Blog suisse de littérature

Griffouilles : écriture visuelle

Nous vivons dans un monde d'images. Il s'agit ici de partir de celles-ci afin d'explorer leur rapport aux mots, de deux manières différentes, la première en écrivant à partir de photos, la seconde en proposant des vidéo-poèmes et des récits vidéo qui lient parole, texte, musique et images. 

Vincent Francey

Vidéo-poème filmé à Aubonne avec en musique de fond Rose Geranium de Charles Mingus.

Vincent Francey

Corde bleue d'un arbre tronçonné

Ciel noir d'un orage singinois

Falaise chevelure

Lorette

Vincent Francey

Petit vidéo-poème écrit à l'occasion de la Fête des Vignerons.

La version du ranz des vaches qu'on y entend est celle du Chœur des Armaillis de la Gruyère, sous la direction de Michel Corpataux.

Vincent Francey

Les canards teutons aiment la pluie, les canards boches cancanent dans la boue, ils écoutent le doux clapotis des feuilles qui s’égouttent, tandis que le promeneur à capuchon, maussade et jaloux, les fixe. C’est un connard venu de Suisse.

Vincent Francey

Dans cette sixième vidéo de la série Entrelac, quelques images et quelques mots égrainés à Rolle, au bord du Léman.

Musique : Charles Koechlin, 14 pièces pour clarinette et piano op. 178, 14. Allegretto, par Dirk Altman à la clarinette et Florian Henschel au piano

Vincent Francey

L’orgue sombre ressemble à la couronne de quelque prince gothique. C’est sans doute pour cela qu’on l’a baptisé roi des instruments.

Vincent Francey

Le poulailler disparu : vidéo-poème chanté qui revient sur des lieux d'enfance presque disparus aujourd'hui.

Vincent Francey

Les beaux quartiers se tapissent sous la verdure. Ils paient cher pour réinventer la campagne à la ville. Ils exigent des places de parc plus éparses que la queue-leu-leu des boulevards. Les beaux quartiers, ce qu'ils veulent, c'est de la vue. Jardiniers des beaux quartiers, veuillez tailler cet arbre que nous ne saurions voir. Tout compte fait, veuillez le tronçonner. Les jardiniers s'exécutent. Ils n'habitent pas les beaux quartiers.

Vincent Francey

Vidéo-poème qui tente d'explorer le quartier Beauregard à Fribourg en cinq regards 3D inspirés par le premier interstice de l'atelier d'été 2019 "pousser la langue" de François Bon : www.tierslivre.net/ateliers/aquariums-zooms-3d-interstice-01/

Vincent Francey

Quand le ciel hésite entre orage et soleil, la terre crie ses couleurs les plus vives pour balayer de sa vue les trop sombres nuages. Mais le noir toujours dévore le vert. Ce sera bientôt le merveilleux parfum de la pluie sur le bitume. Vite, rentrons chez nous au pas de course, mais d’abord, on pourrait jouer aux gargouilles, si on se souvient des règles.

Vincent Francey

Improvisation musicale et poétique après le cortège du giron des musiques de la Broye.

Vincent Francey

Quand deux éléphanteaux vont à la plage, le premier qui tombe à l'eau éclabousse l'autre très fort. C'est pourquoi les deux éléphanteaux restent sur le sable, tandis que les crocodiles à l'affût restent sur leur faim.

Vincent Francey

La lumière au bout du couloir, parfois, ce ne sont que les phares d'une voiture.

Vincent Francey

Je roulais : vidéo-poème aux teintes vintage réalisé en voiture entre Heitenried et Schwarzenburg, entre les cantons de Fribourg et de Berne, avec en musique de fond Body and Soul par John Coltrane au saxophone.

Vincent Francey

L'eau jadis ou l'homme trancha la gorge verte de la forêt, révélant aux pieds du marcheur ses ossements de molasse sous la mousse. Quelques rayons de soleil percent encore à jour le crime impuni, sur la blessure ouverte duquel, vrai homme, assassin véritable de la forêt d'agonie, je cogne mes chaussures. Rends-nous la vie, me crient les racines arrachées. Je les piétine.

Vincent Francey

Que nous dit le ciel ? Ce vidéo-poème tente de déchiffrer les mots que le vent fait dire aux nuages.

Vincent Francey

L'ombre de la déesse plane sur Constance. Un ange de pierre se penche vers elle qui regarde le lac et les bateaux et les promeneurs et les tentatives nuageuses qui bourgeonnent sans relief. Un homme à chapeau, désœuvré, tente un garde-à-vous face à l'ange-capitaine. Personne ne prendre garde au faux soldat. Les badauds baguenaudent, ils sont à la recherche du marchand de glace et du quai pour l'île aux fleurs. Les jets d'eau, sages, ne poignardent aucune colombe. Le gazon peine à pousser.…

Vincent Francey

Petit vidéo-poème réalisé dans le quartier de la Vignettaz, à Fribourg, avec en musique de fond le vieux chalet, par Thierry Lang.

