Blog suisse de littérature

Bienvenue sur lie tes ratures

Bienvenue sur lie tes ratures, le blog de mes expérimentation littéraires, où vous pourrez notamment feuilleter mon carnet de bribes et de réflexions diverses, mon album de photos prises à heure fixe, mes pérégrinations diverses ainsi que les livres qui m'inspirent.

 

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Vincent Francey

Les abeilles-voix frelonnent sur la fleur grelotante. Approche. Pars. Avance plus vite : gloire au miel !

Vincent Francey

La rotation, c’est la tête qui nous tourne mais mécaniquement, toujours à la même vitesse, sans le moindre grain de sel ni de folie pour déglinguer la course monotone et automobile de la tête qui tourne et qui tourne avec ses grands ruisseaux de ferraille pas même rouillée. La rotation, c’est un cercle sans émotion, une sphère vulgaire, un rot rond. La rotation, ce n’est pas mon manège à moi et ce n’est pas toi et ce n’est rien d'autre que cet engrenage sans fin du cycle de la vie, de la mort et…

Vincent Francey

Peut-on déconstruire la société du spectacle, alors qu’elle le fait constamment elle-même et que sa déconstruction est elle-même spectacle ? La com envahit tout. Les politiques chantent (faux). Les journalistes se mettent en scène dans leur agressivité ou leur rondeur faussement bonhomme. Les artistes s’exposent plus qu’ils n’exposent leurs œuvres, ou exposent leur discours sur comment ils exposent leurs œuvres. Tout est transparent, c’est l’impératif moral catégorique, et bien sûr la…

Vincent Francey

Moteur de moto qui s'en va, eau lente qui se berne, maisonnettes des rivages, reflets tranquilles d'un soleil de presque-automne.

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Trois toblerones, pas de baigneurs, quelques oiseaux, la ville pourtant si proche.

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L'Aar pour l'Aar.

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Bateaux déjà recouverts d'un voile, toile bleue de l'hiver.

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Graffiti sur le vieux pont : OWZ. Comme une insulte que personne ne comprendrait jamais, ici où personne ne s'insulte.

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Une tête de mort : Gefahr Nicht…

Vincent Francey

Rosemonde, rose immonde ? Qui après 1913 pour s'appeler Rosemonde ? Qui hors des vitrines d'Amsterdam ? Qui sur les quai ? Qui noyée dans les canaux ? Qui en Hollande ? Qui au monde pour s'appeler Rosemonde ? La Rosemonde du vieux Guillaume fut-elle la dernière Rosemonde? Fut-elle la dernière rose du monde ? Il en passe une, de Rosemonde, à l'ombre des jeunes filles en fleur. Marcel pose son regard ailleurs, sur la dernière des Albertine. S'il avait choisi Rosemonde, le monde en aurait-il été…

Vincent Francey

Voici le treizième épisode de mes récits improvisés cinq minutes à ma fenêtre, inspiré notamment par un texte rédigé dans le cadre de l'atelier d'écriture Pousser la langue, qui se trouve ici : www.tierslivre.net/ateliers/achille-par-la-fenetre/

Vincent Francey

Alerté par un plaisantin fort douteux qui cherchait à se faire mousser afin d’épater la galerie féminine qu’ils se proposait de séduire de façon tout aussi douteuse que ne l’était sa plaisanterie, alerté, affirmions-nous non sans effroi et avec quelque malice certes déplacée mais néanmoins narquoise, alerté, disais-je tout en retardant l’annonce fatale indéfiniment afin de ménager un effet de surprise qui ne manquera pas de vous épater, alerté à un niveau d’alerte jusqu’à ce jour inégalé et…

Vincent Francey

Un bruit puis rien. Seul un vent noir, un souffle froid, l’appel étouffé d’un seul coup de tambour, rien, la mort. Au loin, une rumeur, très loin, des voix, rien. Le silence ? Soudain, le bruit d’un déchirement, d’une allumette que l’on frotte pour faire exploser l’absence.

Vincent Francey

Dans le club ultra sélect des hommes en -isme, Perón est au péronisme ce que Popol est au populisme et d'ailleurs Perón aussi était populiste, peut-être plus encore que Popol, il faudrait demander ça à Evita mais en évitant le scandale qui à coup sûr mènerait l'Argentine à la banqueroute si l'on découvrait que de tels peoples emmenaient Popol au cirque plus que la décence ne l'autorise. N'insinuons rien de plus et dansons, puisque nous voilà à Buenos Aires, un tango langoureux qui fera à n'en…

Vincent Francey

Voici le trente-troisième épisode du vlog le journal recalé, où je retrouve la chambre de mes dix-huit ans un jour de recrotzon.

