Blog suisse de littérature

Griffouilles : écriture visuelle

Nous vivons dans un monde d'images. Il s'agit ici de partir de celles-ci afin d'explorer leur rapport aux mots, de deux manières différentes, la première en écrivant à partir de photos, la seconde en proposant des vidéo-poèmes et des récits vidéo qui lient parole, texte, musique et images. 

Si l’on tendait la corde bleue de l’arbre tombé, on pourrait, si le temps n’était pas si noir, jouer les funambules jusqu’à Laurette.

Ils ont mis Fribourg en boule.

Au cœur de la verdure, Les Arbognes sont le centre du monde.

Santa Lucia mais pas de pizza, juste un petit déjeuner dantesque au bord de la piscine où se baignent les hippopotames.

Dans le port d’… Dans le port d’où, au fond ?

Pierre de Bourgogne pour un vin gouleyant sous un ciel d’été.

Deux monstres se font face, un petit à ma cheneau, et un grand, dans l’ombre, cathédrale écrasante sur Fribourg bientôt couchée.

Enfin, ça chante en français !

Maman, papa, Florian.

De près, le pif cramoisi bouffe la demi-gueule tordue.

Wilkommen chez les Hobbits.

Le Noël primitif suisse s’habille en maison de poupées : guirlandes de lampes, bikinis fribourgeois, sapin de mousse, boules d’argent et volets jaunes.

Tsaub et Marteau vont au giron, Marteau prend le pichet et Tsaub l’henniez. Lequel des deux tombe à l’eau ?

Suivre la route ou le panneau ?

Les enfants d’Afrique sont flous. Ils bougent, se croient au cinéma, sont heureux.

A l’eau la haie d’honneur, au soleil le droit chemin qui scintille, à la terre une plaie longe et douce, un chemin plat, quelques granges-champignons.

Entre l’Hôtel de Ville et la Grand-Fontaine, on vend des couteaux. Coupe-gorge ? Gorges profondes ?

Vignes de Monbazillac, douceur de l’ombre et du nectar, tranquille promenade entre les sarments, sourire entre jambes et gosier.

Le Jura est loin : c’est pour le beau.

Sombre ciel sur la France.

Ils ont des cuisses de poulets, des pieds de canards et des sexes d’anges, mais ils se tripotent quand même.

Dans le cercle bleu d’une mosaïque valaisanne, Nicolas de Flüe, déjà musclé, s’apprête à naître.

Une ombre en costume noir dans l’ombre romane d’une cathédrale.

Autun.

Jacques ?

Les nuages sont d’Allemagne, lointain pays des barbares, mais ici, c’est la France, presque la Bourgogne, déjà l’Alsace, une plaine qui se la joue montagne.

Les bateaux filent vers les montagnes.

Seul le ciel, à Paray-le-Monial, ne coupe rien à angle aigu.

Le paradis, ça se mérite.

La roche est vivante.

Il est au pied de la falaise une ouverture.

Le bras du lac se demande lequel des quatre il chatouille : Uri ? Schwytz ? Unterwald ? Lucerne ?

Le cadre coupe le monde en deux.

Tonnelle, copeaux et bière empoignée fermement réjouissent les musiciens.

En face, la pelleteuse s’était enfin tue.

La forêt, à l’aube de l’éveil, ne tremble plus.

Bleu.

Un seul mot.

Et pourtant…

Il avait fallu attendre que la route se vide. 

Photogriffouilles

A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.

Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.