Blog suisse de littérature

Âme-sons : écriture sonore

Qu'ils soient musiques, bruits ou paroles, les sons sont partout. Nous sommes assaillis constamment par ceux-ci mais la plupart du temps nous ne prenons pas la peine de les écouter vraiment. Cette série d'âme-sons se propose d'écrire à partir des sons de deux façons différentes. La première essaie de traduire ce qu'est pour moi la musique et la seconde se base sur des sons enregistrés au hasard de mes pérégrinations.

Vincent Francey

La vie en grands magasins est un cafouillage permanent : salut en vitesse, musique de fond que personne n’écoute, gens qui font semblant de parler, soupirs monstrueux, brouhaha-tohu-bohu-confusion-conversations puis soudain des violons et des frottements violents aux ordinateurs chantants pendant qu'on peuple le vide de bruit, qu’on s’occupe la cervelle de rien et qu’on vend du vent au désordre polluant.

Vincent Francey

On en revient toujours à Mozart. Cure de jouvence ? Fuite vers l’envol ? Petite envie de faire mumuse ? Le kyrie ne s’en fait pas : la faute est légère. C’est une égratignure, un prétexte pour chantonner, un jeu de l’oie inoffensif. Face à une musique si fine et si heureuse de se donner à lui, Dieu oublie ce que voulait dire le mot péché. Tu demandes pardon ? Pourquoi ? Aucune idée. Dieu s’en fiche. Toi aussi. Tu as péché ? Un gros poisson. Dieu se marre : il y a Mozart qui chante en toi. Et…

Vincent Francey

Le bruit du vent s’entremêle à celui des voitures dans un flux constant jamais la ville ne connaît le silence même en hiver toujours de l’air est brassé toujours de la pollution se crée aux pots d’échappement dont on ne s’échappe pas le vent s’alourdit de restes de benzine l’air choppe de l’asthme mais ceci n’est-ce pas surnageant un semblant de cri d’oiseau l’oreille se tend tente d’oublier le vent et les voitures sans doute était-ce un rêve de printemps et ce battement est-ce que c’est le cœur…

Vincent Francey

Les abeilles-voix frelonnent sur la fleur grelotante. Approche. Pars. Avance plus vite : gloire au miel !

Vincent Francey

Un bruit puis rien. Seul un vent noir, un souffle froid, l’appel étouffé d’un seul coup de tambour, rien, la mort. Au loin, une rumeur, très loin, des voix, rien. Le silence ? Soudain, le bruit d’un déchirement, d’une allumette que l’on frotte pour faire exploser l’absence.

Vincent Francey

Mélancolie légère, début d’année brumeux, les touches percent les nuages et le soleil humide s’éparpille en arcs-en-ciel sereins ; se lève une idée lumineuse, un dieu sympa, une seconde d’éternité triste et belle ; on se serre la pince à nos cordes joviales, on dirait que ça vole léger sur la piste vide de nos danses éphémères ; souvenir d’un temps perdu où tout fut simple, insouciant, futile ; fut-il ?

Vincent Francey

Surtout garder le silence. Ne pas se laisser repérer. Cesser de respirer. Laisser passer l’avion. Espérer la discrétion. Soupirer peu. Suis-je assez caché ? Suis-je assez parti ? Je marche un peu plus loin, toujours plus loin, nulle part ; je cherche ce lieu vide où ne respire pas même cette impression de chant d’oiseau qui me fait fuir vers un silence plus absolu, vers une paix plus définitive, vers un souffle plus profond. Il faudrait enregistrer le silence et se le passer en boucle. On…

Vincent Francey

Une chanson, c’est fait pour vous tourner le cœur en un soupir. En quelques notes, j’y suis, sous les tilleuls de cette avenue entre spleen et plaisir à songer aux voluptés d’un il y a longtemps disparu. Il suffit de quelques touches de couleur sur le piano, d’une odeur de menthe et de volets clos et me voilà revivant une heure qui jamais n’arriva et qui me semble pourtant si familière. Une chanson, ça ne dure que trois minutes, mais ces trois minutes-là sont si douces et si amères qu’on s’y…

Vincent Francey

Quel est ce gros lourdaud qui empêche les piafs de piailler en paix ? Tu peux pas arrêter de tripoter du vent dans ta veste, espèce de mammifère terrestre à pelure de synthèse ? Si tu arrêtes pas ton cirque illico presto, on va te sonner les cloches, espèce de gâche-nature à doudoune hurlante !