Vincent Francey

La terrasse est une prison qui enferme à l’extérieur les glandus des Grand-Places, scouts en vadrouille, familles en pic-nic, réfugiés mal intégrés, toxicos en tout genre qui viendraient à coup sûr pisser sur les bonzaïs et vomir dans les cendriers si on ne mettait pas le holà. La fontaine à Tinguely ne peut pas asperger les clients fort rares d’un établissement qui sans doute s’enorgueillit de n’accepter que du beau linge, cadres dynamiques en mal de pizzas ou patriciens qu’on ne mélange…

Vincent Francey

S’affirmer mécréant, c’est s’affirmer libre. Daniel Bensaïd refuse les injonctions monde, il conspue le capitalisme mondialisé sans refluer vers la nation salvatrice et bornée ni vers les vieilles identités religieuses qui ne renaissent que parce qu’elles savent automatiquement comment remplir le vide qui désormais remplit notre monde sans repères. Ces fragments évoquent les grands problèmes politiques et sociaux dans leur complexité mais sans concession. Il montre surtout qu’une pensée de…

Vincent Francey

Les fils emmêlés des ampoules-billes feront se soulever ces chapeaux fous d’où surgiront lapins roses et vaches pétrolées. On leur jettera du haut des remparts cinématiques force marmites d’huile bien bouillante et boum, un doigt inconnu appuiera sur l’interrupteur de nuages : la pluie cessera soudain de transformer l’herbe en boue, les vaches redeviendront lapins et les lapins vaches quand le carnaval des animaux mourra noyé sous le déluge des lumières atomiques. On bricolera alors une ampoule…

Vincent Francey

L’eau de Orgeole étincela entre les buissons et soudain le regard de Robert s’arrêta. Qu’est-ce que c’était que cette bestiole qui l’observait à travers les branches ? C’était sale et peureux, recroquevillé, rachitique. C'était pas une bestiole. Ça avait les pieds dans l’eau mais les cheveux secs. C’était un enfant. Garçon ? Fille ? Impossible de savoir dans un état pareil. Robert l’appela : Hé, toi ! L’enfant chercha à fuir mais n’en eut pas la force. Robert sauta dans les buissons, s’y écorcha…

Vincent Francey

Mélancolie légère, début d’année brumeux, les touches percent les nuages et le soleil humide s’éparpille en arcs-en-ciel sereins ; se lève une idée lumineuse, un dieu sympa, une seconde d’éternité triste et belle ; on se serre la pince à nos cordes joviales, on dirait que ça vole léger sur la piste vide de nos danses éphémères ; souvenir d’un temps perdu où tout fut simple, insouciant, futile ; fut-il ?

Vincent Francey

Considérons le verbe considérer. C’est un verbe considérable si l’on considère qu’en effet nous pouvons le considérer sans autre forme de considération que le fait considérable de le considérer considérable. Nous considèrerons donc considérer considérable tout en considérant considérable de considérer considérable le verbe considérer, ceci bien entendu en faisant abstraction de toute considération pour les cons sidérés.

Vincent Francey

Entrée en Italie. La radio s’appelle Santa Maria, on y entend, sans rien y comprendre, de veilles voix ecclésiastiques qui palabrent autour de la bestia quelque part entre l’enfer de Dante et les sombres forêts du Piémont. Au milieu de nulle part, perchée sur des montagnes perdues, se dresse une immense basilique qui répond au joli sobriquet de Vierge du Sang. Rien que le nom fout les jetons. J’entre. Six vieilles à genoux, une bonne sœur et deux touristes abasourdis récitent le chapelet dans le…

Vincent Francey

Le bleu, à Fribourg : couleur du ciel et couleur des poubelles.

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Borne bleue au cœur du havre de verdure : n’aurais jamais pensé un bleu si agressif.

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Tristesse du kiosque à l’abandon : la machine Selecta, peu causante.

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Passe une jeune fille qui mange une pomme. Jalouse, Selecta vomit ses ragusas.

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Et ce tronc si énorme qu’on dirait un volcan.

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Un moustachu au pied de la grande carte cherche un barbier. C’est facile, lui répond-elle, des barbiers, à…

Vincent Francey

L’habit ne fait pas le moine mais il fait l’émigrant.

Vincent Francey

Qu'est-ce qui se passe dans ma tête ?

