubelles.

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Borne bleue au cœur du havre de verdure : n’aurais jamais pensé un bleu si agressif.

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Tristesse du kiosque à l’abandon : la machine Selecta, peu causante.

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Passe une jeune fille qui mange une pomme. Jalouse, Selecta vomit ses ragusas.

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Et ce tronc si énorme qu’on dirait un volcan.

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Un moustachu au pied de la grande carte cherche un barbier. C’est facile, lui répond-elle, des barbiers, à…

Vincent Francey

L’habit ne fait pas le moine mais il fait l’émigrant.

Vincent Francey

Qu'est-ce qui se passe dans ma tête ?

Vincent Francey

Et propter le coléoptère non ce n’est pas cela bien évidemment propter pourtant cependant il faut ressortir le vieux Gaffiot propter à côté auprès à proximité mais aussi – madame Braillard opine du chef, est-ce qu’elle est toujours en vie ? – à cause de par crainte, propterea, propterea, propterea, Carmina Burana, bibit ille bibi tilla bibit servus cum ancilla – la servante, d’où l’adjectif ancillaire fort délaissé en notre époque barbare o tempora o mores, dixit Marcus Tullius Cicero, l’homme à…

Vincent Francey

Surtout garder le silence. Ne pas se laisser repérer. Cesser de respirer. Laisser passer l’avion. Espérer la discrétion. Soupirer peu. Suis-je assez caché ? Suis-je assez parti ? Je marche un peu plus loin, toujours plus loin, nulle part ; je cherche ce lieu vide où ne respire pas même cette impression de chant d’oiseau qui me fait fuir vers un silence plus absolu, vers une paix plus définitive, vers un souffle plus profond. Il faudrait enregistrer le silence et se le passer en boucle. On…

Vincent Francey

À l’aveugle : rien. Tonlé Sap : un indice ? Toujours rien. Tonlé, une langue ? Toujours pas. Sap ? Travail. Tonlé Sap ? Travail de sape en tongs. Non. Tonlé. Tonds-les moutons. Toujours pas. Tonlé Sap : langue au chat. Lap lape lapin sapin petit chat. Tonlé Sap : lac du Cambodge. Voilà. Tonlé Lac et les lacs seront bien tondus.

Vincent Francey

Voici mon journal recalé de bénichon, réalisé au milieu d'un bric-à-brac inspirant.

Vincent Francey

C’est l’heure où se croisent ouvriers et retraités. Les maçons ont déjà l’œil fatigué, les vieux aussi. Le peintre soupire. L’électricien se concentre : surtout ne pas perdre le fil du Matin. C’est lundi, les autres sont en vacances. La pause sera un peu plus longue que d’habitude. Le patron est loin. Arrivent d’autres peintres au regard ahuri : t’es déjà à la pause ? Le premier peintre soupire : le patron est loin. Les maçons veulent payer. Ce n’est pas parce que le patron est loin que. De…

Vincent Francey

Des meurtres déguisés en suicides, des enfants assassinés, un réseau glauque de pédophiles connectés, de la méfiance partout, voilà un roman noir qui porte fièrement sa couleur. Le narrateur est journaliste. Il a un frère flic. Il refuse de croire que celui-ci s’est donné la mort, ouvre ainsi la boîte de Pandore, s’acoquine avec le FBI, traque un tueur en série à travers tous les Etats-Unis, croit arriver à ses fins, se trompe, croit comprendre la terrible réalité, se trompe un nouvelle fois,…

Vincent Francey

La Berra au mois de janvier avec une fine couche de neige et des chaussures lisses, ça glisse. Surtout sur la glace et à la descente et à l’ombre. Certes, la vue en valait le coup et la photo la chandelle mais ce qu’on n’y voit pas, c’est ce qui se passe après : des heures à tenter d’éviter de se casser le coccyx et le petit doigt dans une bottecule frigorifique en se prenant les sapins noirs en pleine poire. Arrivés en bas plus morts que vifs, nous nous sommes juré, mais un peu tard, de ne plus…

Vincent Francey

Van-Tu, petite fille de sept ans, deux jambes brûlées. Aylan, petit garçon de trois ans, noyé en Méditerranée. D’autres prénoms, par milliers – la longue litanie des enfants de la guerre – crient du haut de leur souffrance, couchés sur des photos que l’on regarde horrifié puis qu’on oublie, la folie de ceux qui ont décidé, du bas de leur inhumanité, qu’il fallait fusiller, bombarder, gazer, tuer de mille façons différentes – ils ne manquent jamais d’imagination quand il s’agit de tuer – des gens…

Vincent Francey

Une chanson, c’est fait pour vous tourner le cœur en un soupir. En quelques notes, j’y suis, sous les tilleuls de cette avenue entre spleen et plaisir à songer aux voluptés d’un il y a longtemps disparu. Il suffit de quelques touches de couleur sur le piano, d’une odeur de menthe et de volets clos et me voilà revivant une heure qui jamais n’arriva et qui me semble pourtant si familière. Une chanson, ça ne dure que trois minutes, mais ces trois minutes-là sont si douces et si amères qu’on s’y…

Vincent Francey

Ecrire à propos du verbe mortifier étant une mortification et ne me sentant pas de penchant mortifère, je m’abstiendrai de tout commentaire morbide et de tout développement sordide.