Vincent

Le parfum de scandale s’entête. Il se prend dans ta chevelure profonde. Baudelaire et Gainsbourg sont aussi frères que l’homme et l’océan, ils chavirent tous deux quand les effluves des ailleurs aux airs de femme les prennent dans leur filet de beauté, ils sombrent tous deux dans le flot du liquide de feu et ils nous entraînent avec eux vers des abîmes renversés qui ne se refermeront que quand l’horloge fatale ne se souviendra plus de nos amours décomposés.

Vincent Francey

Taisez-vous, les piafs ! Ta gueule, le vent ! Hé, les gens, vous la fermez, ou quoi ? Attends, la voilà : clic clac ! Encore : clic clac kodak ! Immortalisée. Vite, il faut se casser d’ici avant qu’elle me repère. Demain, dans Paris Match…

Vincent Francey

Le pas de deuil ne sait pas comment avancer. La trompette l’appelle. Il titube sans le laisser paraître. C’est que le cœur bat à contre soi. Il voudrait s’arrêter. Il court. Le pas se fait plus lourd, plus cuivré, plus silencieux. Il est le somnambule insomniaque qui va de l’avant dans le vide. Il pleure. Cela s’arrêtera bientôt. Le cortège s’en va, presque à reculons. Le cercueil est un trop plein de vie gâchée. Fuyez. Elle est là. La trompette crie. Vous allez tomber si vous continuez. Vous…

Vincent Francey

Les voix en bouillie fondent comme des légumes cuits, ils sont une purée de brocolis avec quelques mots qui surnagent, avec quelques rires qui fusent, avec quelques mélodies qui surgissent, avec quelques exclamations aussi soudaines que mystérieuses et presque un sifflement pour dire que c’est cuit, tu peux soulever le couvercle et goûter si les voix sont assez salées. Il y en a cinq en tout, dit Lucas. Cinq quoi ? Comme toujours, la voix de mes frères domine. Les autres voix, qui sont-elles ?…

Vincent Francey

L’imaginaire oriental est mort, assassiné par Daech. Aladdin pleure Jasmine voilée, Jasmine violée. Nul génie ne sort plus désormais du désert d’Arabie. Rêve incassable… Cassé.

Vincent Francey

Les chaises n’écoutent pas les instructions. Le chef n’a que le mot pause à la bouche, pour dire qu’il n’y en a pas : les chaises ont raison de chahuter. Le chef, imperturbable, continue sa diatribe : il ne faut pas partir avant l’heure, il ne faut pas pique-niquer dans la salle, il faut fermer les portes, il est interdit de pisser dans les lavabos, les toilettes sont au sous-sol, etc. Qu’on claque la porte aux portes, ça leur plait, aux fenêtres, elles font toujours leurs malignes, les portes,…

Vincent Francey

Il y avait jadis à Fribourg une dame qui tournait la manivelle d’un limonaire. Elle me semblait vieille. C’était du temps du Café des Alpes, avant l’invasion commerciale. La dame était petite. Elle ne chantait pas mais avait des airs de Piaf. Les oiseaux l’aimaient bien. Qu’est-elle devenue ? Je n’en connais pas la fin. Ô mon amour… à toi toujours… Jadis, j’y croyais. Peut-être la vieille dame tourne-t-elle encore sa manivelle, peut-être est-elle accompagnée à l’accordéon par Boubi Blues.…

