Blog suisse de littérature

Âme-sons : écriture sonore

Qu'ils soient musiques, bruits ou paroles, les sons sont partout. Nous sommes assaillis constamment par ceux-ci mais la plupart du temps nous ne prenons pas la peine de les écouter vraiment. Cette série d'âme-sons se propose d'écrire à partir des sons de deux façons différentes. La première essaie de traduire ce qu'est pour moi la musique et la seconde se base sur des sons enregistrés au hasard de mes pérégrinations.

Zigzag au départ !

Cette chanson, aujourd’hui, serait intitulée La senior, L’aînée ou La personne d’un certain âge.

Il faut toujours du cuivre et de la percussion pour mimer la guerre.

« A la saison nouvelle, chantons entre amis. »

A force de l’écouter seul, cette musique vous foutrait le bourdon, un bourdon sucré qui s’imagine des caresses inconnues.

La simplicité du Noël populaire, sa tendresse, cette maman et son enfant, cette envie de dormir, cette sérénité douce, offrent au rayonnement de la nuit d’hiver un soleil noir.

Envie de whisky.

Il faut vivre ivre car la vie n'est sensée que saoûle.

Ô le doux plaisir de l’insulte ! Mort aux dentistes !

Tout paysan qui se respecte - tout armailli donc (ou dont) - a pour ambition ultime de faire chialer ses modzons et ses vachettes en leur chantant Galé Gringo.

J’avais prénommé mon fusil Sophie, histoire de me donner un peu de courage à l’heure de tirer mon coup.

Il m’en faut une cure. Je suis en manque.

Version moins gentillette des Beatles, les Stones, aujourd’hui, malgré la légende, semblent eux aussi bien mignons (on hésite même à écrire « minions »).

La joie, chez Bach, s’emplit de gravité et de noblesse. On devient fou, mais avec dignité, parce qu’on sait qu’on se trouve au cœur de ce qu’il y a de plus sacré.

Certains prénoms pullulent plus dans les chansons que dans la vie.

« Mon cœur fait le Jacques. »

On est là

Seul

 

Le piano joue tout seul pendant que le pianiste se grise de sa sale musique à grands coups de bourbon.

La voix d’Armstrong, ce sourire rauque et mélodique, fourre dans le croupion des blues les plus déconfits une farce fabuleuse.

Face aux rigueurs, aux rigidités, aux austérités devenues des idéaux, il est urgent de retrouver le désordre du jazz débridé.

L’enfance, la vie, la mort.

Même le Mozart le plus anodin pousse au chant.

L’art de la chanson paillarde est moribond. La chanson ne bande plus. Elle pense à Lulu.

La musique – rock’n’roll, jazz, Bach ou Bovet – rend fou, mais bon fou. On n’assassine pas pour l’entrée de Hey Joe. Ou si peu.

Le saxophone, c’est l’essence du jazz, c'est la mélodie sensuelle qui se penche sur les noceurs fatigués.

Ces sons sont-ils musique ?

Il y a une joie de la miséricorde et c’est comme un hoquet de l’esprit dans un moment de recueillement qui se secoue.

La mélodie revient sans cesse, obsédante et à chaque fois plus jolie. Elle me rappelle une fille qui m’avait rendu fou.

Mille voix et presque autant d’instruments vous soufflent une tempête à la figure.

Un accordéon

Un béret

Une voix fatiguée

Un matin de génie

Gavroche

 

N’oublions pas qu’elle était une femme et que sous l’armure se cachaient des rêves interdits.

Est-ce la tendresse de Wagner qui fait si peur ?

La voix se fige en bois, travaillant les sons qui l’attirent.

Ça fait comme si la montagne s’émiettait, comme si elle s’éparpillaient en millions d’oiseaux.

C’était le moment du spectacle où les larmes me submergeaient, le moment le plus noir, celui où l’homme atterré – jolie trouvaille de l’auteur ! – se noire, l’heure des corbeaux, des vautours, des charognards et des oiseaux de mauvais augure.

La Révolution se meurt.

La maman à mimiséricorde trouve en Schuschubert la douceur d’un air léger.

Soleil de mai, brise légère, fin d’après-midi pépère, petit plaisir en catimini.

Varsovie ne s’insurge plus. Elle répète à l’envie son passé qui ne passe pas.

"On s'aima jusqu'à se haïr."

Musiques

A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.

Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.