Blog suisse de littérature

Bienvenue sur lie tes ratures

Bienvenue sur lie tes ratures, le blog de mes expérimentation littéraires, où vous pourrez notamment feuilleter mon carnet de bribes et de réflexions diverses, mon album de photos prises à heure fixe, mes pérégrinations diverses ainsi que les livres qui m'inspirent.

 

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Saut de l’ange entre ombre et lumière, en bolze et en français, entre deux rives qu’un pont de bois marie.

Ma parole, c’est à croire que tout retombe sur le dos de Pierre !

La rame, belle et nue, plonge dans l’eau fraîche.

La toile se fissure.

Les cloches sonnent. Je n’irai pas.

Les vieilles dames aux joues roses ont ressorti les jupes de laine, mais l’hiver ne sait plus s’il doit fondre ou s’il doit geler.

On sort d’Au-dessous du volcan comme on sort d’une longue ivresse, sonné, incapable de comprendre pourquoi on a trouvé ce roman si beau et si épuisant.

Sourire sous un arbre pleureur, ce n’est pas facile.

- Bien sûr que je l’ai fait.

Fidel Castro traîne en pantoufles dans les rues vides de la Havane.

- Il ne faut pas se gourer quand il faut lourer, non, ce n’est pas du staccato, et non, ce n’est pas non plus du legato, ou plutôt si, c’est les deux à la fois, compris ?

Cugnés. Voilà un mot qui sent le feu de bois, la raclette et le pet du matin.

- Que nous reste-t-il quand on est doyen à la retraite et donc doublement vieux ?

De la bataille de Morat ne demeurent aujourd’hui qu’une course à pied et le souvenir amoché d’un tilleul.

Saint-Jean commande, rit, se reflète flou dans la Sarine.

Le nombre de piétons devint plus considérable et même, aux heures creuses, beaucoup de gens réduits à l’inaction par la fermeture des magasins ou de certains bureaux emplissaient les rues et les cafés.

Les Beatles, après avoir cassé les fauteuils de toutes les salles d’Europe et suscité l’hystérie collective des pisseuses du monde entier, terminent leur carrière fulgurante en roue libre dans des vapeurs d’opium, l’œil vague perdu dans des galaxies floues, la guitare ramollie baignant dans le Gange et la ganja, déjà dissous.

Au-dessus, le violon s’essaie à lutter contre le vent en rafales.

Dans l’hypnose préétylique d’un soir de pluie, quelques rares évanescents flottent dans les ondes floues.

Suis-je un antimoderne ?

Où est passée la tête de l’épouse des armaillis-guenefles ?

Le train n’avait encore parcouru que quelques kilomètres (et la route était longue, nous ne nous arrêtions pas avant le lointain terminus, courant ainsi pendant dix heures de file), quand, à un passage à niveau, j’aperçus une jeune femme.

En écoutant Lynda Lemay, on balance entre les larmes et l’ironie.

Faut-il couper les pâtes ?

Le copilote se suicide. Tous avec. Boum.

Sous les arbres de plastique blanc, les langues s’entremêlent.

Le vingtième siècle fut le siècle des totalitarismes. Qu’est-ce que cela signifie ?

Il n’y a plus d’enclos pour Firmin le cochon mais les pommiers tiennent le coup.

« Qu’est-ce que tu as fait de ta valise ? »

Même la mélancolie, chez Sarcloret, ne peut s’empêcher de tripoter des nichons.

« Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, venez assister au spectacle le plus époustoufflant qu’il vous soit donné d’assister ! Vous allez voir, tenez-vous bien …

Mon cerveau fatigué se met à fredonner du Henri Dès. L’enfance est un parfum tenace. C’est pas compliqué, je vais tout t’expliquer : c’est le petit machin… le petit zinzin…

Les pauvres, sur les photos, semblent pensifs. Pourquoi est-ce toujours en noir et blanc qu’on les montre ? Pour que les gens croient qu’ils appartiennent au passé, qu’ils n’existent plus et que le bon libéralisme mou les a admis dans l’ascenceur social ?

Double fugue, la première en 1965, la seconde en 2015.

Patriote à l’envers, bel autoportrait

or la voici qui farfouille sous le sommier pour en ressortir une serpillère avec laquelle je devais me l’essuyer.

La magie de la chanson ? Truquée, bien sûr.

Il est des mots plus tordus que d’autres. Celui-là l’est dix fois plus que les autres puisqu’il pousse la torsion jusqu’à tordre de façon tordue. Il faut vraiment être tordu pour en arriver là.

En finir avec février au plus vite. Qu’on m’amène le printemps ! Le ciel gris ne veut plus trop neiger. Casse-toi, pauvre con ! Heureusement que les politiques, par leurs grandes phrases, nous rendent la vie plus supportable.

A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.

Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.