Vincent Francey

La mise en voix, jadis, c’était une raclée dans le cou et un verre de vin blanc. Aujourd’hui, il faut faire le poirier, agiter les bras et les oreilles en avant en arrière à gauche à droite en haut en bas de travers de bizingue, faire vibrer le larynx et les amygdales de sa voisine, se secouer la luette et le diaphragme la bouche en cul de poule en invoquant la sainteté du petit Nicolas, sa majesté Sarko qui sauvera la France à la fin des temps, faire l’essuie-glace avec sa salive, mailler sa…

Vincent Francey

Cela semble si loin. De la voix – grave – du texte – riche – du sens. Déjà jadis on coupait du bois. Déjà jadis on assassinait la campagne. Déjà jadis pleurait la terre. Déjà jadis on vivait. Déjà jadis il y avait cet essoufflement. Déjà jadis on buvait. Aujourd’hui, le souvenir sombre de Colette Magny s’efface. La force de sa voix noire se meurt à notre mémoire comme se meurent ces vieux pliés en deux sur les cannes de bois qui ont remplacé tous les arbres, sauf les sapins, qu’on a gardés pour…

Vincent Francey

Les voix se fondent les unes dans les autres. Quelques rires. Des hommes sombres parlent entre eux. Que disent les voix ? Elles passent le temps, les voix, elles prononcent des sons qui sont à peine des mots, elles créent une musique de fond monotone ponctuée de bribes de sens : reprends voir le volant, y’a de tout, cuisiner les enfants un moment, les familles sont les bienvenues, t’as vu ? Ni vu ni connu ni entendu. Juste une bouillie de voix concassées.

Vincent Francey

L’amour est égoïste. Il rêve dans son lit. Il attend. La vie d’artiste ? Demain. Des destins se brisent en délires sans génie. Le piano obsédant n’a plus que des touches noires. Il s’en fout, le pianiste, il joue. Et elle, elle reste là. Morte.

Vincent Francey

En marche d’un pas décidé dans ces couloirs que d’autres ont tracés jadis, j’entends vaguement des voix autour de moi. Ce qu’elles disent ? Qu’importe, je suis en marche, je me racle la gorge pour mon prochain meeting, je suis en marche parce que c'est mon projet, je suis en marche vers le bout du couloir, vers la lumière, vers la Révolution, vers… non, les voix n'ont pas dit vers la mort. Elles ont dit quoi ? Qu’importe, je suis en marche, elles sont en marche, nous sommes en marche, nous…

Vincent Francey

Le blues et le boogie se figent et se répètent. Ils donnent naissance au rock’n’roll, qui est une mécanique obsessionnelle, un battement de cœur à chamade constante, une automobile qui dévale sans frein une descente escarpée. Pas question de prendre le moindre repos. Il faut continuer à avancer, sans fin, toujours avec la même énergie, sinon tu crèves, sinon tu te plantes dans les peupliers, sinon elle se met à pleurer.

Vincent Francey

De quoi parlent-ils ? Qui sont ces gens ? Ma vie de qui ? Il y a un livre, semble-t-il. C'est compliqué, mais c'est correct, comme ça doit être. Qu’est-ce que c’est que ce bruit ? Vous l’avez lu, vous, le livre en question ? Est-ce que c’est vraiment comme ça que ça doit être ? Ces gens n'ont pas l'air jeunes. Ils sont où ? Quel est cet accent ? Vous avez une liste, vous ? Il y a une liste ? Quelle liste ? Elle est où, la liste ? Et pourquoi ces frottements ? Est-ce qu’il y en a encore ? Encore…

La Révolution du saucisson est en marche. Face à l’invasion végétarienne, végétalienne, végane, vétérinaire et véritablement assassine, face aux sans-gluten et aux sans-dents, il faut fonder une Internationale des bouffeurs de bidoche portant fièrement à même leurs corps épais et bedonnants les marques graisseuses des frites à l’huile et de la choucroute garnie. Hier, pour la bonne cause, j’ai bouffé une soupe de chalet, mais charité bien ordonnée commençant par moi-même, j’ai n’ai pas pu…

