Blog suisse de littérature

Bienvenue sur lie tes ratures

Bienvenue sur lie tes ratures, le blog de mes expérimentation littéraires, où vous pourrez notamment feuilleter mon carnet de bribes et de réflexions diverses, mon album de photos prises à heure fixe, mes pérégrinations diverses ainsi que les livres qui m'inspirent.

 

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Cabot génial,

(Le génie des chiens ne me frappe pas au premier regard ni à la première morsure, mais à y regarder de plus près… non plus… on ne me fera pas dire du bien de ces chasseurs de facteurs et le cabot génial restera jusqu’à la fin des temps un oxymoron)

Vincent Francey

Petit à petit, ça se construit. L’équilibre se cherche. Le chef pinaille. On trouve un son de cornemuse puis ça se radoucit, ça se calme, ça sifflote une chanson d’amour, ça se gourre de note – bon d’accord, JE me gourre de note – et ça s’envole vers de nouvelles aventures pleines de doubles croches qui bientôt seront sues.

Beau-fils, frère et père d’empereurs romains, sur le CV, ça fait joli, mais en vrai, tout le monde s’en tape, du bon Drusus. Auguste, oui, on s’en souvient, du divin Auguste chanté par Virgile, on a tous appris des trucs par cœur là-dessus, il est devenu star jusqu’au cirque Knie, le père Auguste ; Tibère, passe encore, Claude à la limite, on ressent un vague ressac de tragédie où se réveillent des Britannicus et des Agrippine ; mais Drusus, coincé entre ces peoples, ne fait pas le poids. Il a…

Vincent Francey

Le numérique comme rencontre réelle, tome 2. Merci à François Bon pour la suggestion (et pour les livres reçus). Merci aussi aux auteurs, compositeurs et metteur de en scène des futures rencontres chorales de la Broye. Merci aussi à Michel Simonet, le cantonnier à la rose et aux Ensembles vocaux Mon Pays et Chorège. Merci surtout aux élèves de l'EPAI qui ont eu la force de s'exprimer la semaine passée sur l'esplanade des poètes.

Vincent Francey

La 52 est prête ! Les pizzas bronzent sur le feu de bois pendant qu’un nain souriant surveille les poissons de l’étang qui bientôt finiront dans les assiettes des couples variés qui terminent leur week-end estival par un souper en amoureux. Les vieux n’osent pas se mettre l’un en face de l’autre et les jeunes en tongs ne savent pas quoi se dire. Il est temps de reprendre le boulot, se plaignent-ils en silence, pendant que des parents fatigués se disent que sans les enfants, ce serait nettement…

Vincent Francey

Catherine n’est plus là. Plus rien n’est là. Le personnage, à la fois il et je, flotte dans un monde qui ne lui dit plus rien. Il s’en veut de n’avoir pas été à la hauteur, se terre au milieu de nulle part, voit s’agiter autour de lui des nattes d’écolières – il est vaguement professeur de français, obsédé par Flaubert –, puis fait face à des notaires flasques et à deux voisins chasseurs qui ne lui veulent pas du bien. Surtout, il attend. Il attend qui ? Il attend Catherine, bien sûr. Lui…

Vincent Francey

Pour obtenir un bon selfie, voici les erreurs à éviter :

Vincent Francey

Je veux que de nos biens vous n’ayez pas moins : c’est le meilleur que vous emmènerez à la place du vôtre, vous en avez grand besoin.

Vincent Francey

Et si on allait faire un petit tour derrière l’arc-en-ciel, loin de la pluie, au pays de la couleur ? Un saxophone multicolore nous y attend en smoking blanc. Nous lui donnerons la main. Attention à ne pas tomber, petit épouvantail, ça bouge comme les touches d’un piano qu’on taquine. Serre-toi un peu plus fort contre moi et tout ira bien, belle Dorothée. Quelqu’un pourrait-il allumer la lumière ? Ton visage m’est encore inconnu.

Vincent Francey

La calvitie inhibe toute tentation de brushing. Un chauve à bouclettes, même si tous les goûts sont dans la nature, ne brille pas par son sex-appeal. Je vais donc continuer à me raser la tête pour faire croire qu’ils ne tombent pas tout seuls. Pour le brushing, si jamais, on se rabattra sur des perruques.

