Blog suisse de littérature

Griffouilles : écriture visuelle

Nous vivons dans un monde d'images. Il s'agit ici de partir de celles-ci afin d'explorer leur rapport aux mots, de deux manières différentes, la première en écrivant à partir de photos, la seconde en proposant des vidéo-poèmes et des récits vidéo qui lient parole, texte, musique et images. 

Fin de route. Après, gros dilemme : randonner sur les hauts sommets d’Appenzell ou déguster vautré à l’ombre des arbres nus une chopine de bière locale ?

Vers toi : vidéo-poème forestier.

- Coin, coin, sous les arbres géants, jouons à cache-cache dans l’eau de l’étang. Je t’ai vue, petite canne, droit derrière cette branche !

Ratures : exercice (raté) de découpage et de démontage (et de style?)

Quand le Jura ressemble au ciel, c’est pour le beau ; pour le beau de la forêt et des champs, pour le beau des villages au loin, pour le beau de l’ombre fraîche.

Où sont passées les vaches ?

Oscar n’aime pas les fleurs : elle sont venues gâcher jusqu'à sa mort.

Entrelac : à Chevroux, au bord du lac de Neuchâtel.

Maison de mikado, de nougat et de pain d’épice, attention au rayon de soleil qui te grignotera !

Que se passe-t-il dans la tête et dans les doigts quand on écrit ?

Derrière le rideau d’arbres noirs, une ferme se cache. Pour vivre heureux, vivons cachés.

Triste terrasse, réalisée alors que j'étais enfermé dehors devant chez moi, sans clef, sous la pluie.

Jadis, ce fut un canal. Que dis-je ? LE canal.

Une soirée arrosée : du rhum, un orage, un fantôme, des bougies, Magali, Dany, Lucas, la voix de Juliette et un imbécile qui essaie de filmer.

Juste un bébé pylône, sinon la montagne, comme un appel à la peinture, comme un espoir de ruisseau, comme une randonnée rocailleuse.

Retour sur un lieu d'enfance. La caméra s'agite autant que ma mémoire. Cela s'appelait le Creux des Tables, aux Paccots.

Quand Joe remonte du tas de fumier vers le dîner de quartier, il est forcément un peu flou.

Sur un(e) air(e) d'autoroute, le tournis des départs, le tournis du lac, le tournis de la musique.

Le Chinois était en taule.

Triste terrasse

 

Etait-ce une église ? une salle des fêtes ? un réfectoire ?

L’œil de l’hippopotame n’a l’air fermé que pour mieux cacher qu’il nous observe : ce bateau, tu vas voir comme je vais te me le …

Ce n’est plus de l’eau, c’est de la lumière qui coule entre les arbres.

Saut de l’ange entre ombre et lumière, en bolze et en français, entre deux rives qu’un pont de bois marie.

Sourire sous un arbre pleureur, ce n’est pas facile.

Saint-Jean commande, rit, se reflète flou dans la Sarine.

Où est passée la tête de l’épouse des armaillis-guenefles ?

Il n’y a plus d’enclos pour Firmin le cochon mais les pommiers tiennent le coup.

Patriote à l’envers, bel autoportrait

Rayure des arbres où se faufilent les rayons.

Terre nue d’Afrique, bornée de bois mort.

Le fer à repasser était en panne et Fribourg tout froissé se sentait un peu flou.

La lune tessinoise venait de se lever.

Qu’est-ce que c’est que ces guelus qui me grimpent dessus ?

Lumière pierreuse des églises anciennes,

Sobriété du soleil au cachot,

Voûtes crépusculaires en quête d’après-midi,

Il fut des bâtisseurs.

 

Dos d’âne dans une banlieue chic de Pretoria. Ou de Joannesbourg ? Gary s’en souvient-il ? Il semble y penser très fort dans sa tête qui le gratte.

Un coup d’œil : plusieurs millions, plusieurs milliards d’années.

Il faut zoomer, oui, oui, vas-y, encore plus.

Sous les colombages, à Colmar, quand l’été se voile, sort le populo.

Soudain : clac!

Photogriffouilles

A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.

Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.