C’est à l’ombre qu’il faut se préparer à suer. Debout contre le mur, assis par terre, couché dans l’herbe, coincée dans les tuyaux d’un trombone, peu importe, il faut rester en veille, prêt pour le clac, en zyeutant d’avance le bâton qui fait l’hélico, en se levant du pied gauche sur le premier temps, en ne laissant pas tomber sur la route trop de dièses et de bémols. Fanfare… Les têtes se tournent. Clac ? Non, rien. En l’honneur de nos origines militaires, nous attendons pour marcher et nous…

Vincent Francey

Vidéo-poème en accéléré, comme la course vers la chaos qui nous anime tous, dans laquelle vous pourrez voir une dernière fois l'ancien tilleul de la colline de Torry.

Vincent Francey

Pour obtenir un bon selfie, voici les erreurs à éviter :

Vincent Francey

Voici la vidéo-poésie d'un fou à Faoug, avec un train qui passe et qui repasse.

Vincent Francey

Sans doute buvais-je une bière. Sans doute faisait-il très chaud, très sec et très soif. Tout Fribourg se prélassait sur la terrasse du Belvédère, les pieds dans la Sarine et la tête dans l’azur. Des amants traversèrent le pont Saint-Jean. Je leur fis coucou. Ils ne virent qu’eux-mêmes dans le reflet de leurs amours noyées et se dirent que sous le Pont Saint-Jean coule la Sarine et leurs amours faut-il continuer à réciter ? D’autres – étaient-ils eux aussi amants ? - se baignaient dans l’eau…

Vincent Francey

Voici la cinquième vidéo-poésie de la série Entrelac, réalisée au bord du lac de Morat, avec la musique de Jacques Ibert.

Vincent Francey

C’est l’heure où Zorro a tombé le masque, redevenant enfin don Jean-Marie de la Vega, l’heure où le cocktail Superman a définitivement vaincu Wonder Woman, l’heure où Thor s’est métamorphosé, tel Ben Ten, en Barman. Les bouteilles sont vides, la mainmise des plus de dix-huit ans est assurée et les bougies seront bientôt éteintes. Il ne reste plus qu'à ajouter à la photo cette musique qui martèle nos têtes héroïques plus que Thor lui-même, dont l’ombre semble diriger un orchestre symphonique…

Promenade faussement patriotique au bord du lac de la Gruyère.

Je suis au centre du ricochet. Autour, le bleu fait des vagues puis se brise en terre pour mieux s’émietter en ciel. Tout tourne autour de moi. Je suis le centre de la roue d’eau, le cœur du carrosse lacustre, le rien immobile qui meurt du mal de lac. Ces montagnes au loin sont-elles plus que la fêlure de mon esprit pas assez limpide ?

Troisième entrelac, à la fin de l'été, sur la plage de Cheyres.

Le Rhône est jaloux de la Sarine. Lui aussi, il voudrait être fribourgeois. Alors il demande à l’ombre des sapins de le couvrir en s’arrangeant pour écumer de l’autre côté. C’est plus écolo que les sacs de farine et le charbon.

Retour d'enfance : que reste-t-il de mon enfance sur les lieux où je l'ai vécue ?

Chez Stéphane, les estomacs se réjouissent comme des gamins en pantalon vert. Ils vont bientôt s’emplir de douceurs.

Promenade dans Aulus-les-Bains en compagnie des fantômes qui y vécurent aux heures sombres de l'histoire.

Ce n’est pas tous les jours qu’on voit Thor dire merci à Catwoman en l'appelant maman sous les yeux voilés de deux super-héros encore plus indéfinis que Méloman le hume-vin sous son chapeau pointu, turlututu !

Des voix dans ma tête et dans la forêt : palimpseste sylvestre

Le deuxième jour, les jambes ne savent plus qu’elles sont lourdes.

Cracheur de temps, en souvenir de la fête médiévale des amis de la tour de Montagny

Fuyez, braves gens, fuyez ! Quittez ces lieux maudits avant qu’elle n’ait tout envahi ! Suivez le chien, il a senti la catastrophe avant vous ! Grouillez-vous comme grouille la verdure qui déjà a bouffé le rez-de-chaussée et qui monte, qui monte, qui monte, qui ne fait pas guiliguili, qui ronge les poutres vermoulues, qui redonne vie aux colombages à nouveau branches et qui se venge des ravages de l’humanité désormais sans abri alors que l’orage gronde et que demain ce sera le déluge, la noyade,…

Deuxième entrelac

Le Creux-du-Van, c’est le plaisir d’un suicide qu’on diffère.

Tristes bateaux : quand ils s'ennuient à quai sous la pluie.

Photogriffouilles

A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.

Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.