Vincent Francey

Ces canicules ne m’emballent plus. Il est six heures du matin, seul moment presque frais du jour. Déjà le soleil veut. Déjà il entre. Déjà il tape. La marche d’hier cherchait l’ombre à chaque pause, instinctivement. Elle abandonnait les corps éreintés à leur sueur. Les filles appétissantes ne seraient pas frôlées. Cela créerait une chaleur de plus, un degré de trop dans la torride torpeur. Il semble que la vie ralentit. Enfin ! Ne pourrait-elle pas ralentir par des températures supportables ?

Vincent Francey

Avant-saison, avant maisons.

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Vincent Francey

Un poète qui se marie est-il encore un poète ? Un poète peut-il vivre enchaîné ? Un poète bagué ne perd-il pas toute inspiration ? Un poète heureux en amour peut-il encore écrire ? Un poète heureux, cela se rencontre-t-il ? Qui se souvient d'André Salmon, ce poète qui s'est marié ? Qui se souvient de Guillaume Apollinaire, ce poète au cœur d'artichaut ? Malheureux en amour, heureux au jeu de poésie ? L'amour et la poésie sont enfants de Bohème, ils n'ont jamais, jamais connu de loi, mais…

Vincent Francey

Voici la vidéo-poésie d'un fou à Faoug, avec un train qui passe et qui repasse.

Vincent Francey

Le va-et-vient

(Est-ce qu’un va-et-vient, c’est singulier ou pluriel ? À partir de combien de va-et-vient peut-on affirmer qu’il y a plusieurs va-et-vient (ou va-et-vients) ? Est-ce que deux va-et-vient, ça fait quatre va-et-vients ?)

Vincent Francey

Au milieu des voix humaines, un trombone tente d’émerger. Que dit-il ? Je suis ton frère. Il peine à sortir du lot quand arrivent les copains : une trompette, un cor, des instruments tous plus vigoureux les uns que les autres qui boufferont bientôt les voix humaines trop chétives qui se saluent avec une angoisse à peine dissimulée. Elles prétendent aller très bien mais chacun sent déjà le vent du boulet cuivré lui frôler les oreilles. Tout à l’heure, il nous faudra crier plus fort que la musique…

Vincent Francey

Soif de Guinness, c’est-à-dire faim. De Dublin, c’est à cause de la faim qu’on fuyait. Dublin : dernière escale avant l’Amérique. Dublin, faut-il dire « du blain » ou « deux bline » ? Il y a un livre qui s’appelle Gens de Dublin mais je ne l’ai pas lu. Alors quoi ? Seulement la Guinness ? Ne connaître d’une ville que ce que l’on y boit, belle mentalité ! Quoi d’autre ? La bouffe ? De la Guinness aussi, on l’a déjà dit. Les filles ? Rousses avec la peau blanche et les yeux verts, genre Fifi…

Vincent Francey

Voici une petite réflexion sur l'invasion du numérique, en lien deux de mes vidéos récentes, livresse du souvenir à propos du Rivage des Syrtes de Julien Gracq www.youtube.com/watch et le prochain rendez-vous lecture le 4 mai prochain dès 19h autour d'Ernest Hemingway www.youtube.com/watch.

Je vous conseille également d'aller faire un tour sur les chaînes YouTube d'Anh Mat www.youtube.com/channel/UCM4McLjl3nmSy-CYyE_YUAw et de Bruno Lalonde…

Vincent Francey

Le monde, comme chacun le sait, tourne autour des Arbognes, seul trou d’air pur en ce solstice surchauffé. Une serveuse en jupe rase y résout le problème pourtant insoluble des culs qui passent (cf la terrasse du Bindella). En effet, quand un seul cul passe et repasse une bière à la main, on a le temps d’en apprécier les subtilités en toute quiétude, à condition bien sûr que d’autres clients hormis Marc-Henri et moi-même aient l’idée saugrenue de chercher un peu de fraîcheur au centre de…