Vincent Francey

Quelques intrépides sont montés sur la tribune de l’église de Praroman. A l’orgue, Jean-Claude dit 145 : il n’a rien compris aux lois du loto. Puis vient la louange divine, les voix oratoriennes qui tentent de recréer Noël en janvier, qui y parviennent parfois, qui d’autres fois tombent en carnaval. L’orgue avance, impitoyable, il faut le suivre, ne pas se laisser perturber par la faute du voisin. Chacun à son tour se plante, écorche l’allemand, monte trop vite vers un Dieu qu’il espère…

Vincent Francey

La danse sur un volcan des bolcheviks nostalgiques fait chaud dans le dos. On y piétine des goulags en carton-pâte, comme si la Révolution d'Octobre n'avait été qu’une orgie d’accordéons tziganes et de vibratos gravissimes. On y pleure quelques larmes du crocodile Staline en regrettant le temps béni de la NEP et de la Grande Terreur. On y hurle des passions assassinées qui fuient la Tcheka et le KGB sur le traineau du docteur Jivago. On s’y noie dans des océans de vodka frelatée comme un moine…

Vincent Francey

Magali s'extasie. Antoine aimerait savoir ce qu'on fait. Lionel demande qui veut une bière. Maman veut qu’on mette un panneau. Julien a envoyé les chiens dehors. Florian dit non. Dany boit en cachette. Lionel dit que c'est moins cher. Magali prétend que c’est bon au naturel. Lucas le voit souvent. Papa ricane. Florian soupire. Antoine appelle Laura. Dany transpire beaucoup au boulot. Claudine réclame un petit peu de monnaie. Julien dit stop. Maman veut aller à la banque et à l'hôtel. David…

Vincent Francey

Edith Piaf, ce ne sont pas que des plaintes larmoyantes, des amours brisées et la pathétique déchéance d’une femme trop émotive. C’est aussi une conteuse qui nous plante dans des lieux fantastiques comme ce far-west mélancolique où les filles s’appellent Soledad et se brûlent les ailes à des fermiers taiseux. Le décor est connu. Il donne à rêver à des nuits torrides sur la paille et à des ciels immenses qu’on touche d'un doigt. Puis on s’enfonce petit à petit jusqu’au Nevada, au cœur d'un ce des…

Vincent Francey

Petit à petit, ça se construit. L’équilibre se cherche. Le chef pinaille. On trouve un son de cornemuse puis ça se radoucit, ça se calme, ça sifflote une chanson d’amour, ça se gourre de note – bon d’accord, JE me gourre de note – et ça s’envole vers de nouvelles aventures pleines de doubles croches qui bientôt seront sues.

Vincent Francey

Et si on allait faire un petit tour derrière l’arc-en-ciel, loin de la pluie, au pays de la couleur ? Un saxophone multicolore nous y attend en smoking blanc. Nous lui donnerons la main. Attention à ne pas tomber, petit épouvantail, ça bouge comme les touches d’un piano qu’on taquine. Serre-toi un peu plus fort contre moi et tout ira bien, belle Dorothée. Quelqu’un pourrait-il allumer la lumière ? Ton visage m’est encore inconnu.

Vincent Francey

Au milieu des voix humaines, un trombone tente d’émerger. Que dit-il ? Je suis ton frère. Il peine à sortir du lot quand arrivent les copains : une trompette, un cor, des instruments tous plus vigoureux les uns que les autres qui boufferont bientôt les voix humaines trop chétives qui se saluent avec une angoisse à peine dissimulée. Elles prétendent aller très bien mais chacun sent déjà le vent du boulet cuivré lui frôler les oreilles. Tout à l’heure, il nous faudra crier plus fort que la musique…

Vincent Francey

C’est le moment où l’on ne sait plus si c’est encore de Mozart, le moment où l’agonie s’achève en pleine lumière dans une sainteté tonitruante se muant en fugue infinie vers une joie virile qui rend Mozart vivant à jamais, même quand la musique n’est plus de lui, parce que la musique d'après Mozart, en côtoyant de si près le génie, est encore de Mozart.