Vincent Francey

Etrange idée que d’égrainer ces mots, que de poursuivre le flux sans fin des discours, que d’écrire au lieu de vivre. Je n’ai rien à raconter mais j’aime raconter ce rien, parce que la vie demande à être écrite pour ne pas s’envoler. C’est l’oiseau dans la volière qui se cherche dans l’écriture, le bel oiseau triste, prisonnier dans un monde qu’il ne comprend pas. Ses plumes, et la mienne, métaphorique, parce qu’il est loin le temps où j’écrivais à la plume, colorient les murs de sa – de notre –…

Vincent Francey

Cri noir de l’eau, ronronnements des mots et des moteurs sur le pont, sous le crâne.

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Cailloux : les plats, pour les ricochets. Échec.

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L’eau : toujours la même, jamais la même. S’asseoir au bord de l’eau : revenir aux questions premières.

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Caché sous la mousse, que cracha jadis ce tuyau ? Tristesse.

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L’écume est la partie de l’eau la plus bruyante.

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Tremper ses doigts dans l’eau pour se sentir un peu fleuve.

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La rivière voyage sans bouger.…

Vincent Francey

Presque rien l’automne presque rien le brouillard. Ce paysan, ce sont ceux qui marchèrent avant moi, paysan père paysans grands-pères paysans depuis la nuit des temps. L’automne – presque la nuit – le brouillard – presque la nuit – et le temps si lent des paysans le temps du père le temps des grands-pères et le temps de l’automne le temps de la nuit. Mort l’été ? Morts mes grands-pères. Morts les paysans. Je suis le premier qui ne perpétue pas la lignée : chanson d’infidélité. Pourtant chanson…

Vincent Francey

Vidéo-poème filmé à Aubonne avec en musique de fond Rose Geranium de Charles Mingus.

Vincent Francey

Johannesburg, la ville de Jean, la ville des gens bien qui pensent à mal, la ville de Jean qui rit à la gueule défaite de Soweto le bidonville des gens qui pleurent à larmes noires, Johannesburg le gros bourg bourré aux as acides et aux assassins, Johannesburg le chef-lieu, le lieu des chefs, le chef des lieux, avait été construit dans une frénésie sordide et clinquante, sous les gueulées des contre-maîtres arrogants et dans les gémissements des contre-esclaves, il piétinait et il tournait,…

Vincent Francey

Quel est ce gros lourdaud qui empêche les piafs de piailler en paix ? Tu peux pas arrêter de tripoter du vent dans ta veste, espèce de mammifère terrestre à pelure de synthèse ? Si tu arrêtes pas ton cirque illico presto, on va te sonner les cloches, espèce de gâche-nature à doudoune hurlante !

Vincent Francey

Michaux Plume Michaux Gouffre que retrouver à brûle-pourpoint de Michaux ? Se souvenir de Juan Rigoli, séminaire de premier cycle (ou de second, je ne sais plus) dans un petit bureau de Beauregard : Un barbare en Asie. J'avais bleuté : bête, meurtre de la victime, celui qui était né bête, devenant plus bête et qui est plus bête que l’Hindou bête, avachis, (sait-on jamais où un chat va s’asseoir ?) ainsi en va-t-il de l’Indien. En notes, en remontant le texte, j'avais écrit : analogie entre une…

Vincent Francey

Dans ce journal recalé de rentrée, je vous présente mon planning. Ce sont en quelque sorte mes bonnes résolutions pour l'année nouvelle, puisque quand on est enseignant, l'année commence à la fin août.

Vincent Francey

Une bestiole de ferraille illuminée pour un Noël imaginaire, Avenue du Champagne de son petit nom, surveille les menteurs rivalisant de saillies à la table éponyme. Les nuits d’orage, raconte le plus suisse allemand de la bande, je me mets tout nu sur la terrasse. Un autre : à l’époque, les femmes étaient gentilles. Y a-t-il un lien ? Venaient-elles avec lui, nues sur la terrasse, écouter le grondement du tonnerre ? Y a-t-il alors eu coup de foudre ? Des voix trop peu romandes viennent brouiller…

Vincent Francey

Il s’agirait de penser le sport, de déterminer ce que celui-ci a d’universel, de discerner ce qu’il dit des sociétés qui le pratiquent. Ce qui est universel, pour Philippe Descola, ce n’est pas le sport, mais le jeu, le sport n’étant que la dérive moderne des jeux anciens, que leur inscription dans l’individualisme. A travers quelques pages qui mériteraient d’être plus fournies, l’anthropologue s’amuse au jeu de l’interview, évoque des mondes pour qui le sport n’est pas encore devenu la…

Vincent Francey

Corde bleue d'un arbre tronçonné

Ciel noir d'un orage singinois

Falaise chevelure

Lorette

Vincent Francey

Il n’y a pas trop de bruit…

Il n’y en a même pas du tout.