Vincent Francey

Le plaisir santantoniesque ne s’embarrasse pas de surprises superflues. Le scénario est peu ou prou (de bateau ; ça, c’est juste parce que je suis encore dans l’ambiance et parce que quand l’occasion se présente de faire un mauvais jeu de mot, il faut s'en saisir illico, ptère) toujours le même : le bon commissaire San-Antonio se retrouve par hasard sur un affaire bien tordue. Il interroge des concierges et des gnaces (voilà un mot que l’on ne rencontre désormais que chez Frédéric Dard, comme…

Vincent Francey

Sans doute buvais-je une bière. Sans doute faisait-il très chaud, très sec et très soif. Tout Fribourg se prélassait sur la terrasse du Belvédère, les pieds dans la Sarine et la tête dans l’azur. Des amants traversèrent le pont Saint-Jean. Je leur fis coucou. Ils ne virent qu’eux-mêmes dans le reflet de leurs amours noyées et se dirent que sous le Pont Saint-Jean coule la Sarine et leurs amours faut-il continuer à réciter ? D’autres – étaient-ils eux aussi amants ? - se baignaient dans l’eau…

Vincent Francey

Le temps était donc revenu pour Enide des angoisses qu’elle avait cru à jamais terminées. Elle revit ce visage disparu, ce reproche éternel qui ne la lâcherait plus jusqu’au tombeau. Elle n’en dormit pas la nuit. Puis il peupla ses cauchemars même en plein jour. Pourquoi avait-elle… Comment était-ce possible de… Elle n’osait redire le crime. Elle mourait de honte. Cette nuit-là, alors que son regard se perdait dans les mille lueurs de la ville qui ne dort jamais, elle eut pour la millième fois…

Vincent Francey

C’est le moment où l’on ne sait plus si c’est encore de Mozart, le moment où l’agonie s’achève en pleine lumière dans une sainteté tonitruante se muant en fugue infinie vers une joie virile qui rend Mozart vivant à jamais, même quand la musique n’est plus de lui, parce que la musique d'après Mozart, en côtoyant de si près le génie, est encore de Mozart.

Vincent Francey

Injonction : sois en forme ! En forme de quoi ? En forme. Court, long, carré, les Barbapapa, tout a déjà été dit. On touche le fond. Mais on ne touche pas la forme. Ça la déforme. Si, comme le chantait Boby Lapointe, c’est moche quand le fonds fond, c’est pire encore quand la forme forme. C’est un puits sans fond qui se forme. Puis la forme forcément se déforme à fond. Bref, la forme n’a pas la forme. Nous lui préfèrerons les formes et les fondements, si possible avantageux, car nous ne sommes…

Vincent Francey

Les yeux tristes de Marcello Mastroianni dans la dolce vita pour rappeler que la vie n’est jamais vraiment douce, que la légèreté est à deux doigts du malheur et que l’alcool enivre et tue. Marcello : Bernadette fait le spectacle. Ceux qu’elle a dans le nez sont les exclus de l’apéro, ce sont les intouchables de la terrasse. Tout cela semble futile, mais seul cela compte. Si s’amuser est devenu impossible, il ne nous reste que les larmes. J’ai repensé ce matin à de vieilles amours avortées (un…

Vincent Francey

Bain de foule bio : barbes et pains, légumes humains.

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Vincent Francey

Tombe de neige, que n’ai-je assez aimé ? Blancheur de plume aux angéliques évaporées, il neige en mon cœur comme il pleut sur la ville. Tombe la neige et je suis seul ce soir. Tombe de neige. Il neige, il neige sur Liège et je ne sais plus si c'est moi qui neige ou si c'est Liège qui neige en mon âme. La neige a tout couvert en moi, douceur, soleils et chansons. Seuls sont restés les officiers et ils ne sont pas même beaux.

Vincent Francey

Voici la cinquième vidéo-poésie de la série Entrelac, réalisée au bord du lac de Morat, avec la musique de Jacques Ibert.

Vincent Francey

Est-il croyable

(Il ne s’agit pas de croire, mon fils, il s’agit de faire confiance à la vérité.)

