Blog suisse de littérature

Bienvenue sur lie tes ratures

Bienvenue sur lie tes ratures, le blog de mes expérimentation littéraires, où vous pourrez notamment feuilleter mon carnet de bribes et de réflexions diverses, mon album de photos prises à heure fixe, mes pérégrinations diverses ainsi que les livres qui m'inspirent.

 

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De la bataille de Morat ne demeurent aujourd’hui qu’une course à pied et le souvenir amoché d’un tilleul.

Saint-Jean commande, rit, se reflète flou dans la Sarine.

Le nombre de piétons devint plus considérable et même, aux heures creuses, beaucoup de gens réduits à l’inaction par la fermeture des magasins ou de certains bureaux emplissaient les rues et les cafés.

Les Beatles, après avoir cassé les fauteuils de toutes les salles d’Europe et suscité l’hystérie collective des pisseuses du monde entier, terminent leur carrière fulgurante en roue libre dans des vapeurs d’opium, l’œil vague perdu dans des galaxies floues, la guitare ramollie baignant dans le Gange et la ganja, déjà dissous.

Au-dessus, le violon s’essaie à lutter contre le vent en rafales.

Dans l’hypnose préétylique d’un soir de pluie, quelques rares évanescents flottent dans les ondes floues.

Suis-je un antimoderne ?

Où est passée la tête de l’épouse des armaillis-guenefles ?

Le train n’avait encore parcouru que quelques kilomètres (et la route était longue, nous ne nous arrêtions pas avant le lointain terminus, courant ainsi pendant dix heures de file), quand, à un passage à niveau, j’aperçus une jeune femme.

En écoutant Lynda Lemay, on balance entre les larmes et l’ironie.

Faut-il couper les pâtes ?

Le copilote se suicide. Tous avec. Boum.

Sous les arbres de plastique blanc, les langues s’entremêlent.

Le vingtième siècle fut le siècle des totalitarismes. Qu’est-ce que cela signifie ?

Il n’y a plus d’enclos pour Firmin le cochon mais les pommiers tiennent le coup.

« Qu’est-ce que tu as fait de ta valise ? »

Même la mélancolie, chez Sarcloret, ne peut s’empêcher de tripoter des nichons.

« Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, venez assister au spectacle le plus époustoufflant qu’il vous soit donné d’assister ! Vous allez voir, tenez-vous bien …

Mon cerveau fatigué se met à fredonner du Henri Dès. L’enfance est un parfum tenace. C’est pas compliqué, je vais tout t’expliquer : c’est le petit machin… le petit zinzin…

Les pauvres, sur les photos, semblent pensifs. Pourquoi est-ce toujours en noir et blanc qu’on les montre ? Pour que les gens croient qu’ils appartiennent au passé, qu’ils n’existent plus et que le bon libéralisme mou les a admis dans l’ascenceur social ?

Double fugue, la première en 1965, la seconde en 2015.

Patriote à l’envers, bel autoportrait

or la voici qui farfouille sous le sommier pour en ressortir une serpillère avec laquelle je devais me l’essuyer.

La magie de la chanson ? Truquée, bien sûr.

Il est des mots plus tordus que d’autres. Celui-là l’est dix fois plus que les autres puisqu’il pousse la torsion jusqu’à tordre de façon tordue. Il faut vraiment être tordu pour en arriver là.

En finir avec février au plus vite. Qu’on m’amène le printemps ! Le ciel gris ne veut plus trop neiger. Casse-toi, pauvre con ! Heureusement que les politiques, par leurs grandes phrases, nous rendent la vie plus supportable.

Deux tables de tapeurs de cartes, un serveur désoeuvré, des fleurs qui s’ennuient, l’après-midi en son cœur sera longue.

Lire Cioran, c’est savourer cru les plaisirs du dégoût.

Rayure des arbres où se faufilent les rayons.

Silas fixait calmement un grand crucifix suspendu en face de son lit.

Voix goûtue pour gueuleton patriotique, voix goulue pour s’empiffrer aux frais de la République.

Epérance de printemps dans un ciel pur. Des oiseaux auxquels on ne faisait plus attention. Terrasse du Belvédère.

La serveuse a l’obligation de me proposer une tartelette aux fraises. Comme je refuse, elle me refile un vieil œuf en chocolat fondu. Puisqu’on vous dit que c’est la saison des fraises…

Le deuil compliqué se fait petit à petit, sur fond de jalousie, de déni et de soupçons.

Terre nue d’Afrique, bornée de bois mort.

Il n’y a pas dans cette bibliothèque un livre que je n’aie ouvert et même dont je n’aie tiré quelque chose, à l’exception de cette rangée d’ouvrages grecs et latins, et de celle-là, où sont des ouvrages français ; encore suis-je capable de les distinguer les uns des autres : c’est tout ce que vous pouvez attendre de la fille d’un pauvre homme.

Romantisme de la clarinette

On s’adapte à tout, dit-on, mais se désadapte-t-on aussi à tout ?

A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.

Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.