Blog suisse de littérature

Bienvenue sur lie tes ratures

Bienvenue sur lie tes ratures, le blog de mes expérimentation littéraires, où vous pourrez notamment feuilleter mon carnet de bribes et de réflexions diverses, mon album de photos prises à heure fixe, mes pérégrinations diverses ainsi que les livres qui m'inspirent.

 

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Miné par soi-même, alors que la faute vient des autres.

Immensité vide, calme avant la tempête, la vie, dit la serveuse portugaise, est moins chère en France qu’en Suisse.

Maigret, de retour dans son village natal le jour de la Toussaint, assiste, comme on le lui avait annoncé, en pleine messe, à un étrange assassinat.

Tsaub et Marteau vont au giron, Marteau prend le pichet et Tsaub l’henniez. Lequel des deux tombe à l’eau ?

On entend, du fond où se trouve le village, sonner dix heures.

Même le Mozart le plus anodin pousse au chant.

Ce mot ne devrait pas exister. Il faut tuer tuer.

L’évaluateur sans cesse s’évalue lui-même.

Il existe encore quelques vieux bistrots pleins de fleurs sur les nappes, sur les lampes et sur les ventilateurs.

Au pire, il fera un apprentissage…

Suivre la route ou le panneau ?

Cambrée à outrance, comme elle l’était, pour accrocher son chapeau à cette patère placée très haut, elle déploya la taille superbe d’une danseuse qui se renverse, et cette taille était prise (c’est le mot tant elle était lacée !) dans le corselet luisant d’un spencer de soie verte à franges qui retombaient sur sa robe blanche, une de ces robes du temps d’alors, qui serraient aux hanches et qui n’avaient pas peur de les montrer, quand on en avait…

L’art de la chanson paillarde est moribond. La chanson ne bande plus. Elle pense à Lulu.

On est passé du dieu à la machine, de la vénération à la captation, des ailes aux pales.

La barbe ! D’emblée, ça sent son péjoratif, ça veut jouer au père Noël, ça gratte et ça pique.

C’est l’heure de l’apéro des bébés sous la lampe-araignée, le rendez-vous des bobos barbus, des babas écolos et de Bibi buvant son café.

Nous vivons dans la servitude volontaire, déclare Lordon. Pourquoi ?

Les enfants d’Afrique sont flous. Ils bougent, se croient au cinéma, sont heureux.

Il y a là de méchantes petites maisons à deux croisées, d’où, d’étage en étage, se trouvent des vices, des crimes, de la misère.

La musique – rock’n’roll, jazz, Bach ou Bovet – rend fou, mais bon fou. On n’assassine pas pour l’entrée de Hey Joe. Ou si peu.

Les travers (même de porc) sont bons pour la santé. Ne dit-on pas un travers sain ?

La procrastination du prof quand augmente le tas de corrections est toujours vécue comme une honte.

Défilé permanent, pantins sur escalators, sur trottinettes ou sur godasses, les gens passent et repassent mais hélas ne trépassent pas encore. Ils mourront le ventre plein, stressés mais repus.

La gauche regardait vers l’avenir, vers les lendemains qui chantent, vers le Grand Soir.

A l’eau la haie d’honneur, au soleil le droit chemin qui scintille, à la terre une plaie longe et douce, un chemin plat, quelques granges-champignons.

Mais plus tard cette merveille devient d’une horrible mélancolie, quand les passions ont charbonné ces contours si déliés, quand les douleurs ont ridé ce réseau de fibrilles.

Le saxophone, c’est l’essence du jazz, c'est la mélodie sensuelle qui se penche sur les noceurs fatigués.

On n'est pas là pour se faire engueuler.

J’ai mal dormi parce que m’énervais sur la médiocrité de la chanson française d’aujourd’hui.

Le chat dort sur sa couverture, sous les arbres noirs et blancs.

D’abord, c’est presque rien, des rats qui sortent des maisons, puis qui meurent.

Entre l’Hôtel de Ville et la Grand-Fontaine, on vend des couteaux. Coupe-gorge ? Gorges profondes ?

A plusieurs, la Société parut à la veille d’un bouleversement.

Ces sons sont-ils musique ?

Saisir la nuance et ton sein.

L’errance sans cesse se détourne de la ligne droite.

Le bouèbe peint ne sourit pas. Sa mission, c’est du sérieux. Quand il sera grand, il sera fourrier au Régiment 7.

L’Afrique, terre sans Histoire et sans histoires ?

Vignes de Monbazillac, douceur de l’ombre et du nectar, tranquille promenade entre les sarments, sourire entre jambes et gosier.

Vautrin sortit.

A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.

Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.