Vincent Francey

La poésie peine à donner de la voix. Les bruits du monde l’écrasent. Tous ils préfèreraient ne pas l’entendre, parce que ce qu’elle leur dit, il faut le laisser résonner et raisonner, infuser et distiller une société rêvée sans autre violence que celle des mots. D’aucuns s’offusquent : on n’y comprend rien. Certes, mais contrairement aux discours ambiants, on ne peut pas faire semblant de connaître d’avance la réponse à l’énigme. L’obscurité du langage est partout, mais c’est en poésie seule…

Vincent Francey

Voilà dix ans que je joue de la clarinette à la Concorde de Montagny-Cousset. Cela méritait bien une petite vidéo.

Vincent Francey

C’était cool, les coolies, au temps joli des colonies, t’en souviens-tu, ma jolie ? Cools coolies dans le riz, cools coolies dans le nem, c’était cool, les coolies, au temps joli des colonies, au temps joli des colonels, au temps joli des collabos, c’était cool, les coolies, au temps joli des colonies, t’en souviens-tu, ma jolie ? Ça s’appelait Cochinchine, ça t’émoustillait, ma jolie, tous ces cools coolies des colonies, ça s’appelait Tonkin, te souviens-tu des Tonkiki des Tonkinoises, ma…

Vincent Francey

Renouons, puisque nous avons pignon sur rue piétonne, avec une antique passion : regarder passer les culs. Les conditions sont parfaites pour s’adonner au voyeurisme : trente degrés à l’ombre, canicule qui m’emballe, nouvelles lunettes et célibat prolongé. Levons donc les yeux et, lubrique, bavons devant les pures beautés callipyges qui remontent et redescendent la rue de Lausanne.

Vincent Francey

Deux nouvelles, La preuve, puis Un long voyage, deux solitudes qui se cherchent l'une l’autre, celle d’un (grand-)père qui perçoit un début d’écoute chez une (petite-)fille, celle d'une (petite-)fille qui découvre son (grand-)père.

Vincent Francey

C’est l’heure où Zorro a tombé le masque, redevenant enfin don Jean-Marie de la Vega, l’heure où le cocktail Superman a définitivement vaincu Wonder Woman, l’heure où Thor s’est métamorphosé, tel Ben Ten, en Barman. Les bouteilles sont vides, la mainmise des plus de dix-huit ans est assurée et les bougies seront bientôt éteintes. Il ne reste plus qu'à ajouter à la photo cette musique qui martèle nos têtes héroïques plus que Thor lui-même, dont l’ombre semble diriger un orchestre symphonique…

Une harpe pour rendre la mort plus douce.

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Vincent Francey

Une catastrophe naturelle s’était abattue sur un pays, à l’autre bout du monde. Chez nous, comme d’habitude, tout le monde s’en foutait. On regardait les infos d’un œil vaguement triste. On se disait « les pauvres ! », puis on zappait et on mettait Joséphine ange gardien en se disant que tout le monde ne peut pas être parfait, qu’on ne peut pas accueillir toute la misère du monde, que ma foi, à chacun sa merde. Puis on rezappait. On engueulait la télé quand l’arbitre donnait un penalty…

Vincent Francey

Le piano sombre du dimanche soir, la chute du corps dans le vide, l’âge qui vient, les doigts qui s’agitent sur le clavier docile : ça ne rigole pas. Le monde… Pianotons encore, à peu près n’importe où et n’importe quoi, en liberté surveillée. On jouera chacun notre petite musique, on s’inventera du génie, on s’acharnera sur les touches pour ne pas s’acharner ailleurs. On en viendra à dormir sans cauchemar au réveil. On en viendra à mourir.

Vincent Francey

- Vous êtes brillante, mademoiselle, je dirais même plus, vous êtes surbrillante, mademoiselle.

Vincent Francey

Petit plaisir d’écriture, quand les fils tirés se recousent à l’improviste. L’homme à la valise est de retour. On commence à piger. C’est étrange comme les idées viennent. On pense que toutes les balises qu’on a lancées se sont perdues dans l’océan, mais elles remontent à la surface en prenant un sens qu’on n’avait pas prévu mais qui soudain semble évident. Il m’est impossible d’écrire en suivant un plan, parce que j’y perds ce plaisir du hasard d’un dénouement qui va jusqu’à me surprendre…

A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.

Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.