Vincent Francey

Et propter le coléoptère non ce n’est pas cela bien évidemment propter pourtant cependant il faut ressortir le vieux Gaffiot propter à côté auprès à proximité mais aussi – madame Braillard opine du chef, est-ce qu’elle est toujours en vie ? – à cause de par crainte, propterea, propterea, propterea, Carmina Burana, bibit ille bibi tilla bibit servus cum ancilla – la servante, d’où l’adjectif ancillaire fort délaissé en notre époque barbare o tempora o mores, dixit Marcus Tullius Cicero, l’homme à…

Vincent Francey

Surtout garder le silence. Ne pas se laisser repérer. Cesser de respirer. Laisser passer l’avion. Espérer la discrétion. Soupirer peu. Suis-je assez caché ? Suis-je assez parti ? Je marche un peu plus loin, toujours plus loin, nulle part ; je cherche ce lieu vide où ne respire pas même cette impression de chant d’oiseau qui me fait fuir vers un silence plus absolu, vers une paix plus définitive, vers un souffle plus profond. Il faudrait enregistrer le silence et se le passer en boucle. On…

Vincent Francey

À l’aveugle : rien. Tonlé Sap : un indice ? Toujours rien. Tonlé, une langue ? Toujours pas. Sap ? Travail. Tonlé Sap ? Travail de sape en tongs. Non. Tonlé. Tonds-les moutons. Toujours pas. Tonlé Sap : langue au chat. Lap lape lapin sapin petit chat. Tonlé Sap : lac du Cambodge. Voilà. Tonlé Lac et les lacs seront bien tondus.

Vincent Francey

Voici mon journal recalé de bénichon, réalisé au milieu d'un bric-à-brac inspirant.

Vincent Francey

C’est l’heure où se croisent ouvriers et retraités. Les maçons ont déjà l’œil fatigué, les vieux aussi. Le peintre soupire. L’électricien se concentre : surtout ne pas perdre le fil du Matin. C’est lundi, les autres sont en vacances. La pause sera un peu plus longue que d’habitude. Le patron est loin. Arrivent d’autres peintres au regard ahuri : t’es déjà à la pause ? Le premier peintre soupire : le patron est loin. Les maçons veulent payer. Ce n’est pas parce que le patron est loin que. De…

Vincent Francey

Des meurtres déguisés en suicides, des enfants assassinés, un réseau glauque de pédophiles connectés, de la méfiance partout, voilà un roman noir qui porte fièrement sa couleur. Le narrateur est journaliste. Il a un frère flic. Il refuse de croire que celui-ci s’est donné la mort, ouvre ainsi la boîte de Pandore, s’acoquine avec le FBI, traque un tueur en série à travers tous les Etats-Unis, croit arriver à ses fins, se trompe, croit comprendre la terrible réalité, se trompe un nouvelle fois,…

Vincent Francey

La Berra au mois de janvier avec une fine couche de neige et des chaussures lisses, ça glisse. Surtout sur la glace et à la descente et à l’ombre. Certes, la vue en valait le coup et la photo la chandelle mais ce qu’on n’y voit pas, c’est ce qui se passe après : des heures à tenter d’éviter de se casser le coccyx et le petit doigt dans une bottecule frigorifique en se prenant les sapins noirs en pleine poire. Arrivés en bas plus morts que vifs, nous nous sommes juré, mais un peu tard, de ne plus…

Vincent Francey

Van-Tu, petite fille de sept ans, deux jambes brûlées. Aylan, petit garçon de trois ans, noyé en Méditerranée. D’autres prénoms, par milliers – la longue litanie des enfants de la guerre – crient du haut de leur souffrance, couchés sur des photos que l’on regarde horrifié puis qu’on oublie, la folie de ceux qui ont décidé, du bas de leur inhumanité, qu’il fallait fusiller, bombarder, gazer, tuer de mille façons différentes – ils ne manquent jamais d’imagination quand il s’agit de tuer – des gens…

Vincent Francey

Une chanson, c’est fait pour vous tourner le cœur en un soupir. En quelques notes, j’y suis, sous les tilleuls de cette avenue entre spleen et plaisir à songer aux voluptés d’un il y a longtemps disparu. Il suffit de quelques touches de couleur sur le piano, d’une odeur de menthe et de volets clos et me voilà revivant une heure qui jamais n’arriva et qui me semble pourtant si familière. Une chanson, ça ne dure que trois minutes, mais ces trois minutes-là sont si douces et si amères qu’on s’y…

Vincent Francey

Ecrire à propos du verbe mortifier étant une mortification et ne me sentant pas de penchant mortifère, je m’abstiendrai de tout commentaire morbide et de tout développement sordide.