Vincent Francey

La poésie peine à donner de la voix. Les bruits du monde l’écrasent. Tous ils préfèreraient ne pas l’entendre, parce que ce qu’elle leur dit, il faut le laisser résonner et raisonner, infuser et distiller une société rêvée sans autre violence que celle des mots. D’aucuns s’offusquent : on n’y comprend rien. Certes, mais contrairement aux discours ambiants, on ne peut pas faire semblant de connaître d’avance la réponse à l’énigme. L’obscurité du langage est partout, mais c’est en poésie seule…

Vincent Francey

Le piano sombre du dimanche soir, la chute du corps dans le vide, l’âge qui vient, les doigts qui s’agitent sur le clavier docile : ça ne rigole pas. Le monde… Pianotons encore, à peu près n’importe où et n’importe quoi, en liberté surveillée. On jouera chacun notre petite musique, on s’inventera du génie, on s’acharnera sur les touches pour ne pas s’acharner ailleurs. On en viendra à dormir sans cauchemar au réveil. On en viendra à mourir.

Quand arrive le trio (ah, c’est le trio !), la percussion est censée jouer moins fort. Moins quoi ? Tu veux quand même pas qu’on tape doucement sur la grosse caisse ? On n’est pas des clarinettistes ! Et pis quoi encore ? Pendant que t’y es, on sort le triangle et on se secoue les maracas ! Une marche, c’est une marche et ça se joue à coin, droit bas du début à la fin. Et puis, bon, il faut que les trompettes et le cor entendent le temps pour pouvoir planter leurs clous comme il faut, sinon ça…

« Monsieur, on peut faire l’amour ? » La question me prend par surprise en plein cours de français. Pas besoin de déserter ce matin. Si elles avaient dit (eh oui ! elles étaient deux…) « tu viens, mon biquet ? », peut-être aurais-je cédé. C’était un jeudi. Il ne s’agissait que de La Cafetière de Théophile Gauthier. La belle Angela (la petite C., la petite J.) n’était qu’un rêve, qu’un fantasme inassouvi. Tout cela n’est resté que littérature, délire romantique, gribouillis fantastique. Je suis…

Il faut entrer discrètement, ne pas troubler les voix qui se cherchent, qui se courent après et qui se retrouvent dans des vocalises où Jean-Sébastien s’amuse à nous emmener au paradis. Pour l’instant, c’est la répétition, c’est-à-dire le purgatoire, le temps de la pierre de Sisyphe et de la respiration impossible ; mais déjà l’auditeur qui essaie de se faire tout petit perçoit un coin de ciel bleu au travers des sombres vitraux.

Après l’horreur, après le massacre du Bataclan, il faut hurler la douceur de la France, sa frivolité, sa légèreté, ses chansons de rien, ses mots rigolos (fesse-mathieu ou guilledou), ses terrasses de novembre, ses marchands de bon Dieu inoffensifs, ses laïcards en liberté, ses Charlie, ses Charlots et ses Charlus. La vie à la française, c’est le contraire de la connerie des fanatiques, c’est un boulevard à l’ironie, un dessin de Cabu, une rengaine oubliée de Maurice Fanon.

C’est l’heure des horreurs, l'heure où l'ont vomit par bols entiers, l'heure fatale où les rires ne savent plus s’ils ne sont pas en même temps dégueulons. L’apéro dînatoire a terminé sa course dans le caniveau, comme ça, d'un coup, parce que quand on a un peu (très peu) de dignité, on ne vomit pas pendant dix minutes, c'est dégueulasse, ça ne se fait pas, c'est mal élevé. Une seule masse qu'on dépose en vitesse et hop, on reprend une suze avec la fanfare, histoire de justifier le massacre.…

Face à Francis Cabrel, on hésite toujours entre le rire pouffé et l’attendrissement nunuche.

Musiques

A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.

Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.