Mieux vaut se taire avec.

Vincent

Le parfum de scandale s’entête. Il se prend dans ta chevelure profonde. Baudelaire et Gainsbourg sont aussi frères que l’homme et l’océan, ils chavirent tous deux quand les effluves des ailleurs aux airs de femme les prennent dans leur filet de beauté, ils sombrent tous deux dans le flot du liquide de feu et ils nous entraînent avec eux vers des abîmes renversés qui ne se refermeront que quand l’horloge fatale ne se souviendra plus de nos amours décomposés.

Vincent Francey

Harmoniser est impossible, parce que l’harmonie est toujours préalable, parce qu’on ne peut pas la bricoler ni la créer, parce que le seul fait de toucher au monde en trouble le mouvement. On n’harmonise pas : on cherche à retrouver l’harmonie perdue, comme Proust le fit pour le temps. Et l’harmonie retrouvée est toujours au seuil de son éclatement.

Vincent Francey

Se soûler de violence et de sang devant sa télé, avouons que nous y succombons – si l’on puit dire – nous aussi. Faut-il s’alarmer parce qu’on se délecte de l’hécatombe de Games of Thrones ? Faut-il continuer la sanglante aventure dans la vraie vie, dans cet Orient compliqué qui se suicide sous nos yeux ? D’Europe, nous regardons le monde prendre feu, de l’autre côté du mur, sans garde de nuit. Les marcheurs colorés avancent, ils prennent des trains en Macédoine, ils coulent en Méditerranée, ils…

Vincent Francey

Le calme avant la bataille : ici se sont rassemblés les seigneurs confédérés. Un canon à eau bombarde les champs.

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Dévotion : Urbain combien, le pape du vin ? Saint Vincent, le saint du vin.

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Ils vainquirent les Bourguignons. Ils burent du Vully. Le lendemain, ils prièrent pour que cela cesse, ce mal de tête.

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Soumis à la tentation : tirer la corde, sonner le tocsin, jouer les don Camillo. Seigneur, ne nous laisse pas entrer en tentation.

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Le sang des…

Vincent Francey

Est-ce cela, vivre en ermite ? Est-ce cette transe ? Est-ce ce surgissement du gruyère et des culs roses ? Est-ce cette prière inquiétante ? La tentation de l'ermitage est la tentation du poète, se reclure au fond des bois, s'enfermer en soi-même, chercher sa propre nuit et la proférer face au ciel. Pourtant, cet ermite s'ennuie des villes, il laisse venir à lui ce qui vient, celles qui viennent, ce qui se dresse ne tombe pas dans la méditation. Si c'est cela, vivre en ermite, si c'est se…

Vincent Francey

Petit vidéo-poème écrit à l'occasion de la Fête des Vignerons.

La version du ranz des vaches qu'on y entend est celle du Chœur des Armaillis de la Gruyère, sous la direction de Michel Corpataux.

Vincent Francey

Cette envie obsessionnelle, ce besoin irrépressible, cet appel du destin, ce cri de l’intérieur comme une phrase qu’on emplirait jusqu’à satiété, plus que jusqu’à satiété, jusqu’au dégoût, jusqu’au trop-plein, jusqu’à l’ivresse, jusqu’à ce qu’elle titube, la phrase, l’envie, la personne tout entière qui l’écrit, ce besoin, cette nécessité, cette malédiction de la phrase deux page septante-huit, de la deuxième phrase entière de cette page-là, toujours de cette page-là, quel que soit le livre, que…

Vincent Francey

Taisez-vous, les piafs ! Ta gueule, le vent ! Hé, les gens, vous la fermez, ou quoi ? Attends, la voilà : clic clac ! Encore : clic clac kodak ! Immortalisée. Vite, il faut se casser d’ici avant qu’elle me repère. Demain, dans Paris Match…

Vincent Francey

Quelle contrainte ? Pas de contrainte ? Est-il possible d’écrire sans contrainte à propos de Georges Perec ? Les choses ne sont pas si simples et la disparition des contraintes ne constitue pas forcément un mode d’emploi suffisant pour écrire à propos de Georges Perec, les trois bouts de titres notés ici à la va-vite ne constituant qu’une pâle tentative d’épuisement d’un auteur complexe, multiforme, profond et facétieux. Perec, c’est d’abord une tronche, celle du fou littéraire, le pendant…

Vincent Francey

Je suis allé hier soir à la Fête de Vignerons. Voici quelques mots à propos de cet événement hors du commun.

Vincent Francey

6-0, puis abandon, le soleil l’a emporté sur la terre sèchement battue. Les autres courts sont à court de joueurs. Au loin, on entend encore quelques Nadal mal coachés se muscler le bras droit. La bière fait de même pour mon coude, avec plus de régularité. L’entrainement vient de commencer. Je pense rattraper Federer sous peu au grand chelem de l’apéro. Sur le gazon, nul Wimbledon, juste des chaises longues vides qui n’attendent que des blessés à apaiser quand l’ombre des arbres aura vaincu le…

A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.

Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.