Vincent Francey

Etrange idée que d’égrainer ces mots, que de poursuivre le flux sans fin des discours, que d’écrire au lieu de vivre. Je n’ai rien à raconter mais j’aime raconter ce rien, parce que la vie demande à être écrite pour ne pas s’envoler. C’est l’oiseau dans la volière qui se cherche dans l’écriture, le bel oiseau triste, prisonnier dans un monde qu’il ne comprend pas. Ses plumes, et la mienne, métaphorique, parce qu’il est loin le temps où j’écrivais à la plume, colorient les murs de sa – de notre –…

Vincent Francey

Cri noir de l’eau, ronronnements des mots et des moteurs sur le pont, sous le crâne.

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Cailloux : les plats, pour les ricochets. Échec.

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L’eau : toujours la même, jamais la même. S’asseoir au bord de l’eau : revenir aux questions premières.

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Caché sous la mousse, que cracha jadis ce tuyau ? Tristesse.

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L’écume est la partie de l’eau la plus bruyante.

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Tremper ses doigts dans l’eau pour se sentir un peu fleuve.

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La rivière voyage sans bouger.…

Vincent Francey

Presque rien l’automne presque rien le brouillard. Ce paysan, ce sont ceux qui marchèrent avant moi, paysan père paysans grands-pères paysans depuis la nuit des temps. L’automne – presque la nuit – le brouillard – presque la nuit – et le temps si lent des paysans le temps du père le temps des grands-pères et le temps de l’automne le temps de la nuit. Mort l’été ? Morts mes grands-pères. Morts les paysans. Je suis le premier qui ne perpétue pas la lignée : chanson d’infidélité. Pourtant chanson…

Vincent Francey

Vidéo-poème filmé à Aubonne avec en musique de fond Rose Geranium de Charles Mingus.

Vincent Francey

Johannesburg, la ville de Jean, la ville des gens bien qui pensent à mal, la ville de Jean qui rit à la gueule défaite de Soweto le bidonville des gens qui pleurent à larmes noires, Johannesburg le gros bourg bourré aux as acides et aux assassins, Johannesburg le chef-lieu, le lieu des chefs, le chef des lieux, avait été construit dans une frénésie sordide et clinquante, sous les gueulées des contre-maîtres arrogants et dans les gémissements des contre-esclaves, il piétinait et il tournait,…

Vincent Francey

Quel est ce gros lourdaud qui empêche les piafs de piailler en paix ? Tu peux pas arrêter de tripoter du vent dans ta veste, espèce de mammifère terrestre à pelure de synthèse ? Si tu arrêtes pas ton cirque illico presto, on va te sonner les cloches, espèce de gâche-nature à doudoune hurlante !

Vincent Francey

Michaux Plume Michaux Gouffre que retrouver à brûle-pourpoint de Michaux ? Se souvenir de Juan Rigoli, séminaire de premier cycle (ou de second, je ne sais plus) dans un petit bureau de Beauregard : Un barbare en Asie. J'avais bleuté : bête, meurtre de la victime, celui qui était né bête, devenant plus bête et qui est plus bête que l’Hindou bête, avachis, (sait-on jamais où un chat va s’asseoir ?) ainsi en va-t-il de l’Indien. En notes, en remontant le texte, j'avais écrit : analogie entre une…

Vincent Francey

Dans ce journal recalé de rentrée, je vous présente mon planning. Ce sont en quelque sorte mes bonnes résolutions pour l'année nouvelle, puisque quand on est enseignant, l'année commence à la fin août.

Vincent Francey

Une bestiole de ferraille illuminée pour un Noël imaginaire, Avenue du Champagne de son petit nom, surveille les menteurs rivalisant de saillies à la table éponyme. Les nuits d’orage, raconte le plus suisse allemand de la bande, je me mets tout nu sur la terrasse. Un autre : à l’époque, les femmes étaient gentilles. Y a-t-il un lien ? Venaient-elles avec lui, nues sur la terrasse, écouter le grondement du tonnerre ? Y a-t-il alors eu coup de foudre ? Des voix trop peu romandes viennent brouiller…

Vincent Francey

Il s’agirait de penser le sport, de déterminer ce que celui-ci a d’universel, de discerner ce qu’il dit des sociétés qui le pratiquent. Ce qui est universel, pour Philippe Descola, ce n’est pas le sport, mais le jeu, le sport n’étant que la dérive moderne des jeux anciens, que leur inscription dans l’individualisme. A travers quelques pages qui mériteraient d’être plus fournies, l’anthropologue s’amuse au jeu de l’interview, évoque des mondes pour qui le sport n’est pas encore devenu la…

A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.

Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.